Comment réduire la douleur de vos enfants (en quelques minutes) !

Un grand merci à Valérie la « Drôle de Maman » (dont nous vous recommandons le blog) pour cet article qui va nous être bien utile ! Parce que chez nous, comme chez vous surement… il y en a des bobos à soulager  !

Bonjour, je suis Valérie Roumanoff du blog DroledeMaman et je suis praticienne en PNL et en Hypnose ericksonienne.
PNL est l’acronyme de Programmation Neuro-Linguistique, derrière ce nom barbare ce cache une méthode qui permet (entre beaucoup d’autres choses) de soigner la douleur avec la parole… et de réduire la douleur de vos enfants en quelques minutes ! Non, il ne s’agit pas de magie, ni d’un tour de passe-passe, mais d’agir sur nos représentations internes.

bobo_enfant

1. PNL quesaquo? Comment ça marche?

La PNL est, selon un de ses créateurs, Richard Bandler: “le mode d’emploi du cerveau humain”. Notre cerveau a d’immenses pouvoirs que nous subissons la plupart du temps (par exemple en nous réveillant en pleine nuit avec une image horrible dans la tête) au lieu de nous en servir pour, par exemple, nous sentir bien à longueur de journée. Idée attrayante, n’est-ce pas?
Tout d’abord, il s’agit de prendre conscience que tout ce qui se passe dans notre vie (évènements, émotions, sensations, idées, …) est codé dans notre cerveau sous forme de représentation. Ces représentations peuvent être des images, des sons ou des sensations (ou les trois en même temps!). La PNL nous apprend à agir sur ces représentions, pour changer l’effet qu’elles provoquent en nous. Si une image nous fait peur, nous changeons l’image jusqu’à ce qu’on puisse la regarder sans éprouver la moin dre gêne. L’astuce est qu’on ne touche pas au contenu de l’image mais à ses modalités: couleur/noir et blanc, nette/floue, près/loin, petite/grande… (voir l’article : “Comment faire disparaitre une peur ou un cauchemar?”). Ce procédé fonctionne également pour la douleur.

2. La marche à suivre: l’importance des questions.

  • Concentrez toute votre attention sur votre enfant.
    Vous allez avoir besoin de mettre tous vos sens en éveil ainsi que votre intuition naturelle. Difficile de mettre cela en pratique en regardant la télévision, ou en préparant à manger. Avec un peu de pratique, cela deviendra naturel pour votre enfant et pour vous et vous pourrez le faire dans n’importe quelle circonstance et de façon très rapide. Mais pour commencer, mettez toutes les chances de votre côté!
  • Etablissez le contact en reconnaissant sa douleur
    Dire “oui, ça fait mal” soulage plus l’enfant que de dire: “ce n’est rien du tout, arrête de faire ton cinéma”. Reconnaitre, valider ce qui s’est passé: “Il t’a poussé… tu t’es cogné… tu as mal… ok, ça fait mal”, permet ensuite d’annoncer que la douleur va cesser bientôt et d’être cru. (voir l’article : ”Comment réagir quand un enfant se fait mal?”)
  • Posez-lui des questions pour avoir accès à la représentation interne de sa douleur
    Demandez à votre enfant ce qu’il sent exactement: ça brule? ça pique? ça chauffe? ça tourne?… Essayer d’avoir des informations précises: si ça tourne, c’est dans quel sens? A quelle vitesse?… Encouragez-le à mimer la sensation par un geste. Par exemple, avoir mal au cœur, peut s’exprimer par une main qui tourne devant le ventre, avoir mal à la tête, c’est peut-être comme un marteau qui tape de façon régulière. Dès que vous avez un élément, n’importe lequel, questionnez et questionnez encore: comment est le marteau? Grand, petit? De quelle couleur? Ca tape fort? A quel endroit?… Essayez au maximum de respecter le rythme de votre enfant, ralentissez les questions pour lui donner le temps d’y répondre, accélérez quand il accélère, calez-vous complètement sur lui.
  • Suggérez-lui de changer sa représentation
    Et si le marteau était plus petit, ça serait mieux?… Et si ça tournait dans l’autre sens, ce serait comment?… Quelques fois, il suffit d’un tout petit changement pour que la douleur disparaisse complément. Peux-tu changer la couleur du marteau?… Quelle couleur te plairait?… Bleu? Rose?.. avec des pois verts?… De quelle matière est-il? En bois?… Et si tu le mettais en papier ou en chewing gum, ça serait comment?… Essayez de changer un des aspect de l’image: couleur, forme, grandeur, matière, sens, vitesse, épaisseur, longueur…. tout ce qui vous vient à l’esprit. Si le marteau tapait à droite au lieu de taper à gauche, est-ce que ça serait mieux?… Laissez votre enfant prendre les décisions, proposer lui-même des changements, lui seul sait ce qui va le soulager.

bobo enfant pnl

 

3. Dans quel cas utiliser cette méthode?

  • Vérifier qu’il ne s’agisse pas d’une douleur “alarme”.

Certaines douleurs sont utiles car elle nous signalent que quelque chose ne va pas. Une douleur dans le ventre peut être le signal d’une appendicite par exemple. Alors, avant de la faire disparaitre, assurez-vous qu’il n’y a rien “derrière”.

  • Pour soulager en attendant le médecin.

Cette méthode marche aussi bien pour les grosses que les petites douleurs. En attendant le médecin, sur le chemin de l’hôpital, en attendant l’effet du médicament, toutes les occasions sont bonnes pour soulager nos petits. Et ça ne coute rien (d’essayer), alors pourquoi s’en priver?

  • Pour tous les petits bobos.

Votre enfant se plaint d’un mal de ventre parce qu’il est contrarié? Il a le mal de mer en voiture? Il vient de se faire piquer par un moustique? Il est tombé dans la cour de récré? Il est fatigué et a mal à la tête? Il a reçu un ballon sur le nez?… Après lui avoir prodigué les premiers soins ou en attendant de pouvoir le faire, c’est le moment d’entrer en action!

  • Pour tous
    Bien sûr, cette méthode qui s’appelle en PNL “le travail avec les sous-modalités” est aussi très efficace sur les adultes. La plupart des enfants étant en contact direct avec leur imagination, il est plus facile de l’utiliser avec eux.
    Après un peu d’entrainement, vous pouvez aussi l’utiliser sur vous. C’est plus difficile quand personne n’est là pour nous poser les questions et nous aider à réfléchir, cela demande plus de concentration, mais c’est possible!

soulager bobos enfant

J’espère que cette technique pourra vous être utile et que vous vous amuserez à jouer avec vos représentations internes et celles des autres pour soulager ceux que vous aimez. Je l’utilise souvent avec ma fille de 5 ans et quand j’ai voulu le faire avec une de ses amies qui avait mal à la tête, elle lui dit très naturellement: “Tu vas voir!… C’est super, dans cinq minutes, t’auras même plus mal!”.

Valérie Roumanoff, du blog droledemaman.

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7 Comments

  • Amelie Blot

    Reply Reply 19 septembre 2014

    Bonjour,
    Cet article est vraiment très intéressant. Reconnaitre la douleur est déjà tellement sécurisant pour l’enfant. La démarche de la PNL mérite d’être utilisée au quotidien avec les enfants car c’est une manière de plus de leur prouver notre profonde empathie et prendre en compte leurs maux afin qu’ils ressentent la considération qu’on leur porte. Un bel article !
    Amélie

  • valerie

    Reply Reply 20 septembre 2014

    Merci Amélie pour ton commentaire et merci aussi à Camille et Olivier de m’accueillir sur leur super blog des supers parents;-)
    Oui, je suis bien d’accord, cette méthode permet de rentrer complètement en contact avec son enfant, et qu’il se sente accueilli et compris.

  • luin

    Reply Reply 3 octobre 2014

    Bonjour,

    Effectivement, se connecter à son enfant, être vraiment présent avec lui à se moment là soulage déjà énormément. J’ai toujours réagi de la sorte avec mes filles et je remarque qu’elles ont la même réaction avec les autres enfants et adultes. Désormais, lorsqu’elles se font mal, elles pleurent mais analysent aussi ce qui s’est passé et voient ce qu’il faut faire pour éviter de se faire mal (« je me suis cognée là, car je n’ai pas vu ça… »).
    Etre totalement présent avec son enfant est apaisant pour l’enfant, mais du coup aussi pour le parent. Ne pas nier la douleur permet de garder, de confirmer une relation de confiance avec l’enfant. Ce dernier est pris en compte dans ce qu’il ressent, est respecté, et sait qu’il peut avoir confiance dans cet adulte bienveillant.

    Je suis toujours triste d’entendre: « mais non, tu n’as pas mal… » ou « ce n’est rien, calme toi… » c’est nier la douleur, mais aussi dire à l’enfant qu’on n’a pas confiance en lui. Comment l’enfant peut il alors avoir confiance en lui, puisque le message qu’il entend est « tu ressens mal les choses »?
    Merci pour cet article
    Carole

  • valerie

    Reply Reply 9 octobre 2014

    Oui, tout à fait! Nier la douleur, c’est aussi nier la réalité, alors si la réalité n’est plus là, qu’est-ce qu’il reste? A quoi se raccrocher? 😉

  • Angélique Mathieu

    Reply Reply 8 février 2017

    Très bonne méthode que je ne connaissais pas du tout. En effet notre premier réflexe en général c’est de dire: « Ne t’inquiète pas, ça va aller! »

    Lui faire un bisou et attendre que la douleur s’en aille en faisant les premiers soins.

    Alors que la même chose pourrait se faire beaucoup plus rapidement! Et en plus en s’amusant! 🙂

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