4 moyens de désamorcer les situations difficiles avec un enfant en bas âge

Aujourd’hui, Anaïs nous livre un article inspirée de son expérience personnelle… pour désamorcer les conflits avec vos tout petits ! Merci Anaïs pour ce 4ième article publié sur les-supers-parents.com !

photo-Anaïs-EUVERTE Bonjour, je suis Anaïs EUVERTE, accompagnante en relation d’aide et formatrice. J’accompagne les personnes pour les aider à mieux vivre leur vie relationnelle, notamment dans les domaines de la conjugalité et de la parentalité.

Aujourd’hui, je souhaite partager avec vous 4 moyens de désamorcer les situations difficiles avec un enfants en bas âge.

Ce sont des façons de faire que j’ai expérimentées avec mon fils depuis quelque temps et cela fonctionne plutôt bien. En fait je devrais plutôt dire que c’est lui qui m’a montré le chemin, comme souvent savent le faire nos enfants;)

Mon fils a 3 ans et depuis qu’il a environ 2 ans, comme souvent à cet âge-là, il est fréquemment en mode opposition par rapport à ce que moi ou son père lui demandons.

Bien sûr, il s’agit d’une étape de la construction identitaire de l’enfant : cela lui permet de s’affirmer et de se différencier de nous.

Mais comment gérer ces « non », ces « je veux pas » et autre variante de mon fils : « t’as pas le droit ! », le tout sur un ton péremptoire et sans appel ?;)

Personnellement, j’ai pris conscience que je pouvais dans ces moments-là hausser le ton pour faire respecter mes demandes et mes refus…sans grand succès !

Je faisais cela pourtant du mieux que je pouvais, en lui adressant un message clair, en écoutant le ressenti de mon fils… mais cela finissait quand même souvent par des crises de larme pour lui… et d’énervement pour moi !

J’ai essayé d’autres moyens. En fait, j’ai décidé de ne pas prendre ces situations au sérieux… et d’aborder la vie avec mon enfant avec plus de légèreté.

Je suis assez stupéfaite des résultats car je constate que les moments de conflits et d’opposition se sont raréfiés ! Alors cela m’a donné envie d’écrire cet article pour le partager avec vous.

Voici donc quatre moyens que j’ai expérimentés pour vivre plus facilement le quotidien avec mon enfant.

1) La distraction ou comment passer à autre chose

communiquer avec votre enfant

Il s’agit de faire porter l’attention de l’enfant à un autre endroit que là où se trouve la difficulté.

Exemple : vous venez de refuser quelque chose à votre enfant, par exemple, un dessin animé. Et là, c’est le drame, la crise de larmes ou la colère…

Je vous propose d’abord d’écouter et de confirmer l’émotion de votre enfant : « oui, je vois que tu es en colère/triste. J’entends que tu avais très envie de regarder ce dessin animé et c’est difficile pour toi que je te le refuse. »

Une fois la frustration nommée, je vous invite à proposer autre chose à votre enfant. Il est inutile de s’appesantir sur ce moment difficile. Vous pouvez lui proposer un jeu, lui montrer un oiseau dehors, chanter une chanson…

Cela lui permettra de surmonter sa frustration. Attention à ne pas passer trop vite sur l’émotion et à bien respecter la première étape d’écoute de l’enfant avant de proposer autre chose. Il est en effet important qu’il puisse vivre son émotion, et ensuite de lui permettre de rebondir sur autre chose.

2) Le recours à l’imaginaire / au jeu

Cela consiste à transformer quelque chose de désagréable ou de contraignant en truc super chouette;)

Exemple : vous souhaitez emmener votre enfant prendre son bain et il ne veut pas, mais alors pas du tout… Vous pouvez inventer un jeu jusqu’à la salle de bain. Lui proposer d’y aller en voiture, ou de faire la course, ou d’emmener ses jouets, ou alors vous cacher dans la salle de bain et lui demander de vous chercher, faire le tigre…

Cela vaut aussi pour les repas : raconter une histoire avec la nourriture permet de manger sans s’en rendre compte.

C’est incroyable comme les choses sont tout de suite plus fluides lorsque l’on se branche sur le même mode que notre enfant, celui de l’imaginaire et du jeu.

3) La négociation

Tout n’est pas négociable mais beaucoup de choses peuvent être négociées. Pour nous adultes, cela implique de laisser au vestiaire notre habit de parent tout-puissant, d’accepter qu’un enfant a ses désirs propres, et que nous pouvons aussi accéder à leurs demandes et réviser un peu nos exigences.

Exemple : mon enfant refuse de s’habiller, il veut déjeuner d’abord. Je peux tout à fait accepter ce type de demande. De la même façon, mon enfant veut mettre un tee-shirt jaune et non rouge, cela reste acceptable, non ?

Nos enfants ont beaucoup de contraintes, nous leur demandons de se lever, de se coucher, de manger à certaines heures, d’aller à l’école, à la crèche ou chez la nounou, de bien se tenir à table etc… Nous ne pouvons pas attendre d’eux une obéissance permanente et personnellement, je n’ai aucune envie d’avoir un enfant soumis.

Quand cela est possible, je vous invite donc à négocier avec eux ce qui peut l’être. De cette façon, vous lui montrez qu’il est une personne, que vous le respectez et que son avis compte.

enfant_heureux

4) Le lâcher-prise

Quand on ne peut pas changer une situation, il reste le lâcher-prise, c’est tout de même mieux que de s’acharner sur nos enfants;)

Exemple : votre enfant ne veut pas manger, malgré vos demandes voire votre acharnement… lâchez-prise, ne forcez pas ! Sinon, la nourriture risque de cristalliser les conflits et les blocages.

A l’inverse, c’est souvent lorsque nous lâchons prise que se débloquent les situations. Il s’agit de relativiser la difficulté ou le conflit, de se dire que ce n’est pas grave.

Je constate souvent que c’est lorsque je lâche prise sur les repas, que spontanément, mon fils finit par venir manger.

A ce moment-là, il est important que notre attitude de parent soit authentique : si vous faites semblant de ne plus accorder d’importance à une chose mais qu’au fond de vous c’est encore un enjeu, votre enfant le sentira et restera peut-être dans l’opposition. Le lâcher-prise implique de se dire vraiment, de façon authentique : « tant pis ! …» (…s’il ne mange pas, s’il ne range pas, s’il ne met pas son manteau…).

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, ces moyens ne sont pas fatigants, ils font simplement appel en nous à l’enfant joyeux et créatif que nous avons été et que nous avons besoin de retrouver.

Donc je vous invite à partir joyeusement à la recherche de votre enfant intérieur… afin de vivre avec vos enfants un quotidien fait plus souvent de rires et jeux.

Plus nous abordons la vie de façon légère et avec humour, plus notre enfant sera enclin à le faire…car la bonne humeur, c’est contagieux;)

Et en fait, eux savent le faire, il y a juste à les regarder vivre et à s’inspirer d’eux…

Mon blog : http://www.blog-espere.com

Mon site : http://www.lescheminsdelarelation.com

 

Encore merci pour ce super partage d’expérience Anaïs !

Si vous aussi avez de bonnes techniques pour désamorcer les conflit avec votre enfant…
N’hésitez pas à les partager en laissant un commentaire ci-dessous !

 

Cet article a été rédigé par Anaïs EUVERTE, Consultante et formatrice en relations humaines et auteur du blog http://www.blog-espere.com/. Retrouvez tous les articles d’Anaïs en cliquant ICI !

A très vite !
Camille et Olivier

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4 Comments

  • Christel

    Reply Reply 3 décembre 2014

    Moi malgré que je parle calmement il est borné il continue a faire sa crise. Exemple a la boulangerie il touche à tout je lui dit non ont ne peut pas la madame va se fâcher et la il se jette parterre, il y a des jours ou j’en peu plus en plus suis enceinte de 22 semaines.

  • valerie

    Reply Reply 19 janvier 2015

    Merci pour cet article très clair et rempli de conseils pratiques. Voici une vidéo avec des idées une fois que la crise est là (si on n’a pas pu la désamorcer avant): http://www.droledemaman.com/comment-reagir-face-aux-coleres-de-vos-enfants/

  • Angélique Mathieu

    Reply Reply 8 février 2017

    Certains parents veulent effectivement tout contrôler chez leurs enfants: ce qu’ils doivent mettre comme vêtements, comment se coiffer, quoi manger, à quoi jouer etc.

    C’est dingue.
    Mettons-nous un peu à leur place, où est donc leur liberté dans ce cas? 🙁

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