Dormir enfin grâce au cododo et au coucher familial !

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Cette semaine, nous laissons la parole à Alexandra du blog Parents Heureux Enfants Heureux qui nous a proposé de partager son expérience du coucher en famille ! Voilà donc de quoi lever vos craintes ou vos doutes au sujet du cocodo ! 

Il y a quelques années, tous les soirs, c’était le même épuisement, la même rengaine qui se remettait en route : mes 2 grands qui ne voulaient pas aller dormir, qui sautaient sur le lit, s’excitaient, se bagarraient ou bien riaient, ou alors se disputaient la place à côté de moi pour lire l’histoire… Bref tout était prétexte à retarder le moment du coucher. Plus c’était long, plus je m’énervais, on s’énervait tous jusqu’à s’endormir d’épuisement une fois les tensions et les pleurs passés.

Rien qui fasse rêver !

J’ai beaucoup lu et expérimenté : des routines, des relaxations, un temps pour chacun… Rien n’a vraiment fonctionné. L’option que je vous propose aujourd’hui m’a réellement permis de retrouver le sommeil.

« La question de l’endormissement va se poser si vous ne vous couchez pas en même temps que votre bébé et que vous souhaitez vivre un moment de tranquillité le soir. Autrement dit vous prenez la décision “de le mettre au lit” afin qu’il dorme. Poser un nourrisson dans son lit et s’éloigner c’est s’exposer à de vigoureuses protestations de sa part. » Catherine Dumonteil-Kremer, dans son livre Elever son enfant autrement

La réponse que je partage avec vous est ancestrale. Rien de nouveau, c’est ce qui se pratique dans la majorité de la Planète, au Sénégal, en Algérie, au Brésil, en Argentine, au Japon, en Inde…dans quasiment tout l’hémisphère sud.

Pratiquement toujours et partout, on a respecté le nouveau-né et l’enfant dans son besoin de proximité de chaleur, de lait maternel, de sécurité. Dormir avec lui ou proche de lui, le rassure, le sécurise et lui permet de s’endormir rapidement. En adoptant le « cododo », dormir tous ensemble dans le même lit ou dans la même chambre, nous nous endormons également plus tôt et notre sommeil est de meilleure qualité.

« Une étude a montré que le cortisol, hormone du stress était plus faible chez la mère et chez le bébé [Hofer, 1983, Coe, 1985]. La science montre aussi que les enfants ayant dormi avec leurs parents semblent plus sûrs d’eux [Okami, 2002, Lewis, 1988, Crawfors, 1994], se montrent plus sociables [Forbes, 1992] et plus satisfaits de leur vie [Maccarin, 2000]. » Parentalité, la vision de la science, Grandir Autrement n°32

Le sommeil solitaire est une nouveauté occidentale datant du XIXème siècle. Selon l’ethnologue Marcel Mauss, il y a deux types de société : celle des “gens à berceaux” (principalement dans l’hémisphère Nord) et celle des “gens sans berceaux”.

En ce qui nous concerne, je me suis efforcée, contrairement à mon ressenti, à coucher ma fille ainée dans sa chambre, pour ne pas lui donner de mauvaises habitudes. Elle a fait ses nuits de 2 mois à 2 ans. Et c’est tout ! A 7 ans, il y avait des jours où elle voulait dormir dans la même chambre que moi, des nuits où elle préférait que j’attende qu’elle s’endorme puis que je la laisse dormir seule, des nuits où elle préférait que je laisse la porte ouverte pendant que je vaquais dans la maison, des nuits où elle ne voulait absolument pas que je l’endorme! Petit à petit, elle a gagné en sécurité et en confiance.

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J’ai donc testé les deux approches et pour ma part, le “sans berceau “s’est avéré beaucoup plus efficace :

1. Les enfants ne rechignent plus à aller au lit

Après le brossage de dents et le pyjama, c’est l’heure de l’histoire, tous ensembles au lit ! Qu’on est bien tous ensemble. Les enfants n’ont plus peur de s’endormir car ils se sentent en sécurité, ils savent qu’on est à côté d’eux.
Dans son livre The Child in The Family, Maria Montessori parle des enfants qui ne veulent pas aller se coucher seul et que l’on traduit souvent comme des caprices. Elle nous dit qu’il s’agit en fait du profond amour et de la grande confiance qu’ils portent à leurs parents. Ils les aiment tant qu’ils ne veulent pas se séparer d’eux, même la nuit, et s’ils ont peur du noir, c’est vers les êtres qui leur sont le plus chers qu’ils se tournent.

2. Je m’endors aussi plus vite

Je m’endors avec eux. Je ne me relève pas systématiquement. Cela m’aide à éviter de passer du temps devant la télé, les écrans, de manger plus … Que de sommeil gagné !

3. Le temps d’excitation est transformé en temps de complicité

Nous avons un temps calme pour discuter de la journée passée (“Quel est le moment que tu as préféré aujourd’hui ?”) avant de s’endormir ensemble. Cette habitude nous a permis de nous reposer, de gagner un temps de sommeil précieux pour les enfants et les parents. Cela a également permis de calmer les tensions liées à la « mise au lit ».
Je sais, pour l’avoir partagé avec de nombreux parents lors de rencontres que le sujet du cododo est un sujet épineux. Il ne faut pas le voir comme une pratique systématique, un truc à faire ou à ne pas faire, mais comme une option possible en fonction de l’ambiance dans la famille, des peurs des enfants, du mode de vie des parents, de leur attachement à leur propre chambre… Il n’y a pas de contre-indication si ce n’est :

  • l’organisation matérielle (pas de tabac, pas de substance diminuant l’état de conscience des parents, pas de vide où le bébé pourrait tomber)
  • l’instinct, l’envie de partager le sommeil en famille

Ce que je vous propose :

  • Pour ceux d’entre vous qui ne l’ont pas testé et qui « ne s’en sortent pas » avec le moment du coucher, de le tester et de mettre en commentaires vos réactions. Que risquez-vous ?
  • Pour ceux d’entre vous qui le pratiquent ou l’ont pratiqué, de nous faire part de vos ressentis dans les commentaires.

Je sais aussi que la question sous-jacente est : « comment allons-nous faire pour notre intimité ? ». Je vous laisse libres de développer votre créativité 😉

 

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12 Comments

  • Myriam Moreau

    Reply Reply 6 décembre 2016

    Personnellement j’ai vécu un accouchement très difficile qui m’a laissé affaiblit au point d’avoir de la difficulté à me lever pour nourrir mon bébé. Ma solution a donc été de dormir avec ma fille.

    Mais pour m’assurer de ne pas l’écraser, je la couchais sur un petit support que l’on utilise habituellement pour donner le bain. Elle était donc installée entre mon oreiller et celui de mon amoureux. Il était ainsi impossible de la blesser et très facile de l’allaiter à toutes heures.

    Cette petite astuce a littéralement transformé ce moment que je vivais comme une obligation épuisante en pleine nuit, en moment de pur bonheur et de grande tendresse.

    Ma fille a maintenant 7 ans et elle dort encore avec moi quand son papa est sur la route. Mais quand il est à la maison, elle tient à dormir dans sa propre chambre, elle s’y sent en sécurité. Nous n’avons jamais eu de problème à effectuer la transition, tout s’est fait en douceur.

    • Alexandra

      Reply Reply 13 décembre 2016

      Ce que tu écris me rappelle que moi aussi je me levais toutes les nuits pour allaiter mon ainée et je m’efforçais de ne surtout pas m’endormir. Pour les allaitements suivants les bébés dormaient avec moi et je dormais en même temps que j’allaitais. Que de temps de repos gagné pour le Papa et moi !
      Merci pour ton témoignage.

  • Delphine

    Reply Reply 7 décembre 2016

    Dès sa naissance notre fille nous a exprimé son besoin de rester auprès de nous la nuit, besoin que nous avons accueilli avec beaucoup de plaisir.
    Sous la pression sociale face au cododo nous avons plusieurs fois tenté de la mettre dans son lit mais les nuits sont impossibles.
    Aujourd’hui elle a 15 mois, elle dort toujours avec nous et ne se réveille pas la nuit! Quel bonheur de dormir une nuit complète!
    J’avoue quand même me demander comment et quand va pouvoir se faire la transition, même si pour l’instant je profite du bonheur du cododo.

    • Alexandra

      Reply Reply 13 décembre 2016

      Quand l’enfant aura nourri sa sécurité intérieure, il aura besoin d’indépendance et d’intimité. Viendra pour lui le moment de réclamer sa propre chambre (s’il ne l’a pas déjà) et son besoin de dormir seul, sans ses parents. Il n’y a pas d’age, c’est fonction des enfants. En attendant, comme vous le dites, profitez !

  • Bonjour
    excellent article très intéressant. Pour avoir testé toutes les méthodes, je confirme que laisser le bébé dormir dans la chambre de ses parents est une bonne méthode contrairement à tout ce qu’on nous dit (grand-parents en tête).
    C’est celle que nous avons adopté pour notre 3ème et ça s’est très bien passé. Elle a été beaucoup plus rapidement sécurisée que ses deux aînés et elle est passée rapidement à sa propre chambre. Parfois, ça la rassure d’aller dormir avec sa sœur, ce n’est pas un problème en soi.
    L’erreur est d’en faire une question de principe ou de croire qu’il s’agit d’un caprice : les nuits peuvent être vraiment un territoire d’angoisses et de terreurs pour de jeunes enfants.

  • Nath

    Reply Reply 8 décembre 2016

    Bonjour,

    je suis la maman d’un petit garçon de 2 ans. Dès sa naissance j’ai pratique le cododo, qui a été très utile pour l’allaitement que j’ai pratique jusqu’a ces 9 mois. Mon fais à eu un reflux gastro-oesophagien très important. il pouvait être completement tremper plusieurs fois par nuit. il pleurait de douleur dès qu’il était allongé à plat. On a fait tous ce qu’il était possible grasto, ostéo, homéopathe, pédopsy, portage rien n’as calme son reflus à part le temps et qu’il a grandit.
    il a toujours fais des nuits très complique plusieurs réveille de nuit et il commence ces jours la plus part du temps à 5h 5h30 du matin.

    Aujourd’hui je ne sais plus quoi faire pour qu’il dorme. l’homéopathie, les huiles essentielles, les berceuses de Mozart dans sa chambre, ritualiser le couché ect… Il a encore besoin d’être beaucoup bercer et contenu car ça facilite son sommeil.

    Cette nuit il s’est couché facilement en demandant son lit à 20h. 1er reveil à 22h30 en pleur (vive les dents) dolodent et doliprane. je prend le temps de le bercer mais il me demande son lit je le pose. il est debout dans les 15 minutes qui suive avec un grand sourire en mode je veux jouer. Cela a duré jusqu’à 1h15 du matin. j’ai fini part m’enferme dans la salle de bain pour prendre une douche et me calme (oui cela fait 2 ans que j’ai pas de nuit complet. Alors tout les beaux discours des amis famille faut le laisse pleurer tu l’écoute trop ca va il a quand meme dormis un peu. je n’en peut plus juste arrete. plus de relais depuis 8 mois notre couple n’as pas résisté au manque de nuit)

    Oui malheureusement à un moment le manque de sommeil un vrai réparateur dans le temps joue sur notre état et nos réaction.
    je reprend mon souffle mon self-controle, je mes des huiles essentielles dans sa chambre pendant ce temps la je le prend avec moi dans ma chambre pour le calme et l’endormir. ce que j’arrive a faire en lui faisant de la relaxation le massant… je le couche à 1h10 dans son lit.
    il s’est levé à 5h20. Donc pour lui comme pour moi 4h10 de sommeil.
    j’ai bien essayer de le recouche mais pas de succès.

    BILAN : Une nuit à environ 10 reveille et pour moi 4h de sommeil d’affile. Un maman qui explique essaie perd patience et cri. (je suis consciente que sa n’apporte rien)

    J’essaie de garde un maximum mon calme de lui explique que la nuit maman dort dans son lit et que lui dans le sein. que les mamans et les enfants sa dort la nuit pour être en forme la journée.
    j’avoue à un moment je perte patience et je ne sais plus quoi faire. je crie et je regrette. J’ai même mis en place un systeme de gommette pour symbolise la nuit une avant de se couche une le lendemain quand on a fait une nuit complète. Je lui explique que s’il dort bien il aura une surprise. Rien y fait, il est content de mettre la gommette le soir aprécie l’idée car il demande à pouvoir mettre la gommette le lendemain. Mais pas de résultat.

    Si vous avez des nouvelles idées, trucs, astuces pour facilité le sommeil des enfants je suis preneuse.

    Merci.

    • Line

      Reply Reply 12 décembre 2016

      Bonjour Nath,

      Je comprends ta situation et je comprends qu’il est difficile de garder son calme quand on manque de sommeil, qu’on se sait plus quoi faire pour son petit bout qui n’arrive pas à dormir sereinement et qui en souffre aussi probablement.

      Je te conseille d’aller voir un kinésiologue. Il est possible en kinésiologie de travailler sur les bébé ou jeunes enfants. Le kinésiologue va pouvoir aller libérer les blocages (ou le stress) là où il se sont installés. Les problèmes de sommeil peuvent résulter de beaucoup de choses différentes.
      Dans le livre « la parole au bébé » l’auteur explique très bien cela.
      Je recommande vivement.

      Il faut savoir qu’il est possible que le ou la kinésiologue propose de travailler en parallèle avec la maman ou le papa.

      Reste à trouver un bon thérapeute, il y a une liste de kinésiologues sur le site de la fédération française de kinésiologie.

      J’espère que ce post vous aidera, ton petit bout et toi.

    • Alexandra

      Reply Reply 18 décembre 2016

      Bonjour Nath,
      Ta détresse est tout à fait compréhensible et ton témoignage me touche beaucoup.

      Tu as un besoin repos évident. En priorité, je trouverai de l’aide à l’extérieur le temps pour toi de souffler. 2 heures de sieste peuvent être très réparateurs.
      Donc en priorité je m’occuperai de ma propre fatigue. Quelques pistes : demander à des amis de garder mon fils le temps que je fasse une sieste, le faire dormir une nuit chez des parents. Ce ne sont que des pistes, je ne connais pas ton cas personnel. Dormir avec lui, il s’endormira plus rapidement sous l’effet des hormones et s’il se réveille tu te rendormiras plus facilement (pas besoin de te lever, d’allumer la lumière, de bouger…)

      Pour ton fils, je compléterais ta recherche tous azimuts par le volet alimentation. Réduire le gluten et le lait de vache peut aider ! Tu trouveras sur internet des sources d’information indépendantes sur ce sujet.
      Je couperai également toutes les sources d’ondes électro magnétiques (Wifi notamment) et bien sur tous les écrans… toute la journée.

      La proposition de Line est aussi intéressante surtout s’il y a eu un traumatisme au moment de l’épisode des reflux gastriques.
      Bon courage à toi. Je serais ravie que tu nous donnes des nouvelles de la suite des événements !

      Je t’embrasse.

      Alexandra

  • Emilie

    Reply Reply 12 décembre 2016

    Bonjour,

    Pour ma part, je m’endors également avec mes enfants (2 et 4 ans) mais dans leur chambre. Celà me permet de finir la nuit dans « ma » chambre… J’explique aux enfants que je reste un peu avec eux mais que je repartirais plus tard dans mon lit car j’y dors mieux. Dans l’ensemble ça marche plutôt bien, je reste ou j’y retourne plus ou moins selon les cauchemars mais je finis très très rarement la nuits avec eux…Au diable les idées toutes faites, l’important c’est de dormir et dans une ambiance sereine…

    • Alexandra

      Reply Reply 13 décembre 2016

      Chouette ! Les enfants s’endorment contre Maman rassurés et vous vous dormez sereinement dans votre chambre. Nous adoptons aussi cette méthode quand nous avons besoin de plus de place ou d’intimité. Merci Emilie!

  • Sophie

    Reply Reply 27 décembre 2016

    Chouette article! Nous on a connu des nuits complètes merci BB de 8 mois à 20 mois environ. Mais depuis 5 semaines petit loup refuse les moments de dodo (sieste et coucher) malgré des rituels et horaires respectés. Il a besoin de notre présence pour s’endormir. Meme de se donner la main. Souvent ca fonctionne parfois il rigole de cette complicité (il est heureux) et du coup on perd du temps. Avant c’étais 4′ pour le coucher, maintenant c’est 40’… Avec un réveil soit à 2 soit à 4h du matin où il fini avec nous dans le lit. Mais on a eu vite mal au dos. J’ai trouvé la solution de lui installer un matela au sol, entre notre lit et le mur. Ce qui fait 3 côtés fermés. Et il peut sortir de lui même à l’arrière. On l’y dépose suite au réveil nocturne et il y dort bien. Ca nous a sauvé nos nuits. Car avant c’était une heure à chaque fois pour le calmer/ rendormir. J’avoue que j’apprécie et suis moi meme plus en confiance de dormir avec mon enfant surtout si petit (21 mois). J’estime et je sais qu’à 18 ans il dormira certainement plus avec nous 😉

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