Stopper la course à la perfection et à la performance (grâce à la théorie de l’union des contraires) !

Cet article est la première partie d’une série de 3 articles consacrés à l’Hyper-parentalité et à notre “course à la perfection”. Voici les liens vers les 2 autres articles :

1- Et si à force de vouloir être des Super Parents… nous étions plutôt devenus des Hyper parents ? (ou les dangers de l’Hyperparentalité)

3- Notre (re)définition de la Bienveillance !

4- Ces blessures émotionnelles qui nous jouent des tours (et pourquoi nous vous conseillons de ne pas y rester coincé trop longtemps) !


Notre course à la perfection !

(Extrait du livre de Camille : Les Super Parents, c’est Vous ! 🙂

"Nous avons longtemps cru qu’il fallait absolument nous changer, ne plus être certaines parties de nous. Nous avons couru après le bonheur, la perfection, le côté positif de la vie, pendant tant d’années. Mais “Il n’y a pas de parents parfaits !”, Isabelle Filliozat l’a pourtant bien écrit ! Nous ne pouvons être en permanence un parent positif, disponible, efficace, joyeux, rassurant, ressourçant… le meilleur côté de nous même. C’est impossible. Tout simplement parce que nous ne sommes pas des robots. Nous sommes des humains, avec des besoins, traversant des émotions. Nous sommes soumis au rythme des saisons, à la dualité, au cycle de la vie comme tout ce qui est vivant sur cette terre. Nous ne pouvons éviter tous les moments désagréables, les conflits, les émotions, les sentiments, les peurs… Ce serait comme chercher à éteindre la lune, pour laisser toute la place au soleil. La vie est un enchaînement de cycle non négociable. Et chacun est nécessaire, vitale pour l’autre.

Alors pourquoi cherchons-nous tant à nous changer, pour n’être que le meilleur de nous même ? Pourquoi cherchons-nous à ne vivre que du positif ? À effacer les “mauvais” côtés de nous ? À avoir des enfants qui se comportent toujours “bien” ? Qui sont toujours heureux ?

Arrêtons de toujours vouloir plus ou mieux, pour enfin se donner le droit de juste, être soi même. Notre responsabilité n’est pas d’offrir un monde parfait, idyllique, sans souffrances à nos enfants. Notre responsabilité est de ramener la paix dans notre cœur, notre foyer, pour pouvoir surfer sur les vagues de la vie, de plus en plus léger.

"La vie ce n’est pas d’attendre que les orages passent, c’est d’apprendre comment danser sous la pluie." (Sénèque)

Le jeu de la vie, ce n’est pas de survivre… mais de vivre ! Apprenons à vivre avec conscience et attention, non pas pour ne plus vivre de “négatif”, mais pour grandir de nos expériences, s’alléger de nos souffrances intérieures, pour se libérer de nos jugements et “croyances limitantes”, pour se sentir être libres et autonomes.” 

L'amour inconditionnel (la théorie de l’union des contraires)

Nous avons découvert le sens de l’amour inconditionnel grâce à l’accompagnement de Nathalie Bridonneau, qui s’appuie sur la théorie de l’union des contraires. L’amour, ce n’est pas que le bonheur, la joie, la satisfaction, le soleil… c’est aussi la tristesse, le malheur, la violence, la pluie. L’amour inconditionnel passe par l’intégration, l’union et la réconciliation de ces contraires en soi.

L’amour inconditionnel c’est aimer pleinement, aimer les deux facettes de la réalité, de l’enfant, de soi, de l’autre... c’est aimer les deux polarités dans leur ensemble, non dissociées… C’est dans cette pleine acceptation de la dualité, que nous pouvons accéder à l’unité, à l’amour inconditionnel. Les deux parties, le « bien » et le « mal » ne s’opposent plus, ne luttent plus. Ils forment une seule partie, puisque sans l’autre, l’une n’existe pas !

Quand nous jugeons, renions, repoussons une partie du parent que l’on est, nous sommes dans la résistance et dans le contrôle. Ce qui amènent des attentes qui ne seront pas comblées, et c’est là que des émotions et frustrations apparaissent !

Ce n’est par exemple pas l’acte de crier sur mes enfants qui me ronge. C’est le jugement que je porte sur moi-même qui m’abîme :

Si je crie en me disant « Il ne faut pas que je sois comme ça, je suis nul d’être ce parent, je ne veux plus jamais crier, faire subir de la violence à mes enfants… », alors je refuse une partie de ce qui est, de la vie, de moi. Et c’est ça qui va créer en moi, des blocages, des souffrances intérieures.

Si à l'inverse je crie en me disant “J’ai crié parce que je me suis sentie débordée. Je vois que je n’ai aujourd’hui pas d’autres ressources pour faire face à cette situation, pour faire autrement”. Je respire. "Quand je ne me sens pas écoutée, ça réveille quelque chose de douloureux en moi. De la colère, de la rage. Et je crie." Je respire. "Je me donne le droit de vivre ces émotions, qui sont le fruit de mon histoire, de mes peurs pour moi. Je me donne le droit d’être humain". Je respire encore plus profondément. Alors je m’accepte pleinement comme je suis ! Je m’accepte comme je suis, sans pressions ni résistances, parce que je ne crois plus que « le bien » et « le mal » s’opposent en moi, ils coexistent et se nourrissent l’un de l’autre.

("Nous ne sommes pas fait pour être parfaits, Nous sommes fait pour être un tout")

J’ai le droit d’être fatiguée, d’en avoir marre, de ne pas avoir envie, d’être en difficulté… Parce que je sais qu’à d’autres moments je suis pleine d’énergie, d’enthousiasme et de joie.

« Le contraire de toute vérité est aussi vrai que la vérité elle-même » (Hermann Hesse)

Pour chaque jugement négatif que vous portez sur vous-même, sur le parent que vous êtes, vous pouvez trouver la vérité en son contraire ! Tentez l’exercice :

  • Je me juge d’être un parent impatient, je note toutes les situations où je me trouve patient.
  • Je me juge d’être un parent stressé, je mesure à quel point parfois je ne suis pas sous stress.
  • Je me juge d’être un parent incompétent, je mesure à quel point je suis compétent…

Plus nous nous permettons d’être ce que nous ne voulons pas être, « j’ai le droit d’être impatient, stressé, incompétent – Il se passe cela en moi – J’ai de l’amour pour moi», moins nous le sommes, de façon naturelle !

Pour moi, le travail d’acceptation ne peut se faire uniquement à travers le « mental ». Notre tête va juste nous servir à identifier notre problématique et à porter de l’attention dessus. Le grand pouvoir du mental est celui de l’attention !

Qu'est-ce qui me révolte ? Quel jugement je porte sur moi même ? Qu’est ce que ma peur m’empêche de faire, d’être ? Que pourrait il m’arriver dans ce cas là ? Est-ce vrai ? C’est une partie du « travail de guérison ».

L’acceptation, la libération profonde passent par le corps. Par la modification des informations inscrites au plus profond de nos cellules.

J’ai souvent eu tendance à chercher compliqué, à me faire des nœuds au cerveau, à me perdre dans mes ruminations mentales, mes questions, à essayer de faire des liens, de comprendre pourquoi tout cela arrive…. Et pourtant, d’après ce que j’ai pu vérifier jusqu’ici, tout ce qui est bon et juste pour moi, rime avec simplicité et fluidité. Et cette simplicité, je ne peux la trouver qu’en passant par le corps. En arrêtant de penser et de ne passer que par la tête.

Alors, fermons les yeux, et portons attention à nos ressentis intérieurs !

Pour vous ressourcer intérieurement !

Comme vous avez été nombreuses à apprécier le format audio… alors je continue ! Je vous propose aujourd’hui une courte méditation pour accéder à votre intériorité, que j’espère vous pourrez vous appropriez pour plus de sérénité au quotidien.

Et bien sur, n'hésitez pas à me dire ce que vous pensez de tout cela que je sache si je continue dans cette lancée... ou pas 😉

 

>>> Pour télécharger ce podcast (format mp3) et l’emmener avec vous… faites un clic droit ici puis « enregistrer le lien sous »

Je vous retrouve très vite pour un troisième article autour de l’hyper-parentalité et de la dualité !

Avec tout mon Amour

Camille

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16 Comments

  • Salima

    Reply Reply 1 février 2018

    Bonjour
    je me retrouve complètement dans ce que vous dites si je crie je me dévalorise je me dis que je n’aurais pas dû que je ne serai jamais le parent que je veux être
    je culpabilise énormément, je pense devoir m’autoriser à avoir des émotions et les exprimer
    merci de votre beau témoignage

    • Camille et Olivier

      Reply Reply 1 février 2018

      Bonjour Salima!

      Arrêtons de nous juger si durement! Ne réservons pas toute notre bienveillance pour nos enfants!
      Notre enfant a des émotions, nous aussi. Notre enfant a des besoins, nous aussi. Notre enfant est un trésor, nous aussi!
      Prenez soin de vous!

  • deruty

    Reply Reply 1 février 2018

    Merci, ça fait du bien de ne pas se sentir jugé comme un mauvais parent, un parent toxique comme on le lit parfois, parce-qu’on craque de temps en temps…!

    • Camille et Olivier

      Reply Reply 2 février 2018

      Bonjour,

      Aïe, Aïe, Aïe… qu’est ce que j’ai pu culpabiliser à lire tous ces articles et livres où le terme de parent toxique était employé! C’est comme cela que je me suis longtemps définie… “Je suis pleine de blessures, de manque…comment je peux être un bon parent? Je suis stressée, angoissée, sensible…Comment je peux apprendre quoi que ce soit à mes enfants? Je leur fais plus de mal qu’autre chose…Je ne suis pas une bonne mère. Je suis toxique.. Ils seraient mieux sans moi…”.
      J’ai pu quand même observer que certains parents que je côtoie, ne tombait pas dans la même “névrose” que moi en lisant ce genre de propos… Ils prennent l’info dont ils ont besoin, et referme le bouquin, ne se laissant pas étiqueter de parent toxique.
      Cela avait un gros impact sur moi parce que justement, je ne voyais que les mauvais côtés de moi même, j’étais très jugeante et exigeante envers moi même… STOP!!!
      Que ça fait du bien de lâcher cette étiquette!!!
      A bientôt

      Camille

  • evan boissonnot

    Reply Reply 1 février 2018

    Bonjour Camille

    Un grand merci pour votre article.

    Le lâcher prise permet aussi de ne pas trop s’autoflageller, n’est-ce pas ?
    Sire dire “c’est pas grave”, ça fait du bien, ne pas chercher tout le temps à se juger !

    C’est l’un des commandements que je préconise : https://www.papa-et-patron.fr/1-commandement-du-parent-entrepreneur-le-lacher-prise/

    Au plaisir
    Evan

  • Thibaud

    Reply Reply 1 février 2018

    Cet article résonne d’autant plus que nous vivons dans un monde où on nous encourage tantôt à être parfait, tantôt à être dans le relativisme le plus complet. Mais rarement on nous encourage à nous accepter dans la complexité de notre être, alors que c’est ce qui au fond nous rend unique 🙂 Et c’est de cette entièreté qu’ont besoin nos enfants pour construire leur confiance en eux.

  • Marie

    Reply Reply 2 février 2018

    Camille… Beaucoup d’émotions à la lecture de cet article, des larmes, du soulagement… Je ne dirais pas qu’il m’ôte un poids parce que pour l’instant j’ai la gorge nouée et suis soumise à une espèce de “bouillonnement” intérieur… mais il donne de l’espoir, indéniablement…
    J’ai commencé à écouter ton enregistrement, tout en sachant que ce n’était pas le bon moment: l’effervescence de l’activité de mes enfants autour de moi (nous sommes en IEF depuis septembre dernier) n’étant pas propice à un quelconque exercice de méditation ^^… Mais j’ai quand même mis le casque sur mes oreilles et lancé la piste audio, allez vite fait, pressée de le découvrir… Je n’ai pas pu continuer au delà de quelques 10aines de seconde, ta voix m’a bouleversée…
    Bon, bref, tu l’auras compris: cet article a eu son “ptit effet” et je t’encourage VIVEMENT à continuer sur cette voix (et sur cette voie aussi… joli lapsus, je ne le corrige pas je pense qu’il veut dire quelquechose… ;))! 😀 Quant à moi, je profiterai d’un moment “plus calme” pour finir de découvrir ton exercice méditatif!
    Merci.
    Je me permets de te serrer contre mon coeur (heureusement, la virtualité préserve notre pudeur… ;)).

    • Marie

      Reply Reply 2 février 2018

      Ah et la petite image de l’arbre et de ses “racines” me parle énormément, elle est très inspirante. Décidément! Grosses vibrations dans cet article! 😀 😉

    • Camille et Olivier

      Reply Reply 2 février 2018

      Bonjour Marie,

      Je te remercie profondément pour ton message. Je suis très touchée <3.
      Je te serre moi aussi très fort contre mon coeur. Accorde-toi tout le temps dont tu as besoin <3.
      La gorge nouée, le « bouillonnement » intérieur...que de sensations qui me parlent! Observe-les avec amour, porte toute ton attention sur elles sans jugements, sans peurs... elles vont se diffuser, partir, et laisser place à autre chose.
      Quand tu ne peux t'isoler parce que tu as tes enfants à côté de toi, accorde toi juste 30 secondes pour fermer les yeux, et laisser passer ce qu'il se passe à l'intérieur de toi...Juste 30 secondes pour porter toute ton attention du moment, sur toi.
      Pour moi, c'est vite devenu une question de survie, quand nous étions en IEF! 🙂
      A bientôt Marie, et merci encore pour ton soutien. J'ai peut être trouvé ma voix/e... 🙂
      Prends soin de toi.

  • Sophie Paternotte

    Reply Reply 4 février 2018

    Merci Camille.
    Oui continuer à partager et à rayonner de cet humilité et de cet amour pour soi si important face à nos enfants car ce sont des “cadeaux subtils et profonds” que nous leurs offrons!

  • PERETO AURELIE

    Reply Reply 7 février 2018

    Bonjour Camille,

    Cet article est profondément touchant et me renvoie à beaucoup de choses très personnelles. Plus nous sommes des parents remplis de bonnes intentions, prêts à tout pour aider au mieux nos enfants, plus le danger de projection est grand.
    L’ego se met en marche et attend que l’enfant réponde “présent” en nous renvoyant une image idéalisée de nous-même. Et pour ce faire, nous nous égarons parfois dans des chemins qui ne sont pas les nôtres…
    Etre soi-même d’abord et avant tout, cesser de jouer un rôle et savoir se présenter à l’enfant avec ses propres limites, en respectant son propre territoire est essentiel. J’adore cet article car au-delà des théories sur la parentalité, il est d’abord un appel à se chercher soi-même… c’est évidemment la meilleure façon d’être parent, n’est-ce pas ?
    Aurélie

  • Caroline

    Reply Reply 28 février 2018

    Qu’il est bon de lire qu’il est légitime de craquer, de péter des plombs !
    Comme beaucoup de parents je suis passée par ce stade : “je me dois d’être une mère parfaite!!”
    Il ne pouvait pas en être autrement pour une auxiliaire de puériculture reconvertie dans la sophrologie avec pour spécialisation la périnatalité !!!
    Et pourtant…
    Il m’a fallut du temps, des cris, des larmes, des remords pour comprendre que je ne pouvais être qu’imparfaite et que cette imperfection me rendait tout simplement humaine.
    C’est en me présentant ainsi, avec mes failles, mes blessures et mes fragilités aux yeux du monde et surtout aux yeux de mon p’tit gars que je peux offrir le meilleur de moi-même et servir “d’exemple” : “oui je commets des erreurs, oui j’ai des émotions qui me sont inconfortables mais j’avance et vois ce que j’en fais”…
    Merci pour votre article et cette agréable séance…

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