Les enfants d’aujourd’hui… moins autonomes que ceux d’hier ?

Voici un petit “coup de gueule” d’Elodie à l’encontre de notre société moderne… qui ne nous aide pas vraiment à rendre nos enfants autonomes !

 

C’est curieux, mais autant j’ai l’impression que les tout petits sont de plus en plus vifs, curieux et autonomes, autant les plus grands me donnent l’impression de stagner, voire de régresser. Les enfants d’aujourd’hui seraient-ils moins autonomes que ceux d’hier ?

C’était mieux avant : hier et aujourd’hui

Quand on était petit, on ne nous a pas laissé manger seul avec une cuillère et en mettre partout. Nos parents nous donnaient à manger, et quand on était vraiment grand, on pouvait manger seul, mais pas question d’expérimentation. Les bébés n’avaient pas le droit d’explorer partout, ils allaient dans un parc ou dans un trotteur. Pareil pour l’habillage, je ne sais pas comment c’était chez vous, mais chez moi ma mère me préparait mes vêtements le soir pour le lendemain jusqu’au CM2 au moins.

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Pour autant, on avait le droit de grimper aux arbres dès tout petits, on pouvait jouer dans la boue et se salir, et se baigner dans une petite piscine pas forcément récurée tous les soirs en été. On pouvait rentrer seul de l’école très tôt, … On enlevait les petites roues des vélos sans se prendre la tête et on allait même acheter les cigarettes de nos parents (en même temps que le pain et quelques petits bonbons).

Mais comme on l’entend beaucoup en ce moment, c’était mieux avant ! Il y avait soi-disant moins de dangers, la société était différente …
J’ai surtout l’impression qu’on vit dans une société surprotectrice, dans laquelle tout est médiatisé.

La médiatisation des histoires horribles

On parle aujourd’hui de plus en plus des histoires d’enlèvements, de pédophilie, et c’est très bien. Mais ça ne veut pas dire qu’il y en avait moins avant ! C’est juste qu’on n’en parlait pas, on essayait d’étouffer les affaires en famille, ou alors les enfants n’en parlaient pas du tout. Maintenant on est au courant de toutes les histoires glauques qui arrivent autour de nous, et c’est très dur de vivre avec l’idée que tout peut arriver.

Alors, en tant que parents, on panique. On devient conscient des milliers de dangers auxquels nos enfants font devoir faire face chaque jour. Mais comme le dit le vieil adage, la peur n’évite pas le danger. On aura beau les protéger, on ne pourra jamais leur garantir qu’il ne leur arrivera jamais rien. Mais on n’est pas programmé pour ça !

Une société surprotectrice

Je parle aussi de notre société surprotectrice, même vis-à-vis des adultes. On est sans cesse inondé de messages souvent très contradictoires sur notre hygiène de vie, notre alimentation, ne pas fumer … Conduire doucement, ne pas consommer d’alcool, accepter d’être ronde, mais faire des régimes, mais non manger sainement pour rester mince, faire du sport, … Moi je me sens parfois un peu étouffée, et je crois que les médias y participent beaucoup.

Alors je crois qu’on peut vraiment se poser la question de ce que veut dire rendre un enfant autonome.
D’après moi, ça veut dire élever un enfant débrouillard, capable de penser par lui-même et de faire des choix. Mais pour vous, ça veut dire quoi ?

Vous pourrez lire ici des statistiques sur ce que pensent les parents des âges de l’autonomie.

• Dans la rue

Aujourd’hui, les enfants n’ont plus rien le droit de faire dehors, surtout en ville. Dans les parcs, pas le droit de marcher sur le gazon, pas le droit de grimper aux arbres. Souvent même pas le droit de jouer au ballon, ni de faire du vélo. Bah alors, on fait quoi ?

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Moi, je milite pour les aires de jeu libre, les espaces simples, sans normes de sécurité ahurissantes ! Je milite pour avoir le droit de jouer sans le regard d’un adulte en permanence sur les enfants. Je milite pour le droit de grimper aux arbres et le droit de prendre le risque d’en tomber ! Et si on a le droit de faire plein de trucs quand on est petit, on devient adroit, et on a beaucoup moins de risque de se blesser par la suite.

Je crois aussi qu’il ne faut pas s’étonner que les 9-13 ans fassent des « conneries », s’ils n’ont pas la possibilité de se défouler en dehors de l’école, et de s’exercer à devenir grands.

Vous pourrez lire ici un article passionnant à ce sujet, sur le site contrepoints.org, qui compare l’autonomie des petits occidentaux, à d’autres sociétés, avec un regard très critique qui invite à une vraie réflexion sur le sujet :

En 2011, l’UNICEF a demandé aux enfants ce dont ils avaient besoin pour être heureux, et les trois premières réponses sont le temps (particulièrement avec leur famille), les amitiés et, ce qui est très révélateur, « dehors ». Des études montrent que lorsque les enfants sont autorisés à jouer de manière non structurée dans la nature, leur sens de la liberté, d’indépendance et de force intérieure prospèrent, et les enfants en pleine nature sont non seulement moins stressés, mais aussi se remettent plus facilement d’événements stressants.

(Note de Camille et Olivier : un article à lire ABSOLUMENT !!)

Assez paradoxalement, les parents qui laissent leurs enfants passer beaucoup de temps dehors en ville sont souvent mal vus, ce sont des parents douteux, dont on suppose qu’ils veulent se débarrasser de leurs enfants !

• Rester seul à la maison

Ma fille aînée m’a demandé très tôt, je dirai vers 4-5 ans, de la laisser un peu seule à la maison. Ca m’a étonnée, mais elle a très tôt éprouvé un besoin de liberté. Alors, de temps en temps, elle est restée seule le temps que je descende les poubelles, que je fasse un saut à la pharmacie, etc.…

Et aujourd’hui, à bientôt 10 ans, elle peut rester un après-midi entier seule sans soucis. On a bien discuté de comment réagir en cas de problème, et elle peut me joindre sur mon portable avec le téléphone fixe de la maison.

Vous trouverez ici un article donnant quelques conseils avant de laisser son enfant seul à la maison.

C’est difficile de donner un âge exact, parce que ça dépend vraiment du caractère de l’enfant, et de notre connaissance de ses capacités à réagir en cas de danger. Ce qui est sûr, par contre, c’est que c’est un apprentissage, et que ça doit donc se faire progressivement, et la journée. La soirée et la nuit étant particulièrement propices aux angoisses.

• Rentrer de l’école à pied

J’habite en ville, et il y a plein de rues à traverser pour aller à l’école. Quand il fait jour, mes filles de 7 et 9 ans vont seules à l’école depuis un ou deux mois. Et ça se passe très bien.

Mais je vous avoue que le regard des autres parents est parfois très négatif sur ce point : la majorité des enfants est accompagnée en voiture jusqu’au CM2 au minimum, en général jusqu’au collège. Et bien moi ça me gêne.

Non seulement parce que ça rend les enfants très passifs dans leur repérage dans l’espace. Se diriger dans une ville, ça s’apprend, et certainement pas en faisant tous les jours le même trajet en voiture.

Et puis ça fait du temps « perdu » pour les parents, parce que je ne crois pas que ça permette un échange de qualité de passer 15 minutes dans les bouchons avec son ado qui écoute son lecteur Mp3.

D’ailleurs, on peut lire ici qu’en 80 ans, nos enfants auraient perdu 10 km d’autonomie par jour !

• Les colonies

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source : retrocolo.fr

J’ai passé pas mal de temps en colo quand j’étais petite puis ado, et j’ai adoré tous mes séjours. Dès que mes filles en ont eu l’âge,  j’en ai profité pour leur faire découvrir et maintenant ce sont elles qui réclament !

Alors c’est difficile de vous donner un âge pour commencer. En moyenne, je dirais qu’à 5 ans on peut partir une semaine. Mais à condition que l’enfant ait déjà passé au moins une nuit sans ses parents, et qu’il ait l’habitude de dormir ailleurs.

Et puis il faut que les parents se réjouissent de savoir que leur enfant va passer de bons moments, et découvrir des activités qu’il ne fera pas avec ses parents.

En tant que relativement pas trop mauvaise mère (enfin je fais de mon mieux), malgré tout l’amour que je porte à mes enfants :

  • je ne mettrai jamais les pieds dans un kayak de toute ma vie
  • je ne dormirai jamais dans une grotte
  • je ne ferai jamais un bivouac à cheval avec une nuit en forêt

Alors que j’ai fait tout ça en colo !

Ce qui est sûr, c’est que plus on part souvent en colo, et plus on apprécie, plus on devient sociable, et plus on découvre des supers activités. Et plus on apprend à se débrouiller sans ses parents,à se faire des copains. Et puis, après, les premiers amours, … .

J’ai d’ailleurs trouvé un site assez sympa qui parle des colonies d’hier et d’aujourd’hui : retrocolo.fr

• L’argent de poche

Il y a 3 principes essentiels à respecter quand on commence à donner de l’argent de poche :

1. Si on commence à en donner, on n’arrête pas quelque soit la raison : « cette semaine tu n’as pas été sage »
2. On ne s’en sert pas pour faire du chantage : « si tu as des mauvaises notes, tu n’en n’auras plus »
3. Ça ne sert pas à acheter des trucs utiles que les parents peuvent acheter, c’est pour les loisirs.

En dehors de ça, je pense qu’on peut commencer vers 7-8 ans, quand l’enfant commence à apprendre à compter à l’école, et que les nombres l’intéressent.

Pour le montant, on peut se contenter de toutes petites sommes, il faut absolument rester raisonnable. Et on tient compte de la différence d’âge dans les fratries : plus on est grand, plus le montant est élevé.

Chez moi, mon aînée de 9 ans a 5 euros par mois, et sa sœur de 7 ans a 4 euros. Et elles sont ravies de voir les sommes augmenter, de dépenser un peu, de gérer la monnaie rendue à la boulangerie, …

Ma belle-fille de 14 ans a 45 euros par mois, et avec l’argent donné ponctuellement par les grands-parents, les oncles et tantes, ça fait pas mal sur une année !

• Le téléphone portable

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source : l’actu en patates

Je ne suis pas très fan du téléphone portable. Surtout pour les plus jeunes.

Déjà du point de vue de la santé, on ne sait pas trop ce que ça donne, mais je crois que c’est loin d’être une bonne chose pour les enfants. Vous pourrez lire un article à ce propos.

Souvent, les parents autorisent tôt le portable, mais à condition de pouvoir joindre leur enfant quand ils le veulent. Sous couvert de sécurité et de se rassurer, on leur met une laisse. Avant le collège, ça me semble une aberration.

En même temps, c’est comme la télévision, on ne peut pas élever nos enfants seulement selon nos convictions, sans tenir compte de leur vie sociale. Pas de portable au collège, ça veut peut-être dire qu’il sera le seul à ne pas en avoir ? Et est-ce que ça ne risque pas de le faire passer pour un has been (un bolos 🙂 )?

Bon je n’ai pas de réponse à cette question … Qu’est-ce que vous en pensez ?

Quelques lectures supplémentaires :

– un billet sur le livre “grandir en temps de crise, comment aider nos enfants à croire en l’avenir”

 La crise est désormais ce que la société tout entière partage avec l’adolescent. Tous deux entrent dans cette zone de turbulence avec la même inquiétude : ils savent qu’ils en sortiront transformés… mais ne savent pas comment.

– un billet sur le jeu libre, sans l’intervention d’un adulte :

C’est pendant le jeux libre sans l’intervention des adultes que les enfants développent toutes les compétences sociales nécessaires à leur vie d’enfant et future vie d’adulte : Négociation, régulation émotionnelle, empathie…

une excellente présentation du livre “Laissez les enfants tranquilles”, où l’auteur propose de lâcher un peu la bride à nos enfants :

Faisons confiance à nos enfants, à trop les entourer, les accompagner en tout, on tue leur créativité, et leur immense capacité à s’adapter, on freine leur autonomie (c’est très bien démontré dans une expérience d’école maternelle du Jardin Secret, en Ecosse , où les enfants sont en plein air par tous les temps)

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24 Comments

  • Pinkilla

    Reply Reply 22 avril 2015

    Ah l’autonomie … et la surprotection. Deux vastes sujets 😉 Les adultes aussi sont surprotégés d’un côté … et jeté à la rue de l’autre.

    Lâcher la main mais peut-il marcher
    http://namok.be/blog/?post/2013/12/01/lacher-la-main-mais-peut-il-marcher

    De plus, éviter l’autonomie (comme j’ai l’impression que c’est ce que veulent moult enseignants (et la société)) permet de former de *bons petits soldats*
    http://namok.be/blog/?post/2013/12/10/un-bon-soldat

    Bàt

    • Elodie Bougas

      Reply Reply 5 mai 2015

      Merci pour les liens, je vois qu’on est sur la même longueur d’onde !

  • Anne-Estelle

    Reply Reply 22 avril 2015

    Je suis à 100% d’accord avec le point de vue de cet article 🙂
    Je me sens moins seule 🙂

    Chaque fois que je vais au parc et que je laisse ma fille de 3 ans escalader partout, il y a toujours un autre parent qui se rapproche doucement d’elle et veut être présent au cas où elle tomberait, tandis que moi, la mère indigne, je reste assise sur le banc. J’ai beau leur dire qu’elle se débrouille toute seule, et qu’elle ne tombera pas… rien n’y fait.
    Pareil quand je la laisse courir sur le trottoir sans me donner la main.

    Je pense que la responsabilité des parents c’est d’apprendre à l’enfant à reconnaître les risques et à ne pas être imprudent. Peu importe la dangerosité en fait. Et c’est là que l’enfant se responsabilise, comprend que chaque règle a une raison d’être, et que chaque règle peut évoluer en fonction de sa maturité.

    Et c’est génial comme aventure 🙂 Alors oui, laissons du lest à nos enfants ! Je suis pour 🙂

    • Elodie Bougas

      Reply Reply 5 mai 2015

      Oui c’est vrai que notre entourage, ou même des étrangers, peuvent être inquiets face à nos réactions. Je dois même avouer que je ne dis pas toujours tout à mon compagnon … Ou alors seulement après !

  • Emilie Lagoeyte

    Reply Reply 22 avril 2015

    Oh mais vous êtes dingues!
    Laisser vos enfants se rendre seuls à l’école? Grimper aux arbres? Partir en colo faire des bivouacs en pleine nuit et du kayak dans de l’eau sauvage? Mais c’est qu’ils risquent de devenir… des adolescents autonomes, sereins et joyeux!!!

    Bravo pour cet article très complet sur une question qui devient URGENTE à regarder en face.

    C’est aussi mon cheval de bataille, j’ai d’ailleurs trouvé à ce propos 2 appellations sympas (utilisées aux USA): parents-hélicoptères et parents-colibri. Je pense que vous devinez votre penchant?

    Si vous avez le temps, je vous invite à faire un tour sur mon petit article à ce propos (c’est mon avant-dernier billet). Sinon peu importe, je sais que votre post sera très lu: cela me réjouit vraiment que votre message se diffuse! (je suis maîtresse d’école et souvent bien triste de constater la tendance inverse… et ses méfaits!)
    A bientôt,

    Emilie

  • Judith

    Reply Reply 22 avril 2015

    Chouette article, Elodie !
    Pour ma part, je pense que tout est question de “juste milieu” en ce qui concerne la prise de risques. Dans ma rue, les voitures arrivent à fond de balle avec très peu de visibilité. Donc, je stresse toujours un peu quand ils partent en rue. Alors que quand j’étais petite, je jouais “sur la rue”. Par contre, mes enfants grimpent dans les arbres, jouent dans le jardin même quand il pleut (c’est là que les escargots sortent…), chipotent dans la terre, ils ont fabriqué une cabane en bois et ils ont même passé la nuit dedans…

  • cyrille

    Reply Reply 22 avril 2015

    Vive l’autonomie. Je n’hésite pas à les mettre dans un train pour l’Allemagne à 13 ans.
    Bon parfois, on a de la casse (Un poignet il y a 2 ans) avec ceux qui veulent vraiment tout faire tout seuls.
    cyrille

    • Elodie Bougas

      Reply Reply 5 mai 2015

      Mais est-ce qu’ils se font plus mal que les autres ? Pas sûre du tout 🙂

  • Anna

    Reply Reply 22 avril 2015

    Absolument d’accord !! C’est rare de lire ce genre d’article sur le net et je trouve que ça permet de relativiser tout ce que l’on a l’habitude de voir ou d’entendre.
    J’ai 6 enfants et j’ai toujours privilégié l’autonomie de mes enfants. Bien sûr cela me facilite la tâche 😉 mais c’est vraiment leur rendre service que de les laisser se débrouiller, réfléchir seul, se tromper et en tirer des enseignements. Après, chacun évalue s’il y a danger ou pas car le rôle des parents est aussi de protéger.
    Au risque de passer pour une mère indigne, j’ai commencé à laisser mon aînée seule vers 6-7 ans, très peu de temps bien sûr mais aujourd’hui à 12 ans elle peut rester des heures, et j’ai parfaitement confiance en elle.
    Faisons confiance à nos enfants, ils se feront confiance aussi 🙂

    • Elodie Bougas

      Reply Reply 5 mai 2015

      Peut-être que tout cela est plus évident dans une famille nombreuse ? Qu’en pensez-vous ?

      • Anna

        Reply Reply 5 mai 2015

        Oui Elodie, c’est certain!
        Par la force des choses famille nombreuse rime avec famille organisée (mais pas toujours lol) et solidaire 🙂 . Chez moi la répartition des tâches ressemble à ça: http://lartdetreparent.com/planning-menage-enfants/
        Je trouve que les enfants ont un tel potentiel! On les brime trop. A 7 ans ma fille fait un gâteau yaourt toute seule! Je surveille simplement la cuisson.
        Ils sont bien plus capables que ce que nous pensons…Et les laisser découvrir par eux-mêmes leur donne un sentiment de liberté et augmente leur confiance en eux 🙂

  • sophie

    Reply Reply 4 mai 2015

    j’ai lu cette article avec intérêt et certaines choses me paraissent évidentes mais je suis une maman bien trop angoissée (sûrement provoquée par les médias)… heureusement nous habitons trop loin de l’école :-p et je ne la quitte pas des yeux au parc. je pense que c’est un gros travail à faire sûr les parents mais loin d’être évident…

    • Elodie Bougas

      Reply Reply 5 mai 2015

      Oui Sophie, il faut déjà commencer par en prendre conscience, et réfléchir au bien que ça fait à nos enfants !

  • Marcus D

    Reply Reply 14 mai 2015

    Cet article est très intéressant et c’est vrai que les enfants d’aujourd’hui sont moins indépendants.

  • bouteloup helene

    Reply Reply 19 mai 2015

    j’ai lu votre article et franchement il fait beaucoup de bien. Aujourd’hui, un enfant n’a plus le droit d’aller seul à l’ecole avant 10 ans, n’a pas le droit de faire sa chambre avant 6 ans (juste son lit et encore), ne dois pas aller chercher le pain….. ne dois surtout pas garder ses frères et soeurs (mm si l’enfant en question à 16 ans) c’est considéré comme de la parentalisation. Mais à coté de cela il doit sortir régulièrement avec les amis pour les ados, sinon, nous les sequestrons…. Je ne sais pas ou nous allons, mais j’ai franchement peur quand je vois que les enfants ne savent pas se faire un repas, ne savent pas se debrouiller seul et qu’il faut les materner pour le moindre trucs.

  • Mary K

    Reply Reply 26 mai 2015

    Mon fils joue à l’équilibriste sur un muret à 50cm du sol. Je l’observe au loin, confiante, c’est un alpiniste en herbe.
    Il dérape, se rattrape, tombe sur ses pieds.
    Un passant se précipite sur lui pour l’aider.
    Mon fils se met à pleurer.
    J’interviens pour le consoler.
    L’homme me dit : “Il s’est fait mal, c’est trop dangereux” puis s’en va.
    Je demande à mon fils s’il a mal.
    Il me répond : “Non! Je pleure parce que le monsieur m’a fait peur.”

  • pietro dupont

    Reply Reply 3 septembre 2018

    bonjour a vous tous je suis d’accord a 200%
    cette mieux avant j’ai grandit avec une mère qui
    me laissait découvrir beaucoup de choses
    et aussi la curiosité qu’il ont font qu’il apprenne par eu même
    et fait leur propre expérience

    les parents d’aujourd’hui son archiprotecteur
    je s’est qui a beaucoup plus de danger qu’avant mais
    nous seront pas toujours la donc ce ne pas une excuse
    un jours il faudra les lâche pour qui prenez leur envole
    franchement merci pour cette articles

  • Toto

    Reply Reply 13 septembre 2018

    “Pas de portable au collège, ça veut peut-être dire qu’il sera le seul à ne pas en avoir ? Et est-ce que ça ne risque pas de le faire passer pour un has been (un bolos )?”

    Est-ce si sûr que votre enfant sera seul à ne pas avoir de portable ? Juste parce qu’il vous l’aura dit (ils ne voient que ce qui les arrange) ?

    Et pourquoi son premier portable ne serait-il pas un portable tout premier prix, vous savez ceux qu’ont a connu, qui ont un écran tout petit et sur lesquels il fait pas mal pianoter pour rédiger un sms…
    Il parait que les enfants doivent avoir un portable pour être joignable (comment faisait-on avant ?) – donc uniquement téléphone voix – alors pourquoi autant de mômes ont-ils un smartphone Samsung ou un Iphone (qu’ils exhibent fièrement dès la sortie de l’école – “j’ai donc je suis”) ?
    La faute aux parents hypocrites qui se donnent bonne conscience: céder aux enfants pour le smartphone tout en disant qu’ils n’y a plus de téléphone basique sur le marché (NLDR: pourtant faciles à trouver sur le site SFR ou Orange)…

    Et si votre enfant n’a pas de portable (je le répète “pourquoi faire ?” si ce n’est des stupidités que, souvent, les parents montrent en exemple), n’est-ce pas un moyen qu’il se mette au contraire en valeur sur ce qu’il peut apporter d’autre ?
    N’est-ce pas un moyen de se détacher un peu du matérialisme et de la superficialité (réseaux sociaux en premier lieu).
    N’essayons surtout pas de donner un peu de caractère à nos enfants, des beaux moutons bien dans le troupeau des consomateurs MacDo-trampoline-réseaux sociaux !

    Voilà c’était juste un petit coup de gueule sur cet aspect de l’article. Sinon tout à fait d’accord pour le reste…
    Ahh si, autre chose, un enfant peut également très bien s’amuser sans forcément grimper aux murs, grimper aux arbres, grimper sur le canapé… Après on se retrouve avec des enfant qui veulent grimper sur tout, en classe, en cours de musique, sur la table à la maison…

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