La Parentalité Positive : Définition

Published by Camille et Olivier on

Ca y est, nous avons trouvé les termes, l’expression, qui correspondent le mieux au thème central de ce blog et à ce qui nous tient à cœur de partager avec vous : la Parentalité Positive… mais la parentalité positive c’est quoi exactement ?

Définition parentalité positive

Commençons d’abord par une définition de la parentalité

 

La parentalité, c’est notre « métier de parents » : un des plus beaux mais aussi un des plus difficiles qui soit… à la fois gratifiant et lourd de responsabilités ! La parentalité, pour nous, c’est plus que le simple fait d’être parent, c’est prendre son rôle de parent au sérieux pour préparer son enfant à devenir un adulte conscient, responsable, bien dans sa peau et à l’aise dans ses relations sociales comme affectives.

Malheureusement, tout notre amour et toutes nos bonnes intentions ne suffisent pas. Nous avons souvent du mal à faire face à des situations auxquelles nous n’avons pas été préparés : colères, caprices, chagrins, indiscipline, disputes entres frères et sœurs etc. Dans ces moments où nous ne savons pas vraiment comment réagir, notre cerveau choisi « par défaut » les seuls comportements que nous connaissons : ceux que nous avons nous-mêmes reçu. Qui ne s’est jamais surpris à dire où à faire des choses que nous nous étions pourtant promis de ne pas reproduire ?

 

Notre définition de la Parentalité Positive

 

La parentalité positive c’est un ensemble d’outils qui permettent aux parents de mieux gérer ce genre de situations difficiles, tout en privilégiant l’intérêt de l’enfant (les besoins des enfants passent avant ceux des parents) et en favorisant son épanouissement.

La parentalité positive, c’est adopter un style d’éducation et des comportements qui répondent aux besoins de l’enfant, en termes d’affection, de sécurité, d’appartenance et d’attaches sûres. Un style d’éducation centré sur le bien être de l’enfant, où les parents font preuve de chaleur, de tolérance, de sensibilité, de réceptivité et de soutien envers leur enfant.

La parentalité positive, c’est le juste milieu entre un style d’éducation autoritaire (ou militaire) et un style d’éducation permissif (ou laxiste) : elle fixe les règles et limites dont l’enfant a besoin pour se développer et s’épanouir pleinement.

 

La démarche de parentalité positive propose entre autres :

 

  • De prendre conscience de nos propres blessures d’enfant, afin d’éviter de reproduire les modèles parentaux néfastes que nous avons éventuellement reçu.
  • De prendre conscience de l’impact que peuvent avoir sur nos enfants les attitudes et les mots que nous employons (même aussi anodins qu’ils puissent paraître), ainsi que les étiquettes que nous leurs collons.
  • D’adapter nos exigences aux besoins et aux compétences de l’enfant, en fonction de son stade de développement psychomoteur et affectif.
  • D’assurer à l’enfant un milieu sûr et stimulant et un environnement d’apprentissage positif à travers :

– L’apprentissage de nouvelles façons de réagir et d’exprimer nos propres pensées et sentiments.

– La mise en place de nouveaux comportements, plus positifs et respectueux de l’enfant :

      • Accueillir les émotions et sentiments de l’enfant (plutôt que de les nier).
      • Poser des limites raisonnables et appropriées.
      • L’aider à développer son autonomie.
      • Eviter d’avoir recours aux châtiments corporels (fessés etc.), aux punitions et aux récompenses pour résoudre les conflits ou « discipliner » l’enfant.
      • Etc.

En définitive, la parentalité positive c’est travailler sur soi-même et acquérir de nouvelles compétences parentales (qui ne sont pas forcément innées !), dans le but d’instaurer une relation positive avec son enfant et de l’accompagner dans son épanouissement.

Il ne s’agit pas cependant de chercher à devenir des parents parfaits… ça n’existe pas !

D’ailleurs, les outils que nous avons découverts, que nous mettons en pratique et que nous souhaitons partager avec vous… ne sont pas des « remèdes miracles ». Apprendre à utiliser les bons outils, au bon moment n’est pas si simple au début.

Nous faisons encore beaucoup d’erreurs et parfois nous n’y arrivons simplement pas. Nous sommes même quelque fois découragés… mais le fait de savoir que nos nouveaux comportements font du bien à nos enfants et qu’ils nous aident à instaurer avec eux une relation positive, nous redonne du courage. Et puis, à force de les utiliser, ces nouvelles compétences deviennent petit à petit des automatismes.

Conceptual woman and child hands

Voila, le cadre est définitivement planté. Le blog Les-Supers-Parents.com est un blog où vous trouverez de nombreuses astuces, de nombreux conseils et de nombreuses ressources gratuites… en relation avec notre philosophie de la parentalité positive.

 

Pour ceux qui voudront aller encore plus loin, nous sommes en train de préparer une « formation complète » dédiée aux outils de communication de parentalité positive. Nous vous en reparlerons très vite.

 

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Vous nous aiderez à faire connaître le concept de parentalité positive au plus grand nombre de parents… pour le bien être des enfants !


34 Comments

Anne-lise · 17 juin 2012 at 1 h 06 min

Beau concept très bien définis 🙂

Juste pour vous faire part d’une réflexion (personnelle) que je me suis faite a moi même en lisant votre billet.

Il s’agit du point ou vous dites qu’il s’agit de prendre conscience de nos propres blessures d’enfant afin de ne pas reproduire les modèles parentaux néfastes que nous avons éventuellement reçu. Sur le fond bien sur je suis d’accord avec cela.

Mais un petit bémol a rappeller ici tout de même, je pense, c’est qu’il ne faut pas oublier que notre enfant n’est pas nous, nous sommes chacun différent et donc ce qui a pu etre blessant voir humiliant pour soi, enfant, ne sera pas forcement ressenti ainsi par notre enfant. Ceci s’applique aussi pour les ressentis positifs.

La encore les choses ne sont pas simples ! Mais tout ce que vous partager sur votre blog aidera les parents se sentant concernes par la parentalite positive a faire du mieux pour possible pour faire ces distinctions 😉

A bientôt et encore bravo pour votre projet …

Camille et Olivier · 18 juin 2012 at 0 h 59 min

Merci Anne-Lise.
En effet, ce qui a pu etre blessant voir humiliant pour soi, enfant, ne sera pas forcement ressenti ainsi par notre enfant… mais dans le doute, autant ne pas essayer 🙂

Emma · 30 août 2012 at 18 h 45 min

Tres tres bien votre site! Je suis une maman suedoise qui vit en France depuis 10 ans. Je suis profondement choqué par la facon d’eduquer les enfant a la francais = punitions, menaces, claques, fessées… Les chatiments corporels sont interdit en Suede depuis plus de 30 ans.
Je trouve qu’en France il manque une information aux parents concernant la violence envers les enfants, ils ont peur d’avoir des enfants mal elevés s’ils ne les tapent pas…Il devrait avoir de l’information des la maternité, guides, brochures, cours etc sur ce sujet.
Savez vous ou en etes la proposition de loi contre la violence educative, ca traine ca traine, la France est encore des années en retard…

Cordialement,

Emma

    Camille et Olivier · 3 septembre 2012 at 15 h 28 min

    Nous sommes bien d’accord avec vous Emma ! La France prend beaucoup de retard par rapport à ses homologues Européens en ce qui concerne la loi « anti- chatiments corporels » ! Nous allons prochainement rédiger un article à ce propos.

    Elisa · 29 janvier 2016 at 10 h 15 min

    Bonjour Emma,

    Je suis tellement d’accord avec vous, je suis française et désespérée de constater à quel point notre modèle éducatif est désuet, attardé et surtout néfaste pour nos enfants. En France il est interdit de battre sa femme mais pas ses enfants qui sont les plus vulnérables, et n’ont aucun échappatoire, cherchez l’erreur!! Nous « produisons » des générations futures malheureuses. Il me semble avoir lu qu’en Suède, les gens se sentent particulièrement heureux ( selon un certain sondage dont je n’ai plus la source), je ne peux m’empêcher de penser que l’éducation positive pratiquée là-bas y est certainement pour quelque chose. Camille Olivier, j’ai acheté et téléchargé votre kit. Il m’a aidé à améliorer notre façon de faire et surtout convaincre mon mari. Mais continuons à transmettre du positif, nous y arriverons…

      Kahina · 9 mai 2018 at 10 h 16 min

      Les gens se sentent particulièrement heureux en Suède? Pourtant leur taux de suicide est l’un des plus élevés au monde…je suis d’une génération qui a reçu des fessées et des punitions, je ne suis ni traumatisée ni malheureuse bien au contraire: je n’ai que de bons souvenirs de mon enfance, les fessées sont des anecdotes qu’on se raconte entre frères et soeurs avec des fous rires. Le problème de nos jours, c que vous confondez fessées et tabassage.

isabelle · 9 septembre 2012 at 11 h 51 min

bonjour! je viens de découvrir votre site, et j’ai vraiment envie d’essayer cette méthode.je suis maman de jumeaux fille garçon de 2 ans et demi et j’avoue que j’ai beaucoup de mal à garder mon calme car ils sont très dur et je n’arrête jamais de crier,ça me fais très mal et je ne sais plus comment faire.alors j’espère que votre site et votre méthode pourra m’aider .je vais étudier votre site avec soin et essayer de changer pour mes enfants merci de faire des sites comme le votre

Erika · 11 mars 2013 at 13 h 51 min

Bonjour
A partir de quel âge s’applique ces principes? ma fille a 8 mois, elle ne parle pas encore mais se déplace et donc, commence a toucher a tout, donc dans ces cas comment poser des limites selon le principe de la parent alité positive? dire non et c est tout, expliquer et ré expliquer pourquoi il ne faut pas toucher même si elle ne comprend pas, durcir la voix …

magali · 23 mai 2014 at 19 h 17 min

Très bonne question Erika, la mienne a 6 mois et je me demande ce que je peux changer dans mon quotidien pour cheminer vers la parentalité positive malgré son jeune âge !

Anne-Marie · 13 février 2015 at 10 h 08 min

Bonjour !

Un SOS SVP…
Pourriez-vous me donner un conseil pour savoir comment agir avec mon petit garçon de 18 mois qui me tape et/ou jette ce qui se trouve à portée de ses mains dès que je le frustre ?
Merci pour vos conseils !

    Camille et Olivier · 8 avril 2015 at 0 h 18 min

    18 mois.. le début de la période appelée « terrible two » qui correspond à la période d’affirmation et d’autonomisation de l’enfant (la première! 😉 ).
    Comme vous le dîtes, vous le frustrez, du coup, en vous jetant des objets, en vous poussant, tapant, il vous fait part de son mécontentement.
    Il est en colère, et il vous l’exprime. A nous, parents, de leur donner les compétences pour exprimer leurs émotions de façon plus « saine ».
    Déja, le premier point, c’est de reconnaître son émotion. « Ah, tu es en colère, parce que je ne veux pas te donner de bonbons/jouets..Je comprends, tu avais très envie, mais là ce n’est pas le moment.. » Vous pouvez essayer de lui proposer autre chose à la place, ou de détourner le conflit par un jeu..
    C’est une phase qui ne devrait pas durer. Voici quelques liens vers d’autres articles qui peuvent vous aider:
    https://www.les-supers-parents.com/comment-resoudre-les-conflits-parents-enfants/
    https://www.les-supers-parents.com/poser-des-limites-a-son-enfant-et-le-respecter/
    A bientôt

pris · 2 août 2015 at 13 h 42 min

Bonjour,
Je viens de recevoir les fiches. Merci pour ce travail. Javais lu un grand nombre de livres avant l’arrivée de zacharie et cette parentalite positive je la défendais depuis toujours… seulement, souvent les émotions les emportements sont plus rapides que mon intelligence et d’avoir ces « résumés » sous les yeux c’est bien utile (surtout quand on a une Mémoire visuelle).
Malgré tout j’ai toujours de gros problèmes avec mon fils. Je fini souvent par crier ou menacer) Je n’ai que des compliments de la part de ceux qui le gardent (peri, tantes, mamie…).
Lui laisser des choix, j’ai commencé à ses 18mois. Cela a marché jusqu’à ces 2ans et demi depuis il dit (en devenant tout rouge) je veux NI ce jouet NI l’autre NON plus. je veux pas aller a la douche. Je veux des bonbons et un dvd.
Il martèle ses mots et parle de plus en plus fort.
Si il ya le temps d’attendre et que je reste calme il cherche a ma taper… plus je pratique la bienveillance attitude sans cri ni rien, plus sa colère monte… il reste parfois 1heure fâché! !! C’est possible le week end mais en semaine je fini par me fâcher, et ca marche:(…. mais le lendemain c’est pire.
connaissez vous un forum de parents bienveillants? pour m’aider à comprendre une crise et son déroulement, les causes qui m’échappent?
Je travaille déjà sur moi avec une psychothérapie depuis 10 ans mais j’ai peur de stigmatiser mon fils si je l’amène voir une psy. On me reproche assez souvent de trop « me prendre la tête, une fessée ca ne fait pas de mal… ». la bienveillance et le travail sur soi en général, n’a pas bonne image dans mon entourage.

Ève · 8 août 2017 at 18 h 48 min

C’est tellement passionnant comme approche. Je suis une jeune enseignante, pas encore maman, qui essaie d’amener cette vision dans les classes et les écoles où je travaille!

J’aurais envie d’ajouter mon point de vue sur la définition. Pour moi, l’éducation positive n’est pas un milieu entre l’autoritarisme et la permissivité. Il ne s’agit pas d’être un peu autoritaire et un peu permissif, de contrôler à des heures et d’être lousse à d’autres. Un peu comme le définit aussi Thomas Gordon dans Éduquer sans punir, je vois l’éducation positive comme ayant sa forme distinctive à elle (pas un milieu entre deux formes d’autorité). C’est la forme démocratique d’après moi qui se retrouve à part des deux autres. Autoritaire: on cherche à avoir un peu le pouvoir sur l’autre. Permissif: on laisse l’enfant faire tout ce qu’il veut, on le laisse avoir le  »contrôle » sur nous. Dans l’approche démocratique, personne ne cherche à contrôler personne, ou à avoir le contrôle sur l’autre. On est plutôt là ensemble, on cherche à comprendre le pourquoi, à faire participer les enfants aux décisions et à la recherche de solutions, etc. Bref, voilà pourquoi je considère la parentalité positive comme n’étant pas un milieu entre autoritaire et permissif, mais plutôt comme une forme de discipline entière, bien à part. Et vous, qu’en pensez-vous?

J’aimerais ajouter également que je pense qu’il est important pour le parent d’écouter ses besoins à lui aussi. Je ne pense pas que le parent devrait mettre de côté ses besoins pour ceux de ses enfants. Je crois que cela devrait se rapprocher le plus possible de l’égalité. Cela démontre aussi à l’enfant l’importance de prendre soin de soi. Et si un parent, selon moi, prend soin de lui et de ses besoins, il sera plus disposé à prendre soin de son enfant et de ses besoins. Mais tout ça reste un défi au quotidien, j’en conviens! 😉

Bonne journée à tous!

Parentalité · 23 octobre 2017 at 9 h 53 min

Une très belle et très juste définition de la parentalité. C’est inspirant !

franck · 17 juillet 2018 at 11 h 54 min

bonjour Camille et Olivier
très bien résumé
effectivement, il ne faut pas s’attendre à des recettes miracles : même l’éducation bienveillante et positive n’empêche pas les crises des fois, ni le fait qu’on s’énerve sur nos enfants
nul n’est parfait et nous ne sommes que des êtres humains

mais que les relations familiales se trouvent apaisées quand nous choisissons ce type d’éducation. Nous ne réagissons plus de la même façon avec nos enfants, et par ricochet eux non plus.
on les sent plus épanouis, moins stressés, plus heureux en somme.
ni laxiste , ni autoritaire : un juste milieu entre les deux.

le rôle de parent doit se faire avec sérieux, sans pour autant se mettre la pression

Franck , auteur du blog http://www.lebonheurenfamille.fr/

Laura · 7 octobre 2019 at 10 h 10 min

Bonjour Camille et Olivier, je trouve le concept de votre blog super. On est pas parfait, rester positif est la clé de réussite de l’éducation. Nos enfants ont besoin d’attention, de suivi et d’accompagnement de manière plus simple. Bravo pour ce blog!

maxime gaudefroy · 20 octobre 2019 at 10 h 48 min

Bonjour , je suis formateur en intelligence émotionnelle et en parentalité. j’interviens dans les écoles depuis 5 ans pour apprendre par le théâtre à gérer les émotions.
Je suis en parfait accord avec votre site.
A 1 détail pret : lorsque vous dites:
La parentalité positive c’est un ensemble d’outils qui permettent aux parents de mieux gérer ce genre de situations difficiles, tout en privilégiant l’intérêt de l’enfant (les besoins des enfants passent avant ceux des parents) et en favorisant son épanouissement.

Je dirai que les besoins des enfants sont tout aussi important que ceux des parents. lorsqu’on se lance dans la parentalité positive, le piège est de laisser les besoins de l’enfant dominés par rapport à ceux des parents.
Hors lorsque l’on fait cela , l’adulte n’a plus ses besoins satisfaits et on n’arrive plus à être dans cette démarche.

Maxime

Bérénice Loubien · 6 décembre 2019 at 11 h 23 min

Bonjour, merci pour votre très bon article.
Je trouve moi aussi que la parentalité positive est la clé pour une adolescence la moins difficile qui soit pour nos enfants.

Nous ne sommes que des enfants qui ont des enfants, et admettre ne pas tout savoir est un chemin vers l’acceptation de ses lacunes, et au travail nécessaire sur soi.

Merci encore, portez vous bien

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