Le côté obscur de la Parentalité Bienveillante

Published by Camille et Olivier on


Note : Nous revenons sur la situation de Claire, dont l’histoire est racontée dans notre dernier article. Si vous les avez manqué, nous vous conseillons vivement de lire nos deux derniers articles : « Aurélie, ou l’histoire d’une maman débordée » et « J’ai explosé… j’ai hurlé sur ma fille (L’histoire de Claire) »


Claire en arrive à la conclusion suivante :

“Il faut que je trouve la bonne réaction pour que ma fille m’écoute, sans crier”

Mais Claire fait (selon nous) une erreur.
Elle a tort de vouloir faire encore plus d’efforts pour trouver la bonne réaction.

Pourquoi ?
Claire est persuadée que la Bienveillance est la meilleure manière d’éduquer un enfant.

Elle l’a lu partout dans les articles parlant de  parentalité :

  • “Cris, punitions : les dangers de la maltraitance émotionnelle chez les enfants”
  • “Bêtise, caprice, limites, etc… la liste des mots à ne plus utiliser avec vos enfants”
  • “Punir, gronder, menacer,… les violences qui fragilisent l’enfant et l’adulte qu’il sera demain”

Elle a du coup accumulé un nombre considérable de conseils et d’informations sur le fonctionnement et les besoins des enfants – du type :

  • “Il faut verbaliser positivement pour que votre enfant écoute”
  • “Parlez calmement, à sa hauteur”
  • “Cherchez les besoins profonds de vos enfants”

Mais selon vous…
Quand le stress du retard la prend à la gorge :

A-t-elle le temps d’appliquer la “méthode en 4 étapes pour apaiser un enfant” ?
A-t-elle l’énergie de tourner ses phrases de manière positive au bout du 25ème “NON” de sa fille ?

Le Parent Bienveillant, tel qu’on nous le présente souvent, devrait remplacer l’intégralité de son vocabulaire “naturel”.
Et avoir toujours la meilleure réaction possible face aux multiples comportements de son enfant.

Alors, le moindre mot de travers de Claire devient une violence éducative qui fragilise ses enfants.
Si le ton monte, elle risque de les « traumatiser à vie ».

Résultat : elle n’en fait jamais assez.
Pire : Chacun de ses actes “naturels”, chacune de de ses «réactions physiologiques »  deviennent potentiellement destructeurs pour son enfant.

Et c’est terriblement culpabilisant. Toxique. Destructeur.

Le coté obscur de la parentalité bienveillante

Il est temps d’en finir avec le mythe du Parent Bienveillant Parfait !

Claire n’est pas un robot.
Et vous non plus.

On a tous nos émotions, nos limites, notre “réservoir de stress” qui débordent…

Soyons honnêtes : être calme, douce, aidante, et efficace en permanence :

 C’est im-po-ssible.

Est-on des mauvais parents pour autant ?

Non, bien sûr que non.

Le coté obscur de la parentalité bienveillante

La Parentalité Bienveillante n’est pas une recette de gâteau inratable.

En tout cas, ce n’est pas notre vision.

Ne cherchez plus à faire des efforts supplémentaires, à vous changer pour être mieux, plus « performante et efficace »…
Car c’est la meilleure manière d’alimenter cette culpabilité qui vous ronge.
Et de foncer droit vers le Burn Out maternel.

Ne cherchez plus à « travailler » sur vous pour « changer ».
Mais plutôt à «prendre du temps » pour apprendre à vous connaître.

Il est grand temps de vous apaiser maintenant.
Il est grand temps de réaliser que vous êtes déjà une merveilleuse maman.

Une merveilleuse maman, avec ses talents…
Et ses limites. 🙂 (C’est d’ailleurs ce qui fait notre beauté, notre complexité, notre humanité).

La vie fait que nous ne pouvons pas toujours être au top, et ce n’est pas une raison pour ne pas se sentir à la hauteur !

 


4 Comments

Céline · 11 avril 2022 at 7 h 45 min

Je me suis tellement reconnue… J’ai crié pas plus tard que ce matin. Quasiment la même situation. J’ai hâte de voir l’offre de demain. J’avoue je cumule les efforts entre la psy et plusieurs coachings en parallèle.

    Julie · 12 avril 2022 at 10 h 59 min

    Bonjour Céline,
    On espère que tous ces coachings vous aident ! ❤️
    Bien à vous,
    Julie – Equipe Les Supers Parents

Laura Pedebas · 15 avril 2022 at 20 h 38 min

Merci d’écrire noir sur blanc que notre maximum c’est le meilleur de nous même, y compris quand c’est Il paraît. Que prendre soin de nous est aussi important que de prendre soin de ses enfants. De parler de burn out maternel…

    Julie · 19 avril 2022 at 9 h 48 min

    Bonjour Laura,
    Prendre soin de soi n’est pas « aussi important » que de prendre soin de ses enfants, c’est une condition sine qua none !
    On ne peut pas, sainement, prendre soin de ses enfants en étant vides et épuisées. On ne peut donner que ce qu’on a…
    Bien à vous,
    Julie – Equipe Les Supers Parents

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