Comment protéger nos enfants de l’épidémie de myopie (1/2)

Published by Camille et Olivier on

Cette semaine nous vous proposons de découvrir Guillaume du blog Santé des enfants et environnement. Papa d’une petite fille de 3 ans (et bientôt d’une deuxième !), il s’intéresse au lien entre la santé des enfants et l’environnement. Son blog a pour objectif de fournir des informations et des recommandations pratiques, permettant de :

  • protéger nos enfants d’un environnement pollué ;
  • les faire profiter des bienfaits d’un environnement naturel.

Dans cet article il vous propose de revenir sur la myopie et de nous donner des clés pour protéger nos enfants de ce qui semble être devenu une véritable épidémie !

Myopie enfants

La myopie : qu’est-ce que c’est exactement ?

La myopie est un trouble de la vue. Elle se caractérise par des yeux dont la forme est inadaptée à une vision claire. Lorsqu’un myope regarde un objet éloigné, l’image ne se forme pas exactement sur la rétine : il le voit donc flou.

Au-delà d’une gêne au quotidien, la myopie peut avoir des complications sérieuses : cataracte, glaucome, divers degrés de cécité, etc. Une analyse de la littérature scientifique récente, publiée en mai 2015 dans la revue European Journal of Ophthalmology [1], conclut que les actions de prévention doivent se focaliser sur la période de l’enfance, lorsque la progression de la myopie est la plus rapide.

Le nombre d’enfants myopes ne cesse d’augmenter …

Depuis les années 1950, le nombre d’enfants myopes ne cesse d’augmenter. Certains magazines scientifiques parlent d’une « épidémie de myopie », jugée « sans précédent » [2, 3]. Les chiffres les plus impressionnants sont issus des pays d’Asie de l’Est : en mai 2012, une étude publiée dans la revue The Lancet montrait que, dans les zones urbaines de ces pays (Chine, Japon, Corée, etc.), 80 à 90 % des jeunes sont myopes à la fin de leurs études [4]. Le « record » est détenu par les Sud-Coréens de 19 ans, dont 96,4 % sont myopes !

Quelle est la situation en Europe ? Les résultats de la première grande méta-analyse européenne consacrée à la myopie, couvrant 15 pays et plus de 60 000 personnes, ont été publiés en mars 2015 dans la revue Ophtalmology [5]. Trois résultats me paraissent très parlants :

  • plus de 30 % de la population européenne est myope ;
  • 47 % des européens de 25-29 ans sont myopes, soit environ un jeune sur deux;
  • d’une génération à l’autre, les cas de myopie sont de plus en plus fréquents.Par exemple : la proportion de myopes a augmenté d’environ 20% entre les personnes nées entre 1910 et 1939 et celles nées entre 1940 et 1979.

«Dans l’est de l’Asie, l’augmentation des cas de myopie ces dernières années est incroyable. Avec cette étude, nous voulions voir si c’était le même cas en Europe », explique Cécile Delcourt, coordinatrice des 27 équipes de recherche ayant travaillé sur cette étude [7]. Et, de fait, « L’Europe suit la tendance asiatique ».

Comment peut-on expliquer une telle évolution ? Le facteur héréditaire est connu depuis les années 1960 [8] : le risque de devenir myope est environ trois fois plus grand quand un des parents est myope, et six fois plus grand si les deux parents sont myopes [3]. Néanmoins, l’hérédité ne peut expliquer l’augmentation actuelle des cas de myopies : des mutations génétiques ne peuvent se répandre aussi largement avec une telle vitesse. « Cette différence entre générations doit avoir été causée par  un effet environnemental » suggère Seang Mei Saw, un chercheur de l’Université Nationale de Singapour, spécialisé dans l’épidémiologie et la génétique de la myopie [2].

Ces réflexions font écho à une étude portant sur une population inuite d’Alaska [6], passant d’un mode de vie traditionnel à un mode de vie moderne. Parmi les adultes ayant grandi dans des communautés isolées, seules 2 personnes sur 131 sont atteintes de myopie… mais plus de la moitié de leurs enfants et petits enfants sont myopes ! Là aussi, une telle évolution est trop rapide pour pouvoir être expliquée par des modifications génétiques.

Par conséquent, plusieurs autres hypothèses sont étudiées, cette fois-ci liées au mode de vie et à l’environnement.

Piste n°1 : Les écrans

L’augmentation du temps passé à regarder des objets proches, comme des livres ou des écrans par exemple, est une première hypothèse. Plus ce temps est élevé, plus les mécanismes d’accommodation (la « mise au point » de l’œil pour un objet proche) et de défocalisation (l’inverse de l’accommodation, pour les objets plus éloignés) sont fortement sollicités. Une sur-sollicitation pourrait contribuer à déformer la structure de l’œil.

Ainsi, la méta-analyse européenne trouve une association entre le niveau d’étude et la fréquence des cas de myopie : les personnes avec le plus haut niveau d’études national sont deux fois plus myopes que ceux qui ont quitté l’école à 16 ans [5]. Néanmoins, l’étude indique que cette association n’est pas de nature à expliquer l’ampleur de l’augmentation des cas de myopie.

Piste n°2 : L’alimentation

Une seconde hypothèse concerne notre alimentation : la résistance à l’insuline est un facteur de risque appuyé par de nombreuses études scientifiques [9, 10, 11, 12, 13, 14, 15, 16]. Voici, très succinctement, en quoi cela consiste.

L’insuline est l’hormone qui gère le devenir du sucre présent dans le sang : utilisation par les cellules, stockage dans le foie ou dans les muscles, transformation en graisse, etc. Lorsque le régime alimentaire d’une personne génère, en routine, de fortes concentrations de sucre dans le sang, d’importants volumes d’insuline sont produits régulièrement : petit à petit, le corps va donc devenir moins sensible à son action. Ce phénomène est appelé « résistance à l’insuline ». Et plus le corps devient résistant à l’insuline, plus la capacité de gestion du sucre se dégrade. Cette dégradation génère de multiples effets sanitaires, dont une dégradation de la qualité de la vue.

Réduire la consommation d’aliments très sucrés serait donc un moyen de prendre soin de la santé des yeux de nos enfants. Une attention particulière peut être portée, notamment, sur les aliments que l’on ne trouve pas dans la nature. Par exemple : barres chocolatées, sodas, bonbons, etc.

Piste n°3 : La lumière naturelle

Une troisième hypothèse, appuyée par des résultats récents, est proposée pour expliquer l’ampleur de l’épidémie de myopie. Il s’agit… de la diminution du temps passé à l’extérieur, en présence de lumière naturelle. Cette hypothèse est aujourd’hui la plus étudiée. Personnellement, je trouve qu’elle a le charme fascinant des idées simples et puissantes.

Nous l’approfondirons dans la suite de cet article, qui sera publiée dans quelques jours sur le blog Les super parents. Nous en profiterons pour récapituler les bonnes pratiques que des parents peuvent mettre en place, afin de prendre soin de la santé des yeux de leurs enfants.

Facteurs de myopie(dessin par iamo’i’s)

Et vous, constatez-vous de plus en plus de myopes autour de vous ? Notamment parmi les jeunes générations ? Peut-être avez-vous déjà réfléchi à comment prendre soin des yeux de vos enfants. Partagez vos retours d’expérience dans les commentaires !

Références :

Le monde est en train de devenir myope. – magazine Science et Vie, juin 2015.

  1. Chassine T, Villain M, Hamel CPet al. Eur J Ophthalmol 2015 ; 25(4) : 280 – 285. DOI:10.5301/ejo.5000571.
  2. Dolgin E. The myopia boom.Nature  519.
  3. Hancok C, Valin M. Tous myopes – les raisons d’une épidémie – les nouveaux traitements.Science & VieJuin 2015.
  4. Morgan IG, Ohno-Matsui K, Saw SM. Myopia.The Lancet 2012 ; Volume 379, No. 9827, p1739–1748. DOI: http://dx.doi.org/10.1016/S0140-6736(12)60272-4
  5. Williams KM, Bertelsen G, Cumberland Pet al. Increasing Prevalence of Myopia in Europe and the Impact of Education. Ophtalmology 2015 ; 122(7) : 1489-97. Doi : 10.1016 / j.ophtha.2015.03.018.
  6. Young, F. A.et al.  Optom 1969. Arch. Am. Acad. Optom. 46, 676–685.
  7. Site Internet du Figaro –http://sante.lefigaro.fr/actualite/2015/05/29/23789-jeunes-europeens-sont-plus-plus-myopes
  8. Sorsby A, Leary Refraction and its components in twins.Medical Research Council 1962 ; Special Report Series no. 303 ;
  9. Cordain L, Eaton SB, Brand Miller J, Lindeberg S, Jensen C. An evolutionary analysis of the aetiology and pathogenesis of juvenile-onset myopia.Acta Ophthalmol Scand. 2002; 80(2): 125-35. Review.
  10. Cordain L, Eades MR, Eades MD. Hyperinsulinemic diseases of civilization: more than just Syndrome X.Comp Biochem Physiol A Mol Integr Physiol. 2003; 136(1): 95-112. Review.
  11. Penha AM, Burkhardt E, Schaeffel F, Feldkaemper MP. Effects of intravitreal insulin and insulin signaling cascade inhibitors on emmetropization in the chick. Mol Vis. 2012;18:2608-22.
  12. Ritchey ER, Zelinka CP, Tang J, Liu J, Fischer AJ. The combination of IGF1 and FGF2 and the induction of excessive ocular growth and extreme myopia. Exp Eye Res. 2012 Jun;99:1-16.
  13. Feldkaemper MP, Neacsu I, Schaeffel F. Insulin acts as a powerful stimulator of axial myopia in chicks. Invest Ophthalmol Vis Sci. 2009 Jan;50(1):13-23.
  14. Zhuang W, Yang P, Li Z, Sheng X, Zhao J, Li S, Yang X, Xiang W, Rong W, Liu Y, Zhang F. Association of insulin-like growth factor-1 polymorphisms with high myopia in the Chinese population. Mol Vis. 2012;18:634-44
  15. Penha AM, Schaeffel F, Feldkaemper M. Insulin, insulin-like growth factor-1, insulin receptor, and insulin-like growth factor-1 receptor expression in the chick eye and their regulation with imposed myopic or hyperopic defocus. Mol Vis. 2011;17:1436-48.
  16. Jacobsen N, Jensen H, Lund-Andersen H, Goldschmidt E. Is poor glycaemic control in diabetic patients a risk factor of myopia? Acta Ophthalmol. 2008 Aug;86(5):510-4

 


19 Comments

Emile · 27 octobre 2015 at 23 h 22 min

Article particulièrement interessant
Ayant déjà un certain âge, j’avais déjà constaté d’une maniére empirique en regardant autour de moi qu’il y avait de plus en plus de personnes portant des lunettes. J’en trouvais l’explication dans les contrôles et les dépistages plus nombreux actuellement qu’à l’époque de ma jeunesse.
Ton article Guillaume, avec les résultats stupéfiants des études menées notamment en Asie, m’a tout à fait convaincu que mon explication première était un peu courte…
Les deux hypothèses concernant l’effet des écrans et des livres d’une part et celui de l’alimentation trop sucrée d’autre part me semblent tout à fait pertinentes et logiquement compréhensibles, mais j’avoue n’avoir jamais pensé à la piste
n° 3 (l’influence de la lumière naturelle ou plus précisément de son manque). Cette hypothèse me semble importante et j’attends avec beaucoup d’impatience la publication de ton prochain article sur ce sujet.

    Guillaume · 28 octobre 2015 at 12 h 01 min

    Bonjour Emile

    Merci 🙂

    Moi aussi je vois de plus en plus de lunettes autour de moi, à l’échelle d’une ou deux générations, ce qui m’a mis un doute sur une influence 100 % génétique.
    je trouve l’hypothèse d’un manque de lumière naturelle, moi aussi, très enthousiasmante et assez fascinante… et je crois que les chercheurs du domaine le sont encore plus 😉
    Je serai curieux d’avoir ton avis sur la 2e partie de l’article ; à très bientôt alors !

Un colibri · 27 octobre 2015 at 23 h 49 min

Bonjour et merci pour cet article intéressant et prometteur Guillaume !
Je connaissais la piste n°1, mais j’ignorais complètement l’existence des 2 autres. Je constate que ces 2 là vont dans le sens de a philosophie de ton blog http://sante-enfants-environnement.com/ > On rejoint la théorie évolutionniste, les approches paléo pour l’alimentation et bien sûr… les bienfaits du fameux Shinrin-yoku ! :-))
Merci aux supers parents de nous partager tout ça et nous attendons avec impatience le développement de la piste n°3 (et de la 2 aussi ?)

    Guillaume · 28 octobre 2015 at 12 h 07 min

    Bien vu Colibri. A mon sens, c’est toute la beauté et la puissance de l’approche ancestrale/évolutionniste : elle fournit un cadre qui met en cohérence un très grand nombre d’informations, de nature parfois très différente.
    Notre corps a été façonné par des millions d’années d’un mode de vie qui ne correspond plus à celui d’aujourd’hui. Nos gènes « attendraient » de nous des éléments que nous ne leur fournissons plus, ce qui est par exemple le cas du type d’aliments et du temps passé à l’extérieur dans la nature.
    J’espère que la suite de l’article va te plaire aussi ! 🙂

Fix · 28 octobre 2015 at 4 h 58 min

Super intéressant. J’avais fait le constat avec mes camarades de Prépa que notre vue fatiguait pendant nos 6 semaines d’études intensives et se « reposait » et que nos dioptries remontaient après les vacances… Ceci illustrait-il ce que tu expliques en 3eme point sur le manque de lumière naturelle?

    Guillaume · 28 octobre 2015 at 12 h 11 min

    Bonjour Fix
    Ton commentaire fait écho chez moi à deux amis, myopes depuis quelques années, et qui attribuent la baisse de leur capacité visuelle aux longues heures de travail de leurs thèses. Ils pensent au travail sur écran, en premier lieu, mais depuis peu également sur le temps passé dans des environnements intérieurs, au détriment du temps passé dans la nature, ou plus simplement à l’extérieur.
    Ton retour est bien complémentaire, à mon sens, car il décrit des exemples concrets correspondant à des périodes beaucoup plus courtes (quelques semaines) : super intéressant !

Flore · 28 octobre 2015 at 18 h 14 min

J’ai la chance d’avoir échappé à la myopie pour le moment, malgré le passage en prépa (je viens d’ailleurs, grâce à ton article, de m’expliquer l’origine du mot « taupin » ! ;-P)… Mais même si j’ai passé la période « critique » de l’enfance et de l’adolescence, je me dis qu’appliquer ces recommandations en tant qu’adulte ne peut que nous aider à préserver la santé de nos yeux (et pas que, d’ailleurs !).
En tout cas, bravo pour la biblio étayée… Impressionnant !

    Guillaume · 28 octobre 2015 at 20 h 39 min

    Merci Flore 🙂
    haha pour la taupe, bien vu ! Pour ceux à qui le terme « prépa » ne parle pas : il s’agit de deux années d’étude réputée très intensive, et dont les étudiants sont surnommés « taupins » 🙂
    Moi aussi j’ai eu la chance d’échapper à la myopie jusqu’ici, mais je me méfie car je suis l’exception de la famille : mes gènes ne pourront pas palier un mode de vie non physiologique !

Anne-Estelle · 9 novembre 2015 at 22 h 00 min

Et je rajoute un autre facteur : les effets secondaires de certains médicaments. Ne me demande pas les explications exactes, mais j’ai grandi en Afrique sub saharienne, et pendant les 10 premières années de ma vie j’ai pris un traitement de fond contre le paludisme… traitement qui depuis a été supprimé parce qu’entre autres, il créait des problèmes de myopie.
Et donc, je suis très très myope 🙂

    Guillaume · 10 novembre 2015 at 8 h 39 min

    Super intéressant, merci beaucoup pour ton retour Anne-Estelle. Je n’ai pas pensé à l’effet secondaire des médicaments et je ne l’ai pas trouvé spontanément dans mes recherches. Cela veut probablement dire que, à l’échelle planétaire, ce facteur n’est pas considéré aujourd’hui comme pouvant expliquer la tendance globale ; mais à l’échelle individuelle c’est effectivement un point très important à avoir en tête.

    A la maison on a retenu la règle approximative « pas de médicament sauf si vraiment nécessaire », en appliquant beaucoup de préventif et en utilisant un premier niveau d’intervention avec des médecines douces. Avec ton retour d’expérience, j’imagine que tu as dû également réfléchir à une approche concernant les médicaments et tes enfants 🙂

Blanche · 11 novembre 2015 at 18 h 53 min

J’ai été très intéressée par ce sujet et par les commentaires qui ont suivi !
J’ai toujours pensé, à part la génétique, que les écrans, tablettes etc… ces nouvelles technologies expliquaient l’augmentation de myopie surtout chez les jeunes enfants ou jeunes adultes.
La cause du manque de lumière naturelle me parait pertinente.
Que penser des maquillages des yeux chez les jeunes filles ?
Y-a-t-il une différence de nombre de myopies entre les hommes et les femmes ?
Quant aux médicaments il serait intéressant d’approfondir le sujet !
A bientôt pour la suite …

    siwar · 19 février 2018 at 21 h 41 min

    j’ai besoin de cette article s’il vous plait pouvez vous m’envoyer le lien ou le pdf
    bien cordialement

Guillaume · 12 novembre 2015 at 7 h 51 min

Merci Blanche 🙂
Vus les éléments de commentaire, la suite de l’article devrait t’intéresser (elle est disponible dans le menu général, je vais demander à Camille et Olivier d’activer le lien situé à la fin de cette première partie.
Ton hypothèse sur les produits cosmétiques près des yeux est intéressante, je n’y avais pas pensé. Cette hypothèse n’est pas apparue lors de mes recherches, j’imaginé qu’elle n’à pas encore été étudiée : une potentielle nouvelle piste pour les chercheurs !!

Estelle · 12 novembre 2015 at 13 h 13 min

Y a t il des études / recherches sur l’influence du stress (positif ou négatif d’ailleurs) sur la myopie ? Les différents ophtalmos que j’ai pu rencontrer dans mon parcours personnel ne semblent pas douter que la grossesse est un temps à fort risque d’aggravation de myopie ; de même que de manière empirique des événements tels que mariage ou divorce. Et j’en oublie surement !! D’où ma question sur la notion de « stress ». Ne serait ce que des constats empiriques ? ou y a t il des éléments pouvant objectiver cela ?
je trouve votre article intéressant parce qu’étant donné que la myopie évolue au fil de la vie, il est intéressant de se dire que l’on peut avoir un impact sur la vue de nos enfants et la nôtre. J’ai pu constater que s’il est des terrains potentiellement myopes par hérédité (ce n’est d’ailleurs qu’un indicateur et il n’y a pas de certitude), il n’empêche que le degré de myopie n’est pas pour autant un copier-coller de parents à enfants. Alors oui on peut se poser a question du pourquoi… pourquoi des parents légèrement myopes peuvent avoir des enfants fortement myopes ? Pourquoi une personne fortement myope n’a pas forcément des enfants fortement myopes ?
Alors c’est sûr la notion de responsabilité (ne serait ce que partielle) peut un peu bousculer !!

Guillaume · 12 novembre 2015 at 17 h 28 min

Bonjour Estelle

Je trouve ton hypothèse interessante, peut être as-tu en tête un mécanisme d’action particulier (si oui, ça m’intéresse !).
Je n’ai pas trouvé spontanément d’études sur ce sujet lors de mes recherches. Ça ne veut pas dire qu’il n’en existe pas, mais très probablement que cette hypothèse n’est pas considérée aujourd’hui comme pouvant expliquer la tendance mondiale. Ça peut (peut être) se comprendre ainsi : les stress ponctuels et intenses font partie de toutes les époques, il me semble, mais l’augmentation du stress chronique pourrait être retenue comme caractéristique du monde moderne, au même titre que le manque de lumière naturelle par exemple.
100 % en phase avec ton analyse.
Se rendre compte de notre pouvoir sur les choses peut également être une grande source d’espoir et de motivation. J’espère que c’est avec cette pensée que tu finiras la 2e partie de l’article 🙂

Anna · 26 février 2016 at 11 h 50 min

Bonjour Guillaume !

Votre article vient de me faire prendre conscience de plein de choses. J’ai deux enfants myopes (pour l’instant sur les 6 !) et JAMAIS je n’aurais imaginé que je pouvais avoir une influence (ou une responsabilité).
Merci beaucoup pour toutes ces infos ! avec bibliographie à la clé 🙂

siwar · 19 février 2018 at 21 h 43 min

j’ai besoin de cette article s’il vous plait pouvez vous m’envoyer le lien ou le pdf
bien cordialement

La myopie | ce petit plus · 28 octobre 2015 at 17 h 36 min

[…] Comment protéger nos enfants de l’épidémie de myopie (1/2) Découvrez des clés pratiques pour protéger vos enfants de la myopie qui semble être devenue une véritable épidémie ! […]

Comment protéger nos enfants de l’épidémie de myopie (2/2) · 30 octobre 2015 at 11 h 51 min

[…] La première partie de cet article se trouve ici. […]

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