bébé qui communique

Cet article est la seconde partie du dossier « comment communiquer avec votre bébé ». Ces deux articles sont notre contribution au Festival « A la croisée des Blogs » du mois de Septembre.

A la croisée des blogs

 

3- Comment interagir avec votre bébé et comment lui parler ?

Nous l’avons vu dans la première partie du dossier, votre bébé a besoin de communiquer pour se développer et s’épanouir. Le but de cet article est de vous proposer quelques méthodes que vous pouvez utiliser pour interagir avec votre bébé. Rappelons bien sûr que cette communication n’est pas l’exclusivité de la maman et qu’il est important que le papa communique lui aussi avec son bébé. Rappelons aussi qu’il faut faire attention à ne pas « sur-stimuler » votre bébé : vous risqueriez de le « saturer » et de le fatiguer. Vous verrez un peu plus loin que votre bébé a parfois besoin de calme et de repos.

 

 

Communiquez avec vos regards

Adressez à votre bébé une large palette de regards et d’expressions pour exprimer vos différentes émotions : la joie, la tendresse, la surprise, l’étonnement etc. En vous observant, votre bébé assimile ces regards et, petit à petit, les reproduit. C’est un phénomène que nous avons clairement pu observer avec Léo et Lou… souvenirs de leur « O » d’étonnement singeant parfaitement l’expression de leur père.


Communiquez par le toucher

Le toucher est aussi un excellent moyen pour communiquer avec votre bébé. Embrassez-le, caressez-le, jouez avec ses mains et ses pieds etc. Le bébé est un petit être tactile et tous ces gestes ne feront que favoriser le lien affectif qui vous unis, essentiel à son bon développement


Communiquez en lui parlant

Parler à votre bébé, dès sa naissance, est très important car cela le rassure, stimule sa faculté d’écoute et sa capacité d’apprentissage du langage.

A sa naissance, même s’il ne comprend pas encore ce que vous lui dites, votre bébé sait parfaitement reconnaître votre voix et ses différentes modulations car il s’y est habitué pendant la grossesse. Dès tout petit il saura donc décoder votre humeur du moment à l’intonation de votre voix (douce, joyeuse, ferme etc.).

Il est conseillé de parler régulièrement à son bébé et d’être à l’écoute de ses tentatives de communication. Très vite en effet il testera sa propre voix pour vous répondre. Ne le coupez surtout pas dans son élan, au contraire, écoutez-le et reproduisez ses vocalises pour l’encourager à continuer. Pensez aussi à le féliciter de sa prestation lorsqu’il a terminé. Par expérience, nous ne pouvons que vous encourager à dialoguer avec votre bébé… ce sont des moments uniques !


OK mais que doit-on lui dire ?
A ceux qui ne sauraient pas quoi dire un seul conseil : faites simple. Lorsque vous êtes en panne d’idées, racontez-lui simplement ce que vous faites, nommez les objets que vous utilisez etc. De toute façon, tout ce qui viendra de vous sera pour lui source d’émerveillement !

A défaut de trouver quoi dire, vous pouvez aussi lui chanter une chanson ou lui lire une histoire. Accompagner-la bien sur de gestes, d’intonations et de mimiques… votre bébé adorera !


Faut-il lui « parler bébé » ou lui parler comme à un adulte ?
Un peu des deux mon capitaine !
Ne faire que « gagatiser » à la « hooouu qu’elle est mignonne dans sa jolie rorobe avec son lolo dans ses petites mimines » ne serait pas une bonne chose. Utilisés à outrance, les onomatopées du « parler bébé » risqueraient, selon les spécialistes, de freiner son développement du langage. Pourtant, sachez que votre bébé adore ce langage, qui l’amuse beaucoup. Et il y a de quoi d’ailleurs : les mimiques que nous faisons lorsque nous lui parlons « bébé » sont en effet souvent bien comiques.

Il est donc préconisé de parler « normalement » à votre enfant, sans le priver cependant de ces moments de détente où vous vous amusez ensemble à « parler bébé ». Bien entendu, lorsque vous lui parlez « normalement », parlez clairement et pas trop vite, en préférant des phrases courtes et simples.


Y a-t-il des choses qu’il ne faut pas lui dire ?
Il est dit qu’un enfant “peut tout entendre”, mais franchement, inutile de lui parler de ce qui ne le concerne pas. Vous pouvez lui parler de votre prochain déménagement ou même de votre séparation, mais rappelez-vous que votre bébé n’a pas à être votre « confident ». Sachez que lorsque vous avez des soucis, que vous êtes stressé, votre bébé a tendance à penser être la source des vos problèmes. Rassurez-le en lui parlant simplement, avec votre cœur, et en lui faisant comprendre que ce n’est pas de sa faute.


4- L’utilisation du langage des signes pour bébé :

Un autre moyen de communiquer que vous pouvez aussi tester : le langage des signes pour bébé. C’est un langage inspiré de la langue des signes mais adapté aux tout petits. Cette pratique est de plus en plus en vogue dans les pays Anglophone, elle débarque en France.

Le langage des signes pour bébé propose d’apprendre à votre enfant à se faire comprendre avant même de savoir parler, en associant systématiquement certains mots à des gestes particuliers.

Il est conseillé d’introduire les geste petit à petit, sans jamais insister ou forcer le bébé à vous imiter. Certains préconisent de commencer dès la naissance et d’autres d’attendre les 6 mois de l’enfant. Utiliser les signes renforcerait les liens, la complicité, et faciliterait les échanges et l’apprentissage du langage parlé.

Ce qui est sûr c’est que la majorité des bébés adorent se prêter à ce jeu « qui semble tant plaire à Maman et Papa ».

Notre petite Lou parle déjà plutôt bien du haut de ses 26 mois et n’a plus besoin de signes pour se faire comprendre. Heureusement nous aurons bientôt la possibilité d’expérimenter cette technique avec la p’tite dernière… vous aurez bien entendu le droit à un rapport détaillé Sourire.

language des signes pour bébés

Pour en savoir plus sur le langage des signes pour bébé, vous pouvez consulter les sites suivants :

Signes bébé
Signes 2 mains
Signe avec moi
Des vidéos exemples sur Wikisign

 

5- Comment décrypter les pleurs de votre bébé et faut-il le laisser pleurer ?

Nous l’avons vu dans la première partie du dossier, votre bébé utilise lui aussi divers moyens pour communiquer avec vous. Quand tout va bien, ces gestes, ses mouvements, ses premiers sourires et ses vocalises sont à croquer. Manque de bol pour nous les parents, quand quelque chose ne va pas ou lorsqu’il a un besoin à satisfaire, les cris et les pleurs sont ses seuls recours. De quoi mettre nos nerfs à rude épreuve. Même si cela ne vous consolera pas, soyez en tout cas rassuré : il est parfaitement normal que votre bébé pleure. L’inverse serait en fait beaucoup plus inquiétant.

Pour les spécialistes de l’enfance, la plupart des pleurs seraient évitables, ou du moins rapidement consolables, si les parents savent répondent rapidement et correctement au besoin de leur enfant. Mais encore faut-il savoir les décoder nous direz-vous. Et nous sommes bien d’accord, car pour être francs avec vous, nous n’avons rien décodé du tout pour Léo et pour Lou. L’élaboration de ce dossier nous permettra sans doute de mieux comprendre la p’tite troisième.

Mais d’abord, quand est-il du grand débat (générationnel ?) de savoir s’il faut, ou pas, laisser pleurer son bébé ?

Tout le monde semble aujourd’hui s’accorder à dire qu’un bébé ne pleure pas « pour rien », et encore moins « par caprice ». Les bébés pleurent pour exprimer un mal-être, un besoin, un manque auquel il faut répondre : faim, douleur, fatigue, ennui, frustration, besoin d’affection etc.

Donc contrairement à ce que beaucoup de personnes pensent et que nous avons (malheureusement) quelques fois appliqué avec Léo et Lou : NON il n’est pas conseillé de laisser pleurer votre bébé !

L’idée reçue selon laquelle un bébé qu’on ne laisse jamais pleurer deviendra un « enfant capricieux » reste, c’est vrai, répandue. Ceux qui pensent ainsi ont pourtant tout faux car il a été prouvé que, surtout les trois premiers mois de sa vie, le bébé pleure pour créer un lien avec ses parents et s’assurer que l’on va bien s’occuper de lui.

Certaines études ont même montrées que, plus les parents répondent rapidement aux pleurs de leur bébé, plus celui-ci apprend la patience : « les bébés auxquels les mamans ont répondu tôt et de manière « maternante » réduisent leurs pleurs de 70 % et utilisent bien moins les pleurs comme moyen de communication, passé l’âge d’un an. ». En fait, si on y pense bien c’est logique : sachant que ses parents réagissent rapidement à ses appels, le bébé devient moins anxieux et a, du coup, de moins en moins recours aux pleurs. Ces mêmes études ont aussi prouvées que les bébés qui ont été régulièrement et rapidement entendus, consolés, réconfortés, auront tendance à devenir des enfants tranquilles, confiants et indépendants.

Certains psychiatres affirment qu’à l’inverse, laisser pleurer son bébé c’est lui apprendre à se résigner et à ne pas pouvoir faire confiance aux adultes.

les pleurs de bébé

Savoir décoder les différents types de pleurs :

Souhaiter répondre rapidement à l’appel de son bébé est une chose… arriver à trouver la raison des ses pleurs en est une autre !

 

Il pleure parce qu’il a faim

Comment reconnaitre ces pleurs : ils démarrent par un cri strident, suivi d’un silence (inspiration), puis d’un cri continu et insistant. Tant qu’il n’aura pas mangé, le bébé crie de plus en plus fort et s’agite de plus en plus. Ces pleurs sont les plus faciles à reconnaître par les parents car ce sont les plus fréquents.

Comment y répondre : Il ne faut pas laisser pleurer un bébé qui a faim, même s’il a déjà mangé récemment. Sachez que la faim, chez le bébé, se transforme rapidement en douleur et en angoisse : elle doit vite être satisfaite. Donnez-lui le sein ou un biberon et rassurez-vous, si ce n’est pas la faim qui le fait pleurer, il tournera la tête ou fermera la bouche.


Il pleure parce qu’il s’ennuie ou a envie d’être pris dans les bras

Comment reconnaitre ces pleurs : Ils commencent par de petits cris de protestations suivis de gémissements, puis de hurlements. Lorsque votre bébé en a assez d’être assis dans son transat ou allongé dans son lit alors qu’il est réveillé depuis un moment, il vous fait savoir qu’il a besoin de vous. Il a tout simplement envie de vous voir, de vous entendre, d’être dans vos bras.

Comment répondre : N’hésitez pas à le prendre ! Comme nous l’avons vu plus haut, répondre à ses besoins ne fait que renforcer son sentiment de sécurité et permettra, à terme, de diminuer son besoin d’être pris dans les bras.


Il pleure parce qu’il est fatigué

Comment reconnaitre ces pleurs : Ils commencent par des petits gémissements et grognements, sans cause apparente, puis les pleurs s’intensifient et le bébé se tortille de plus en plus. Ce qui est délicat avec les pleurs de fatigue c’est que plus votre bébé pleure, moins il arrive à se calmer et à s’endormir (alors que c’est ce dont il a besoin).

Comment répondre : Il est important d’apprendre à repérer les signes de fatigue de votre bébé (bâillements, yeux frottés, agitation etc.) pour pouvoir y répondre rapidement. Dès que cela est possible, couchez-le loin de toute agitation. Certains bébés trouverons immédiatement le sommeil (ça c’était Léo), d’autres auront besoin de « pleurer un bon coup » pour se vider de leur tension (et ça c’est Lou !). N’hésitez pas à l’aider à se calmer en lui parlant doucement ou en lui chantant une berceuse.

Dès que votre bébé aura un rythme de sommeil régulier, évitez bien sûr de le sortir aux moments où il s’endort d’habitude.

Sachez aussi que les « pleurs de fatigues » sont plus fréquents en soirée, votre bébé ayant été sollicité toute la journée. Pas de bol donc car c’est souvent vers 18h00 : pile poil au moment ou papa/maman rentrent du boulot. Faites tout pour ne pas être stressé à ce moment (C’est plus facile à dire qu’à faire Sourire), ou au moins de le lui montrer le moins possible. Si votre bébé ressent votre stress il aura d’autant plus de mal à se calmer.


Il pleure parce qu’il a mal

Comment reconnaitre ces pleurs : Le cri du bébé associé à la douleur est généralement bref, soudain, puissant, et perçant. La respiration se bloque puis les cris se font de plus en plus aigus, sans qu’il soit possible de l’apaiser. Ce genre de cris signifient soit que votre bébé est malade (vérifiez d’emblée sa température) soit qu’il a un érythème fessier, des coliques ou une poussée de dents.

Comment répondre : Si vous n’arrivez vraiment pas à calmer les pleurs de votre enfant il n’y a qu’une chose à faire : le montrer à un médecin.

Pour les coliques, dont beaucoup de bébés souffrent les premiers mois (votre bébé se tortille, devient rouge et fait des gazes), vous pouvez tester la position « anti-coliques » qui calme les douleurs intestinales par la chaleur et la pression exercée sur le ventre. Mettez votre bébé à cheval, ventre appuyé sur votre avant-bras, la tête dans le creux du coude et votre main passée entre ses jambes. Cette technique a toujours très bien fonctionnée pour Léo et pour Lou.


Quand rien ne marche

Si les pleurs ne correspondent à aucun des cas de figure ci-dessus, vous pouvez aussi vérifier que :

1- votre bébé n’a pas trop chaud ou froid : glisser un doigt dans son cou ou sur son ventre pour évaluer sa température. Enlevez ou ajoutez-lui un vêtement et donnez-lui à boire : de l’eau s’il fait trop chaud, un biberon chaud ou le sein s’il a froid. N’oubliez pas que la température idéale de sa chambre est entre 18 et 20°.

2- Sa couche n’est pas sale : certains bébés ne supportent pas la sensation d’humidité. Vérifiez l’état de la couche et changez la si nécessaire.

Malheureusement, à moins que vous ne soyez doté de « supers pouvoirs », il y aura forcément des pleurs que vous n’arriverez pas à comprendre. Dans ces moments là, si vous ne trouvez vraiment pas ce qui le gène, exprimez lui quand même votre compassion : faites lui comprendre que vous êtes « à ses côtés » et que c’est aussi dur pour vous de ne pas arriver à le soulager.

Sachez aussi que parfois, votre bébé pleure pour se soulager. Les pleurs ont un pouvoir apaisant et le libèrent de ses tensions (c’est surtout vrai en fin de journée). Certains spécialistes disent même qu’une certaine quantité de pleurs est nécessaire et témoigne de la bonne vivacité d’un bébé. Il semblerait que les bébés qui pleurent beaucoup deviennent des enfants éveillés et toniques qui se développent particulièrement bien, tant sur le plan physique qu’intellectuel… Ce que nous aurions plutôt tendance à confirmer Sourire.

 

Petit récapitulatif des techniques pour apaiser votre bébé quand il pleure :

- Restez calme : Même si vous n’arrivez pas à déceler immédiatement l’origine du problème, forcez-vous à rester calme pour ne pas entrer dans le cercle vicieux : bébé pleure, cela vous stresse, il ressent votre stress et pleure de plus belle etc.

- Parlez-lui doucement ou chantez-lui une berceuse: Les paroles douces ont un effet calmant, surtout lorsqu’elles sont prononcées par les parents. Votre bébé reconnait votre voix, qui est associée pour lui à un sentiment de sécurité.

- Offrez-lui quelque chose à téter : Les bébés ont un grand besoin de succion, qui n’est pas forcément qu’alimentaire ! Téter les rassure, les tranquillise et les calme. Léo, qui n’a jamais eut de tétine, se calmait dès que sa mère lui donnait son petit doigt à téter.

- Portez-le dans vos bras : Au chaud contre vous, respirant votre odeur et sentant le battement de votre cœur, le bébé ressent un sentiment de protection et de sécurité. Quand c’est possible, préférez le contact « peau à peau »… l’effet calmant est souvent radical !

- Bercez-le : dans vos bras ou dans un berceau, le balancement a clairement des vertus apaisantes. Le bébé cale sa respiration sur le mouvement de balancier et se calme ainsi peu à peu. Plus le bercement est appuyé et lent, plus il est efficace.

- Promenez-le : Sortir est toujours un excellent remède aux pleurs d’ennui ou de tension. Que ce soit pour une balade en poussette ou en voiture, les bébés adorent la sensation procurée par le mouvement, sans parler des millions de choses qu’ils découvrent en regardant autour d’eux. C’est une technique qui a toujours parfaitement fonctionnée avec nos deux loulous : Ils étaient généralement endormis en 5 minutes chrono! Nous conseillons cependant plutôt la poussette dans laquelle l’enfant peut faire une sieste alors qu’avec la voiture, le risque est grand de le réveiller en le sortant de son siège auto.


Si vous n’arrivez plus a supporter ses cris et ses pleurs:

- Quand c’est possible, passez le relais : au papa, aux grands parents, à une amie etc. et profitez-en pour vous reposer !
- Si vous êtes seul, installez-le bien à l’abri dans sa chambre, et allez respirer ailleurs quelques instants (pas trop loin quand même). Vous retrouver momentanément avec vous-même vous permettra de reprendre votre calme.
- Surtout, profitez de chacune de ses siestes pour vous reposer vous aussi !

 

Voila, c’est la fin de ce dossier “comment communiquer avec votre bébé”, nous espérons sincèrement que vous y aurez appris autant de choses que nous en avons appris pendant son élaboration.
Communiquer avec son bébé est une sacrée aventure, pas tous les jours facile, mais au combien gratifiante.
Ce dont nous sommes convaincus en tout cas c’est que le fait de communiquer avec son bébé, par tous les moyens possibles, c’est favoriser sa faculté à communiquer correctement dans sa vie future : sa vie d’enfant, sa vie d’adolescent, sa vie d’adulte et à son tour … sa vie de parent.

 

N’hésitez pas à nous faire part de vos expériences et de vos anecdotes en nous laissant un commentaire, nous serons ravis de les lire et elles seront forcément utiles à d’autres parents.

 

A propos des Auteurs de ce blog :

Camille et Olivier sont les heureux parents de 3 merveilleux bambins. Ils se sont donné pour mission de leur proposer le meilleur en termes d’éveil et d’éducation… et de devenir des “Supers Parents”.
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