Résoudre les jalousies et rivalités entre frères et soeurs

Cet article est notre résumé et synthèse de la première partie du livre « Jalousies et rivalités entre frères et sœurs » d’Adele Faber et Elaine Mazlish. Vous y découvrirez :

Les impacts des rivalités entre frères et sœurs sur notre vie d’adulte.
Un test qui ne manquera pas de vous étonner !!
Les dangers de la comparaison : pourquoi nous devons nous efforcer de ne jamais comparer nos enfants entre eux.
– Comment éviter l’erreur que nous faisons presque tous : chercher à « donner la même chose » pour éviter les rivalités.

Cet article fait suite à notre réflexion sur « la jalousie du grand frère », et nous publierons le résumé de la seconde partie du livre dans notre contribution aux Vendredi Intellos de la semaine prochaine.

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Chapitre 1- frères et sœurs, passé et présent

Dans ce premier chapitre, les auteurs nous font prendre conscience de l’impact considérable, sur notre vie d’adulte, des relations que nous avons eu avec nos frères et sœurs. Elles nous font du coup réaliser à quel point notre rôle de parent et la manière dont nous gérons les jalousies et rivalités de nos enfants sont importants, pour leur bien être futur !

Les constats :

– Les rivalités entre frères et sœurs, ça n’arrive pas qu’aux autres ! C’est universel ! Sachez que tous nos efforts pour ne faire aucune comparaison, aucun favoritisme et donner à nos enfants un « amour égal » ne les empêcheront pas d’être jaloux et de se disputer.

– Malgré le fait que nous ayons nous-même connu, enfant, la jalousie et les rivalités avec nos frangins/frangines, nous sommes mal préparés à gérer l’antagonisme de nos propres enfants.

– Les relations que nous avons eu avec nos frères et sœurs continuent à provoquer en nous de vives réactions émotives aujourd’hui : qu’elles soient positives ou négatives. Ces émotions peuvent influencer notre manière d’être actuelle avec nos frères et sœurs… et se transmettre d’une génération à une autre (si nous n’aimons pas notre frère, il y a de fortes chances pour que nos enfants n’aimeront pas les enfants de notre frère).

– Nos premières expériences relationnelles, avec nos frères et sœurs, conditionnent aujourd’hui notre façon d’agir, de penser et de nous considérer nous même. Celui que ses frères et sœurs auront toujours traités de « bon à rien » aura tendance à garder cette image de lui-même une fois adulte. L’aîné qui « dirigeait sa fratrie » aura tendance à devenir un « meneur d’homme », à prendre des décisions, des responsabilités pour les autres. La cadette qui se sentait « inférieur » à sa sœur aura tendance à manquer de confiance en elle etc…

En conclusion, il ne sert à rien de chercher à ce que nos enfants s’aiment entre eux ou soient « amis ». Mieux vaut leur apprendre à se parler, à s’écouter, à se rendre compte de leurs différences et à trouver eux même des solutions pour surmonter ces différences.

Chapitre 2- Pas avant que tout soit dit (le TEST)

Les enfants ont besoin d’être compris, entendu. Ils ont besoin que leurs sentiments réciproques soient reconnus. Nier les émotions et les sentiments négatifs de nos enfants (qui risquent de les enfouir en eux, de les refouler) peut avoir de graves conséquences psychologiques !

Pour nous permettre de comprendre ce que ressentent nos enfants à l’égard de leurs frères et sœurs, les auteurs nous soumettent un test. Ce test consiste à analyser nos réactions face à diverses situations, partant de l’idée que votre Mari (ou votre épouse) ai pris « une deuxième femme » (ou « un deuxième homme ») en vous expliquant : « je t’aime tellement que j’ai décidé d’en prendre une (un) autre comme toi. En plus, ça te fera de la compagnie quand tu te sens seul ».

Faites le test, c’est édifiant !! Nous sommes quasiment sûrs que vous finirez par avoir envie de « faire du mal », non seulement à l’intrus(e), mais aussi au bourreau (votre mari/épouse).

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Vos enfants ressentent exactement ce que vous venez de ressentir !
Ils se sentent mis en danger par cet intrus (le frère ou la sœur) qui leur vole tout : le temps et l’amour de ses parents, ses jouets, ses vêtements etc…

Jalousie enfants

Selon les auteurs, notre rôle est de leur apprendre à exprimer leurs sentiments (en étant nous même prêts à les entendre et à les accepter)… tout en leur interdisant certains comportements (lorsqu’ils cherchent à se faire du mal) et en leur montrant comment manifester leur colère de façon acceptable.

Les 4 premiers grands principes pour réagir aux comportements agressifs de nos enfants l’un envers l’autre sont dévoilés sous forme de BD dans le livres :

  • Au lieu de rejeter les sentiments négatifs qu’éprouve un enfant envers l’autre, faites le constat de ses sentiments. Décrivez le sentiment qu’éprouve votre enfant : « Tu n’aimes pas que je passe autant de temps avec Lili », « Tu as l’impression qu’elle fait ça uniquement pour t’embêter »
  • Accordez aux enfants de façon imaginaire ce qu’ils n’ont pas dans la réalité. « Tu ne veux pas d’elle ici, parfois tu aimerais qu’elle n’existe pas », « Tu aimerais qu’elle te demande avant d’emprunter tes jouets ».
  • Aidez les enfants à soulager leurs sentiments hostiles par des moyens symboliques ou créatifs. Dans les moments de colère, incitez-les à vous exprimer leur sentiments, en fonction de leur âge : sur une poupée, un oreiller, en dessinant ou en écrivant ce qu’ils ressentent. S’ils ne veulent pas écrire ou dessiner… donnez l’exemple en utilisant cette technique devant eux la prochaine fois que vous serez en colère, ils auront tôt fait de vous imiter.
  • Arrêtez les comportement brutaux : montrez comment exprimer en toute sécurité des sentiments de colère. Retenez-vous d’attaquer l’attaquant ! « pas de coups ! dis à ta sœur que tu es furieux avec des mots, pas avec tes poings », « Tu a l’air en colère. Tu es capable de régler tes comptes avec ton frère sans l’insulter », « Au lieu de l’insulter, dis-lui ce que ça te fait, ou ce que tu voudrais ».
    Pensez aussi à leur donner le bon exemple : bannissez toute violence ou injures de votre part en vers qui que ce soit !

Suivent plusieurs questions de parents sur les mises en application de ces techniques et quelques conseils des auteurs. En voici quelques uns :

– Proposer un petit signe, un code secret que votre enfant peut vous faire lorsqu’ils sent que la colère monte… afin qu’en retour vous lui fassez signe pour lui montrer que vous l’avez vu et que vous le comprenez.

– Si vous n’avez pas assez de temps pour écouter toutes les « plaintes » de vos enfants : fournissez-leur a chacun un « cahier de rouspétance » où ils pourront écrire ou dessiner chaque fois qu’ils se disputent. Vos enfants devraient alors moins éprouver le besoin de venir se plaindre.

– Eviter de poser des questions du type « est-ce que tu aimerais que ta sœur/ton frère te fasse la même chose ? ». Elles ne servent à rien car s’il devait répondre honnêtement il serait obligé d’admettre que non. Mieux vaut utiliser une formule du type : « je suis sûr que tu peux t’imaginer ce que cela te ferais si quelqu’un te faisais la même chose » : cette phrase l’amène à réfléchir sans le culpabiliser.

Suivent ensuite les récits de certains participants aux ateliers, qui mettent en pratique les premiers conseils donnés et nous fournissent des tas d’idées, et de conseils pratiques.

Adele Faber et Elaine Mazlish concluent ce chapitre par une phrase toute simple… mais qui peut vous changer la vie : « Plus on insiste pour que les enfants s’aiment (en les forçant à refouler leurs sentiments négatifs), plus ils se détestent ! Plus on leur permet de se détester… plus ils s’aiment !!!

FALLAIT LE SAVOIR !! Mais maintenant tout s’éclaire : A la dernière visite de Léo, nous lui avions permis de nous exprimer ses sentiments négatifs envers sa petite sœur Lou : Il est repartit en lui disant « Je t’aime ». Cette semaine… il était transformé, il a été beaucoup plus cool avec elle !!! Il lui a même fait des bisous et a accepté de se faire embrasser d’elle (chose inimaginable la dernière fois) ! Ils ont joué dans la même pièce sans se disputer etc… INCROYABLE !

Chapitre 3 – Les dangers de la comparaison.

Nous l’avons vu, les enfants sont « naturellement » violents les uns envers les autres …. Mais nous, leurs parents, leur fournissons aussi des raisons de l’être encore plus. En faisant des comparaisons, nous attisons leurs rivalités.

Quel que soit le type de comparaison que nous faisons entre eux, elles ont TOUJOURS de mauvaises conséquences ! Voici ce que se disent nos enfants, consciemment ou pas, lorsque nous les comparons :

– « Je déteste mon frère/ma sœur »
– « Tu aimes toujours les autres mieux que moi »
– « Tout ce que je fais, c’est mal »
– « Tu ne m’aimes pas pour moi-même »
– « Je n’arriverai jamais à être comme tu le souhaite, alors pourquoi essayer ? »
– « Si je ne peux pas réussir à être le meilleur, je réussirai bien à être le pire ! »

Les auteurs nous expliquent aussi que nous avons tendance à reproduire, une fois adulte, les comparaisons que faisaient nos parents : en nous comparant nous-même aux autres… ce qui nous rend malheureux puisqu’on trouve toujours « mieux que nous». (Whaou !… est-ce que mon fâcheux penchant à me comparer aux autres et à être un éternel insatisfait (en voie de guérison) viendrait de là ?)

Nous devons donc faire des efforts et réfléchir avant de parler à nos enfants afin de ne JAMAIS les comparer entre eux. Les comparaisons défavorables, qui rabaissent l’estime de soi sont bien entendu à bannir (« Fait attention Léo ! Même ta petite sœur mange plus proprement que toi ») … tout autant que les comparaison favorables, qui peuvent inciter l’enfant à rabaisser l’autre (« c’est bien Léo, tu ne laisses pas traîner tes jouets comme le fait Lou »).

Le mot d’ordre selon Adele Faber et Elaine Mazlish est de décrire : Décrire ce que l’on voit, décrire ce qui nous plait (« Je vois une chambre complètement en bazar »), décrire ce qui nous déplait (« Je vois une petite fille qui ne mange pas très proprement »), décrire ce qu’il faut faire (« J’aimerait que tu mette un peu d’ordre dans ta chambre »).

L’embêtant, c’est que même sans que nous fassions de comparaison, les enfants peuvent se sentir comparer : Léo par exemple nous dis souvent en ce moment « Lou, elle vous fait tout le temps rigoler, mais plus moi ». De même, un compliment fait à l’un peu être ressenti comme une dévalorisation de l’autre : « Papa a dit que Léo était gentil, ça veut dire qu’il pense que moi je ne le suis pas ». Les auteurs sur ce point nous invite à complimenter nos enfants en les prenant à part. Et dans les cas où nous ne pouvons les prendre à part, il est important de s’efforcer à « décrire la situation (« Tu dois être fier de toi Léo d’avoir eu une si bonne note en récitation » ou «c’est parce que tu as grandi Lou que tu arrives si bien à compter maintenant») plutôt que de laisser exploser son enthousiasme et son admiration devant les autres enfants. Vous pourrez vous lâcher dès que vous serez en tête à tête avec l’enfant (« bravo pour cette bonne note mon fils, tu la mérites amplement ! »).

Evitez aussi toute compétition entre vos enfants ! Et faîtes leur savoir : « nous ne faisons pas un concours de celui qui mange le mieux les enfants » ou (pour plus tard) : « Vous n’avez pas besoin de faire de comparer vos notes, nous regarderons vos bulletins scolaire en tête à tête avec chacun de vous pour étudier vos progrès et lacunes respectives». Vos enfants doivent comprendre que « Papa et Maman » les considèrent comme des individus distincts.

Suivent les récits de participants aux ateliers. L’un d’entre eux nous a fait réagir car nous avions l’habitude de faire cette « erreur » : Lorsque l’un de nos plus grands est jaloux d’un plus petit nous disions souvent « oui mais toi tu es plus grand, tu peux faire ci ou ça alors que ta petite sœur est trop petite ». Selon les auteurs, il vaut mieux être à l’écoute, montrer de l’empathie à l’enfant que de faire ce type de comparaison.
Kids on Victory Podium

4- Donner la même chose, c’est donner moins

 

Selon les deux auteurs, vouloir à tout prix être juste, donner « la même chose » ou traiter nos enfants avec égalité peut nous amener à faire des choses complètement absurdes.

Pour bien comprendre le concept de « donner la même chose, c’est donner moins » les auteurs utilisent un exemple très parlant : « L’histoire de la jeune fille qui va voir son mari pour lui demander : « Qui aimes-tu le plus ? Ta mère ou moi ? ». S’il avait répondu « Je vous aime pareillement toutes les deux », ça aurait été le drame ! Au lieu de cela il lui répondit : « ma mère c’est ma mère. Toi tu es la femme charmante et désirable avec qui je veux passer le reste de ma vie ». Etre aimé pareillement, c’est en quelque sorte être aimé moins. Etre aimé de façon unique (pour soi-même), c’est être aimé autant que l’on a besoin d’être aimé ».

Il nous faut donc nous efforcer de donner individuellement (en fonction des besoins légitimes de chaque enfant) plutôt que de donner « équitablement » (en quantité mesurée au millimètreJ).Quatre nouvelles planches de BD nous expliquent concrètement les concepts à retenir et à appliquer :

  • Au lieu de vous soucier de donner exactement la même quantité, cherchez quels sont les besoins individuels de chaque enfant. Désormais, lorsque Léo ou Lou nous dirons à table : « Il en a eu plus que moi ! » plutôt que de répondre « ce n’est pas vrai, vous en avez exactement la même quantité », nous répondrons : « Manges déjà ta part de gâteaux et si tu as encore faim nous pourront t’en redonner ».
  • Au lieu de proclamer que vous les aimez tous de la même façon, montrez à vos enfants que vous les aimez chacun de façon unique. A la question « qui tu aimes le plus », au lieu de répondre « je vous aime tous autant », répondez plutôt : « Chacun de vous est spécial pour moi. Tu es mon seul Léo dans tout l’univers, il n’y en a pas d’autres comme toi. Personne n’a les mêmes pensées que toi, les mêmes sentiments, le même sourire… je suis si content que tu sois mon fils ».
  • « Aussi longtemps » peut être ressenti comme « moins longtemps » : accordez à chacun le temps dont il a besoin. Expliquez à celui qui demande de l’attention pourquoi vous ne pouvez pas lui en donner tout de suite, et comment vous ferez pour vous rattraper : « Je ne peux pas jouer avec toi maintenant Léo car je dois donner le bain à ta petite sœur. Quand nous auronS fini, je viendrais jouer avec toi avant de commencer à préparer le repas ».

Suivent quelques anecdotes des participants mettant en pratique ces trois concepts. Les auteurs rappellent alors que l’objectif n’est pas de ne jamais donner/faire la même chose pour chaque enfant, car il y a des occasions o% c’est la bonne méthode : à la fête foraine par exemple, vous n’allez pas acheter un glace à l’un et la refuser à l’autre ! Cependant, « Si vous décidez de ne pas donner pareil, pour quelle que raison que ce soit, c’est aussi bien. Les enfants qui ne recevront rien survivront. La façon dont vous comprendrez et dont vous accepterez leur déception, les aidera à supporter les inégalités de la vie ».


Attention aussi au favoritisme
que nous pouvons exprimer. Nous ne devons surtout pas montrer notre préférence pour l’un de nos enfants ; ni aux autres, ni à l’intéressé lui-même. D’ailleurs, pour éviter de faire du favoritisme… il faut d’abord en prendre conscience, être assez honnête avec soi-même pour admettre que nous avons une préférence. « Connaître nos penchants nous met immédiatement en meilleure position pour protéger notre enfant « le moins favorisé » ; et cela nous aide tout autant à protéger notre enfant préféré contre la pression d’avoir à maintenir sa position et contre l’inévitable hostilité de ses frères et sœurs ».

J’en ai parlé dans le précédent billet sur ce sujet : je n’arrive pas à m’imaginer avoir un jour une préférence pour l’un de mes enfants… mais il semble que ce soit inévitable.

Pour clore ce chapitre, les auteurs nous donnent un conseil pour éviter de « culpabiliser » de notre partialité ou de nos préférences : « Il n’est pas nécessaire de manifester la même affection à l’égard de chaque enfant, il est tout à fait normal et naturel d’avoir des sentiments différents envers des enfants différents. La seule chose qui est impérative, c’est d’accorder un nouveau regard à l’enfant le moins favorisé, c’est de rechercher ce qu’il a de spécial, et ensuite de lui faire sentir le plaisir que nous cause cette particularité. C’est tout ce que nous pouvons exiger de nous-mêmes, et tout ce dont les enfants ont besoin. Apprécier l’individualité de chaque enfant, le prendre tel qu’il est, c’est faire en sorte que chaque enfant se sente le premier ».

Dans les récits des participants qui suivent ce chapitre, nous retenons une petite « phrase magique » que nous utiliserons désormais lorsque nous aurons acheté quelque chose à l’un mais pas à l’autre : « Tu sais très bien Lou que dans notre famille, chaque enfant reçoit ce qu’il lui faut. Tantôt c’est le tour de Léo et tantôt c’est le tien. Mais en fin de compte, chacun reçoit ce dont il a besoin ».

 

Cet article est notre contribution aux Vendredis Intellos de Madame Déjantée, dont l’intérim est assuré cette semaine par Kiki The Mum du blog L’avis de Maman (que nous vous recommandons!).

Les Vendredis Intellos

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33 Comments

  • Madame Koala

    Reply Reply 25 mai 2012

    Merci pour cet article.
    Je retiens particulièrement le fait de ne pas aimer ses enfants de la même façon.
    Mes enfants je les aime, ça c’est sûr. Mais il y a des moments où je préfère la compagnie de l’un ou de l’autre pour des raisons différentes. Des âges que je préfère par rapport aux autres…

    J’ai adoré le questionnaire qui m’a renvoyé à des scènes avec mes enfants qui m’horripilent.
    Ma deuxième fille me ressemble comme une goutte d’eau. Ma première me ressemble, mais on n’a pas du tout la même couleur de peau et de cheveux, contrairement à la seconde. Les gens sont tout le temps trop maladroits avec ça (genre, oh, c’est vous en miniature, comme elle ressemble à sa maman !). Je sais que mon ainée en a été complexée avec ça (et pourtant elle n’a que 3 ans et demi). Elle me disait « J’aimerais avoir les mêmes cheveux que toi. » ou « Est-ce qu’un jour j’aurais les mêmes cheveux que Melody ? ». Je mets en garde mon entourage proche contre ce genre de réflexion mais que faire des autres ? Alors je lui dis souvent qu’elle a de très beaux cheveux, qu’ils ressemblent à ceux de la princesse Rayponce et que quand j’étais petite, j’aurais aimé avoir des cheveux de cette couleur. Et il me semble que ça a porté ses fruits et que ses beaux cheveux ne sont plus sources de complexes pour elle. Maintenant quand les gens font ce genre de réflexion sur ma ressemblance avec la seconde, je les reprends en douceur.

  • Camille et Olivier

    Reply Reply 26 mai 2012

    Merci Madame Koala de mettre en avant ce point important. Nous ferons nous aussi très attention aux « comparaisons avec la mère ou le père ». J’ai moi-même été très frustré, petit, que tout le monde dise que mon petit frère était « son père tout craché » !! J’aurais aimé l’être aussi 🙂
    Olivier

  • Anne-Françoise

    Reply Reply 26 mai 2012

    Voilà un beau résumé du livre qui nous éclaire sur la jalousie, problème majeur dans les familles : nous l’avons vécue enfant et nous le vivons en tant que parents.

    Cela laisse des séquelles parce que nous n’avons jamais été écoutés dans notre souffrance.

    Beaucoup de parents cherchent à être égaux en tout point et ce n’est juste pas possible.

    Comme le soulignent F&M, il est plus utile pour un enfant d’apprendre que le monde est injuste, qu’à un moment ce sera lui et qu’à un autre moment ce sera son frère ou sa soeur.

    Sinon on entretient un mythe qui n’engendre que souffrance.

    On a encore du boulot en tant que parents 😉

    Belle journée
    Anne-Françoise

    • Camille et Olivier

      Reply Reply 26 mai 2012

      Merci de votre contribution Anne-Françoise. Et nous sommes ravi de découvrir votre blog !
      A très bientôt

  • Anne-Françoise

    Reply Reply 26 mai 2012

    Moi de même 😉

  • Kiki The Mum

    Reply Reply 28 mai 2012

    Merci pour votre participation aux Vendredis Intellos 😉 (et pour le clin d’œil à la fin de votre article ;)) En lisant tout cela, je me rends compte que finalement, que l’on ait 1, 2 ou 4 enfants voire plus, ce qui compte avant tout c’est de le ou les considérer comme des êtres à part entière, différent de nous, dans leur intégralité.
    La comparaison n’est jamais bon, que ce soit avec son propre frère, un copain de classe, ou même soit. Même si cela est très difficile à éviter dans la vie de tous les jours.
    De même, je me pose la question de la compréhension de l’autre : peut-on « apprendre » cela à un enfant qui a d’abord besoin d’être reconnu, compris ? Je pense que je vais méditer sur la question… A très vite pour un nouveau Vendredi Intello !

    • Camille et Olivier

      Reply Reply 29 mai 2012

      Hello Kiki The Mum, Merci pour ce commentaire.
      La question que vous vous posez est-elle bien : Peut on apprendre à un enfant à « comprendre l’autre » : à se mettre à la place de l’autre, à « imaginez les sentiments que l’autre éprouve.
      C’est certainement une question « d’âge », de maturité. C’est entre 2 et 3 ans qu’un petit commence à se montrer « empathique » (il pleure lorsqu’un autre enfant pleure ou rigole avec lui)… de la à dire qu’il comprend vraiment ce qu’éprouve l’autre ??? A méditer pour un prochain VI en effet.
      A très bientôt.

  • Christine

    Reply Reply 29 mai 2012

    Je prends bonnes notes pour mon petit prochain !

  • Michaëla

    Reply Reply 29 mai 2012

    Je n’aurais pas de soucis de ce côté là n’ayant qu’un enfant (extraordinaire O_o). La partie donner la même chose m’interpelle tout de même car je n’aurais pas forcément vu les choses sous le même angle. J’ai grandi avec 2 soeurs et j’ai eu des parents très soucieux de toujours donner la même chose à tout le monde et en lisant votre article je me rends compte qu’ils ont réussi à le faire tel quel mais à le faire aussi selon la personnalité de chacune d’entre nous car en effet nous n’avions pas les mêmes besoins et les mêmes envies car nous étions (sommes) des soeurs très différentes, je me rends compte encore plus à quel point mes parents étaient (sont) justes et supra-extraordinaire. Je ne suis même pas sûre qu’ils s’en rendaient compte à cette époque du bienfait pour nous tellement cela a été naturel pour eux !!! A bientôt.

  • Camille et Olivier

    Reply Reply 29 mai 2012

    Ravi de lire votre témoignage Michaëla !! Comme quoi, il y en a des « Supers Parents » :-))

    • artana@hotmail.fr

      Reply Reply 23 janvier 2013

      Moi, j’ai un gros soucis avec mes deux enfants! j’ai une fille de bientôt 12 ans et un garçon de 3 ans, ils ont 9 ans de différences. Malgré le fait qu’ils s’aiment énormément, ils se disputent quasiment tout le temps, ils ont peu de moments de complicité. d’ailleurs mon petit dernier est violant avec sa soeur, il tape, donne des coups de pieds et crie. Ma fille fait se qu’elle peut pour évité les coup et essaie d’avoir un peu d’autorité sur lui mais elle est aussi très introvertie! Je vais essayer vos conseils mais mon fils est au contraire très extravertie prend du temps pour comprendre ce qu’on lui dit. il faut beaucoup répéter avec lui! Je suis un peu perdu par rapport à cela, dérouter même!

  • Camille et Olivier

    Reply Reply 23 janvier 2013

    Comme nous devons bientôt interviewer Nicole Prieur à propos de ce thème si délicat (http://www.supersparents.com/au-secours-ils-sont-jaloux-une-conference-de-nicole-prieur/), nous lui demanderons des conseils pour votre cas de figure.
    A très vite

  • Sophie

    Reply Reply 29 janvier 2013

    Très bon article, le livre a l’air très bien…. Pour nous, nous en sommes pour l’instant au moment grande soeur avec petit frere bébé, dont elle s’occupe bien… (a part le coup du gros calin qui etouffe…. je n’y avais pas pensé sous cet angle là!!)
    elle a 3ans et demi, lui a 7 mois… ils sont très differents, et nous nous comportons differement avec eux, deja… elle est tres passionnelle, lui très « bon vivant »…. je pense (et j’espere) que le passage jalousie se fera assez bien, vu son instinct assez maternel, et lui son air tranquille (les amis qui ont eu la fille en premier, nous disent en effet que ça se passe assez bien… les garçons en premier… plus compliqué)… bref, comme la personnalité de chacun est tout un monde, on ne sait jamais ce que ça va donner… alors on verra… 😀 on est très disponibles pour chacun d’eux (ecole à la maison pour la grande, pas de guarderie pour le petit, je suis costumiere et ai mon atelier à la maison)… et ils le sentent… parfois elle regresse un peu , parfois elle nous dit qu’elle preferait quand il etait pas la… on la laisse nous expliquer, et on lui dit qu’on l’aime… 😀 notre seul soucis, quand ils commenceront à organiser des « betises » ensembles… on imagine bien la grande faire le « cerveau » et le petit faire « les bras »… de bonnes blagues à venir, à mon avis! bises a vous, et merci!

  • Daniel

    Reply Reply 12 avril 2013

    Je vous remercie pour ce très bon article !! Je prend note pour mon premier petit bébé 🙂

  • Christian

    Reply Reply 23 octobre 2013

    Bonjour,
    Connaissez vous la différence avec ce livre ?
    http://www.amazon.fr/Fr%C3%A8res-soeurs-rivalit%C3%A9-Ad%C3%A8le-Faber/dp/2981161016/ref=sr_1_4?ie=UTF8&qid=1382562280&sr=8-4&keywords=faber
    Je ne sais lequel prendre…..
    Au passage je suis fan de Faber et j’ai dévorer « parler aux enfants… » et j’applique tout les jours 🙂

  • Nassima

    Reply Reply 30 décembre 2013

    Bonjour, est ce que la rivalité/jalousie dans la fratrie est à traiter de la même manière quelque soit l’écart d’âge?? Car il me semble que le niveau de compréhension de la situation n’est pas le même si les enfants ont 5 ans d’écart ou plus que s’il ont juste un an et demi ,non?…..

  • sana

    Reply Reply 4 mars 2014

    merci bienpour cet article ca m aide a mieux voir les choses. j ai trois enfants c est le cadet qui a du mal a trouver sa place. c est a nous parents de s en charger, en suivant les points dits dans cet article.merci encore

  • Michel

    Reply Reply 1 septembre 2014

    Bonjours, je viens de commander ce livre qui parait etre de bon conseil, mon cas a moi est peut etre un peu differend, j’ai deux filles de 15 et 18ans, nees de deux mamans differentes, separé deux fois… l’ainee vit avec moi depuis 3ans (depuis mon divorce) et aujourd’hui la cadette vient habiter chez moi elle aussi, Mailys (18ans) a beaucoup de mal a accepter cette intrusion et Camille (15ans), elle, a du mal a trouver sa place, je suis un pere tres aimant et un peu depasse (pour la 1ere fois) par les evenements… j’aimerais tellement arriver qu’elles arrivent a etre a l’aise toutes les deux! en plus, pour l’instant, je vis ds un 2 pieces et elles doivent partager la meme chambre..! (le temp pour moi de trouver nouveau logement plus spacieux). j’essaye de ne pas trop me meler de leur relation mais c’est pas facile… merci pour vos conseils!!!

  • Marg

    Reply Reply 23 novembre 2014

    Petite question : savez vous quelle est la différence entre le livre dont vous parlez et le livre « frères et soeurs sans jalousie » qui a l’air d’être plus récent ? Je ne peux pas aller en librairie pour voir moi même car je suis à l’étranger…

    Merci beaucoup pour votre blog extra et pour ce résumé qui m’a mis l’eau à la bouche… peut être les disputes incessantes entre mes enfants (5,4 et 2 ans) auront elles une fin ?

  • fanny

    Reply Reply 5 mars 2016

    Bonjour,
    Je cherche désespérément des articles qui aborderaient non pas la rivalité et les conflits entre frères et soeurs mais entre enfants. Mon fils de 2 ans que nous élevons le plus possible dans la parentalité bienveillante est parfois très « difficile » avec les autres jeunes enfants il tape, tire les cheveux, mord, ce que nous arrivons à peu près à comprendre et à accompagner au regard de nos lectures (filliozat, faber et mazlish, etc) mais cela reste très difficile car les autres parents attendent de nous des réactions plus « violentes » que nous n’avons pas envie d’avoir… Malgré un peu d’amélioration il continue et cela devient trèss difficile pour nous dans nos relations avec l’extérieur… Pouvez vous nous conseiller des lectures, nous aider sur ce sujet?
    Un grand merci d’avance

  • Madame Koala

    Reply Reply 6 mars 2016

    Bonjour Fanny,

    Nous avons connu ça également avec la grande… C’est difficile à gérer car le regard des autres est très pesant… Pour notre part, nous en rigolons avec elle maintenant qu’elle a 7 ans, on lui raconte mais à l’époque ca n’avait rien de drôle… Avec le recul, on aurait fait les choses différemment maintenant qu’on comprend mieux çe qui se passait dans sa tête… Quand elle tapait il y avait une raison principale c’est la frustration de ne pas pouvoir communiquer…. Parfois ça voulait dire « je veux jouer avec toi … ». Parfois c’était la manifestation d’une immense frustration à cause d’un enfant trop envahissant dans son jeu. Il y a des enfants qui savent de manière innée comprendre ce qu’ils ressentent et comment réagir, et il y en a qu’il faut aider pour leur apprendre tout ca…. Au final, ce qui a fonctionné pour nous c’est d’observer beaucoup ce qui se passe, et d’essayer de se mettre à sa place pour comprendre ce qui se passait. Ensuite, si elle en arrivait à s’en prendre aux autres enfants, une fois la crise passée on essayait d’en reparler au calme pour lui expliquer comment elle aurait pu faire autrement. Maintenant qu’elle est plus grande, elle reste très impulsive et elle continue parfois à exprimer physiquement ces émotions… Mais on essaye de reprendre au calme avec elle les raisons de son comportement et comment elle aurait pu faire autrement.
    Le second soucis qu’on a eu, c’est que de peur qu’elle fasse mal aux autres des qu’on voyait une situation à risque on anticipait et, au final, on ne lui laissait pas la chance de s’en sortir toute seule et on avait l’impression qu’elle se sentait alors obligée d’aller au bout de son geste…. Donc la seconde étape à ete de ne pas anticiper sur son comportement….

  • fanny

    Reply Reply 7 mars 2016

    Bonjour mme Koala
    Merci pour cette réponse, cela me fait du bien, j’essaie moi aussi de l’inciter à exprimer autrement et je sais qu’il comprend c’est juste encore trop difficile pour lui de contrôler l’impulsion… et effectivement nous anticipons beaucoup de peur qu’il fasse mal, c’est que moi j’aurais tendance à lui faire confiance je sais qu’il peut, mais les autres adultes attendent de moi cette anticipation car ils ne comprennent ni n’approuve ma façon de faire… A force je n’ai plus envie de sortir car cela m’épuise moralement et me rend très triste car je ne suis plus moi même et je sens le jugement des autres…
    J’ai aussi remarqué que plus nous autres adultes intervenons et anticipons plus les enfants vont jouer le rôle que nous leur attribuons à l’avance… Parfois mon fils est à peine arrivé qu’une personne lui dit déjà « tu ne tireras pas les cheveux cette fois ci hein tu seras gentil… », je ne supporte pas ces étiquettes de méchants et gentils…

  • Madame Koala

    Reply Reply 7 mars 2016

    Je comprends complètement votre désarroi, et effectivement, les enfants font souvent ce qu’on attend d’eux.
    Après, votre fils a deux ans… C’est tout petit encore… Effectivement, il ne fait pas ne rien faire en attendant que cela passe, mais à part le reprendre systématiquement, il n’y a pas grand chose à faire… Mais les autres ne le comprennent pas toujours… Sans anticiper, vous pouvez lui expliquer, avant chaque sortie çe que vous attendez qu’il fasse (s’amuser calmement, jouer avec les autres et venir vous chercher quand ca ne va pas,…) sans lui dire ce que vous ne voulez pas qu’il fasse pour ne pas qu’il se focalise là dessus. et quand vous vous retrouvez en fasse de quelqu’un qui lui demande de ne pas tirer les cheveux comme la dernière fois… Vous pouvez prendre le temps de lui reformuler à votre façon : çe que veut dire …. C’est qu’elle voudrais que vous vous amusiez sagement ensemble ou séparément si vous ne vous entendez pas…

    Mais je sais ce que le regard des autres peu nous faire, mais éviter les situations à risque, je ne suis pas sûre que ça soit une solution à long terme…. Ce que j’ai remarque avec ma grande c’est que toutes ces scènes difficiles du quotidien, elle les rejouait avec ses peluches ou ses playmobil, alors parfois je m’invitais dans ses jeux pour faire passer des messages….

  • fanny

    Reply Reply 7 mars 2016

    Merci pour le partage de votre expérience et les précieux conseils ainsi que, surtout, votre écoute et votre bienveillance, je vais continuer à donner le meilleur de moi même selon mes convictions…
    Pleins de bonnes choses à vous

  • Evie L'Optimiste

    Reply Reply 18 novembre 2016

    Merci beaucoup ça m’a beaucoup plu!

  • Pamela

    Reply Reply 20 décembre 2016

    Bonsoir j’ai déjà lu et relu votre livre mais aujourd’hui je me sens un peu perdue et je sais vers qui me tourner. J’ai trois enfants 11,8 , 4. L’aînée se montre très dur avec la cadette elle lui dit de se taire des qu’elle lui parle, si elle dit qqch mon aînée fait semblant de s’en fiche compléte ment bref elle est très cassante. Le problème est que ma cadette l’idéalise elle l’adore et comme mon aînée est douée sans tour ce qu’elle entreprend ma cadette se sent nulle d’ailleurs elle me le dit souvent. Comment puis je faire pour que la situation s’apaise un peu je veux bien qu’il y est des conflits qu’elle préfère être avec ses amies mais la ça touche à l’image et au sentiments que sa soeur a d’elle même et je vois qu’elle en souffre. Auriez vous des conseils? Merci davance

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