Pourquoi et comment utiliser les jeux pour les apprentissages scolaires.

Cette semaine Sandrine et Christophe, les créateurs du blog Apprendre par le jeu nous expliquent pourquoi et comment utiliser les jeux pédagogiques pour les apprentissages scolaires.  Couple recomposé avec quatre enfants dont trois vivent au foyer, ils ont pratiqué l’instruction en famille pendant 6 années. C’est donc à la maison que leurs enfants ont fait leurs premiers apprentissages et acquis le socle commun de connaissances, de compétences et de culture, qui représente ce que tout élève doit savoir et maîtriser à la fin de la scolarité obligatoire.
Pendant cette période, ils ont expérimenté plusieurs formes de pédagogie. Ils ont débuté par l’école à la maison, puis testé les cours par correspondance et enfin les apprentissages autonomes. Mais la forme la plus efficace est de loin les apprentissages par le jeu.

 

Pendant plusieurs années, Sandrine a détourné de nombreux jeux de société pour y introduire toutes les notions élémentaires que leurs enfants devaient acquérir.
Cela allait des mathématiques, à l’histoire, en passant par la conjugaison, la grammaire, la géographie. Puis, elle s’est mise à créer ses propres jeux de plateau, qu’elle concevait, dessinait, imprimait. Puis venait ensuite le temps de partage avec leurs enfants. Ils ont vraiment pu se rendre compte que le jeu est l’outil idéal pour les apprentissages scolaires. Ils peuvent être utilisés dès le plus jeune âge et jusqu’à la fin de l’âge de la scolarité obligatoire à savoir 16 ans.

1. L’importance du jeu pour l’enfant

“Le jeu, c’est le travail de l’enfant, c’est son métier, c’est sa vie”. Pauline Kergomard

Le jeu est la principale source de développement des enfants, que ce soit sur le plan affectif, social, physique, intellectuel. C’est également son mode d’apprentissage privilégié. Quand l’enfant joue, il n’a pas l’impression qu’il apprend et pourtant il développe des capacités et des connaissances.

a. Le jeu est indispensable au développement harmonieux de l’enfant.

Le jeu est l’activité principale du nourrisson et du petit-enfant pendant ses périodes d’éveil. Il s’y adonne instinctivement dès son plus jeune âge sans qu’il soit besoin de l’y contraindre. D’ailleurs jusqu’à l’âge de 7 ans, en dehors de ses besoins élémentaires, l’enfant ne pense principalement qu’à jouer.

Malheureusement, la plupart des adultes ignorent l’importance du jeu dans le développement de l’enfant. Ils considèrent souvent le jeu comme une perte de temps, ou au mieux comme un délassement, une activité récréative. Alors qu’au contraire, le jeu est essentiel pour aider l’enfant à construire sa personnalité et son identité. Le jeu est la principale source de développement des enfants, que ce soit sur le plan affectif, social, physique, intellectuel.

Le jeu est le moyen le plus naturel de développer son intelligence et ses capacités aussi bien manuelles qu’intellectuelles. Il lui permet également de comprendre et d’appréhender le monde qui l’entoure. C’est ainsi au travers des jeux de société et des jeux collectifs qu’il arrive à s’intégrer dans un groupe et ainsi à trouver sa place. Entre autres, et pour ce qui nous concerne, le jeu permet à l’enfant de découvrir et d’apprendre en se faisant plaisir. Il lui permet aussi de faire travailler son imagination et sa créativité. En résumé, les vertus du jeu pour le développement de l’enfant sont innombrables.

b. Le jeu et les apprentissages scolaires.

Or, il se trouve que dans notre système d’éducation, dès que l’enfant rentre à l’école primaire, il cesse presque complètement ces activités ludiques, à part à la récréation et pour quelques sports collectifs. La transition est relativement brutale, mais est-elle nécessaire ? Autrement dit, ne pourrions-nous pas continuer à utiliser le jeu pour les apprentissages scolaires ?

De très nombreuses études encouragent l’apprentissage par le jeu en âge préscolaire. Il est intéressant à ce stade de faire la distinction entre le jeu libre et le jeu dirigé. Le jeu libre est – comme son nom l’indique – un jeu où l’enfant garde l’entière maîtrise de ce qu’il fait. Dans le jeu dirigé, l’éducateur ou le parent va orienter le jeu pour amener l’enfant à acquérir certaines capacités ou certaines notions.

Mais les recherches sur les apprentissages scolaires par le jeu à partir de l’école primaire se font plus sporadiques. Sur le web francophone, les premières études qui ressortent sont canadiennes, belges, suisses. Comme si la question était tabou, ou en tout cas occultée, dans l’hexagone.
Les apprentissages scolaires par le jeu ont de sérieux atouts qu’il serait dommage de négliger.

c. Apprendre par le jeu, efficace parce que plaisant. 

Le premier atout des apprentissages scolaires par le jeu, c’est que l’enfant acquiert de la confiance en lui, car il n’est pas évalué pendant le jeu. Il gagne ou il perd, mais c’est dans le jeu, pas dans la vie. Ou encore mieux, tout le monde gagne, comme dans les jeux coopératifs, qui sont à préconiser.
D’autre part, le jeu favorise la créativité et laisse ainsi l’enfant dans une attitude positive, d’ouverture.

Mais surtout, comparé au travail, le jeu conserve un caractère plaisant aux yeux des enfants. Car c’est une activité qui est – et qui doit rester – amusante et délassante. Et donc, c’est une activité choisie par l’enfant, au contraire des devoirs ou même des cours didactiques. On ne saurait faire boire un âne qui n’a pas soif, dit-on. Mais essayez de faire apprendre quelque chose à un enfant qui n’en a pas envie ! C’est la même chose. Si votre enfant n’a pas envie de manger, vous allez le forcer ? Cela serait totalement contre productif. C’est pour cela que le jeu se révèle particulièrement efficace pour les apprentissages scolaires.

d. Pas d’objectif précis, mais l’avantage de la répétition.

D’autre part, le jeu permet beaucoup plus de souplesse par rapport au travail. On n’attend pas un effet précis, immédiat, du jeu. Il faut en effet tenir compte du principe de répétition. Car une notion ou un savoir ne peut s’acquérir et se mémoriser en une seule fois. Or, le jeu permet justement de revenir sur des notions ou des savoirs. Mais il le fait en douceur, contrairement au devoir, ou à leçon qu’il faut apprendre. Le jeu peut ainsi permettre l’acquisition de savoir ou de compétences plus difficiles à acquérir par les pédagogies traditionnelles.
C’est pourquoi nous défendons l’idée que le jeu devrait être le support privilégié dans le domaine des apprentissages scolaires.

D’autre part, il fait souvent appel à des aptitudes différentes des apprentissages classiques, car tous les supports peuvent être envisagés : sonores, visuels, mimes, pâtes à modeler, etc. mobilisant ainsi les capacités propres à chaque enfant. Tous les enfants ne sont pas forcément à l’aise avec l’écrit, eh oui, c’est une réalité.

Les apprentissages par le jeu peuvent être également une opportunité pour tous les jeunes qui commencent à décrocher du système classique, car ils ne s’y retrouvent pas, pour de nombreuses raisons.
Ainsi, le jeu permet de conserver à l’enfant le désir et le plaisir d’apprendre. Car cette volonté est essentielle dans les apprentissages, et c’est un domaine sur lequel le système classique est le plus défaillant. Le jeu est donc un outil formidable pour les apprentissages scolaires qu’il serait dommage d’ignorer.

e.  L’enfant doit être le moteur de ses apprentissages.

Il est évidemment souhaitable que l’enfant soit toujours dans une attitude positive. Pour cela, il faut encourager sa curiosité naturelle. Ce qui veut dire également s’adapter à  ses rythmes d’apprentissages. Arriver à ne pas le forcer quand il n’en a pas envie, et l’encourager quand il est en demande. C’est vraiment là que c’est le plus porteur et le plus intéressant, car l’enfant devient ainsi moteur dans ses apprentissages.

Il n’est pas forcément nécessaire de vouloir aller jusqu’aux apprentissages autonomes, où le déroulement de sa scolarité est laissé entièrement libre à l’enfant. Un enfant qui choisit lui-même ce qu’il veut étudier va obligatoirement être plus réceptif aux apprentissages dont il est lui-même à l’initiative. Et qu’il sera forcément plus réticent vis-à-vis d’apprentissages qui naissent d’une volonté extérieure, même bienveillante.

Mais il faut bien le reconnaître, l’école ne permet pas que les enfants soient les moteurs de leurs propres apprentissages. Et cela, quelques que soient la pédagogie et les méthodes employées. C’est évidemment à déplorer, car l’enfant aura tendance à se sentir « gavé ». Mais c’est malheureusement le mode de fonctionnement de l’école : « faire acquérir un savoir ». Alors qu’il serait tellement plus simple et plus enrichissant de laisser l’enfant se développer par lui-même. Par contre, il faut admettre que tous les enfants ne sont pas forcément prêts pour les apprentissages autonomes, et qu’ils auront quand même besoin d’être guidés et encadrés.

2. Comment mettre en place des jeux pédagogiques 

a. Détourner des jeux existants.

La première méthode pour mettre en place des jeux pédagogiques est de détourner des jeux existants. C’est l’étape la plus simple. Et c’est celle par laquelle Sandrine a évidemment débuté. Comme elle le montre dans son « défi 6 semaines, 1 jeu détourné par jour », presque tous les jeux peuvent servir de support et être détournés en vue d’apprentissages scolaires. Le but est que les enfants continuent à avoir envie de jouer. Il ne faut donc pas leur imposer le jeu. Mais si c’est un jeu qu’ils aiment bien, ils se prêteront facilement au jeu, justement. Car les enfants en général, aiment bien détourner les règles et en créer de nouvelles, même si cela ne plaît pas forcément aux adultes.

C’est également une expérience que nous avons tentée et que vous pouvez réaliser vous-même avec vos enfants. À savoir prendre un de leurs jeux préférés, et leur demander d’inventer eux-mêmes une nouvelle règle pour y insérer des apprentissages scolaires.

b.  Créer des jeux pédagogiques de A à Z

L’autre possibilité, et c’est ce qu’à fait Sandrine dans un deuxième temps de cette instruction en famille, est de créer soi-même ses propres jeux pédagogiques. Sandrine a ainsi créé un bon nombre de jeux, aussi bien sûr l’histoire, que sur la conjugaison, les mathématiques, la géographie, l’histoire de l’art…

Créer ses propres jeux pédagogiques demande du temps, de l’imagination, de la créativité. Mais la plupart des parents possèdent ces qualités ! Les premiers jeux étaient très succincts en matière de support, et même d’idées ! Mais c’est en jouant avec les enfants, en comprenant leurs difficultés, en ciblant les styles de jeux qui leur plaisaient que nous avons amélioré petit à petit nos créations !

Aujourd’hui, nos enfants sont rescolarisés, mais les idées et la créativité sont toujours là ! Notre objectif aujourd’hui est de pouvoir proposer des jeux près à l’emploi pour les parents et les enfants qui souhaiteraient se lancer dans l’apprentissage serein et bienveillant : l’apprentissage par le jeu !
C’est donc l’axe que nous souhaitons donner au site apprendre par le jeu.

c. Faut-il obligatoirement faire l’instruction en famille pour mettre en place des jeux pédagogiques avec ses enfants ?

Ce n’est évidemment pas obligatoire, mais cela aide. Pour deux raisons. Tout d’abord, cela laisse plus de temps. Compte tenu de l’emploi du temps de la plupart des parents, associé à celui de l’école, cela laisse peu de marge de manœuvre, surtout quand les deux parents travaillent. Si l’un des deux est à la maison, c’est déjà plus facile. Mais dans ce cas, c’est l’école elle-même qui prend beaucoup de temps.

Pour tous ceux que cela intéresserait de faire l’instruction en famille, de nombreux sites mettent en place une aide accompagnée pour déterminer tout d’abord si vous et vos enfants êtes faits pour ce genre d’instruction, et ensuite comment les mettre concrètement en pratique. En particulier « les Petites Chasses au Trésor », que nous ne saurions que trop vous recommander.

D’autre part, le fait de faire l’école à la maison, oblige les parents à prendre en main l’instruction de leurs enfants. Ils vont évidemment expérimenter, mais nous voulons leur fournir des outils. L’objectif de notre blog est de proposer des jeux pédagogiques clés en main pour un vaste éventail de matières sur des niveaux allant du CP à la 3e.

Mais ces jeux peuvent également permettre aux parents d’approfondir les notions voulues le temps de quelques parties le mercredi, le soir, le week-end, à la place des devoirs de vacances, sans avoir à passer des heures sur l’imagination, la création, la réalisation…

d. Quels sont les conditions requises pour mettre en place des apprentissages par le jeu dans le cadre d’une instruction classique ?

Il n’est pas nécessaire d’avoir des compétences particulières pour instruire ses enfants, que cela soit dans le cadre de l’instruction en famille ou non. Mais il faut être disponible. C’est-à-dire en premier lieu consacrer le temps et l’attention que nos enfants réclament. Et ensuite, être très à l’écoute de leurs besoins, de leurs désirs et de leurs difficultés. Tout d’abord au niveau physique et matériel, surtout pour les tous petits. Mais ensuite rapidement au niveau intellectuel. La construction de leur mode de pensée et de leur manière d’appréhender le monde doit se faire au quotidien.

Il est ensuite nécessaire de se pencher sur les programmes scolaires. Mais encore une fois, il n’est pas nécessaire d’être professeur pour y arriver. On peut se servir des supports que les enfants utilisent, mais ils sont parfois lacunaires. Il ne faut pas hésiter à utiliser les guides et aide-mémoires disponibles sur internet, ou les livres édités pour chaque niveau scolaire.

Enfin, il faut tenter de déceler les matières où l’enfant aurait le plus besoin de développer certaines capacités ou certaines compétences. Soit parce qu’il a des lacunes, et c’est toujours le premier réflexe des parents et des enseignants. Soit parce qu’un désir d’apprentissage ou d’approfondissement a été décelé. Comme nous l’avons vu, il faut tout faire pour encourager l’enfant à devenir lui-même le moteur de ses apprentissages.

e. Pour que les devoirs deviennent un jeu :

Faire ses devoirs est la plupart du temps une corvée pour l’enfant. Mais les faire faire est également fastidieux pour les parents. Nous vous proposons de transformer cette contrainte et d’en faire un jeu. Voici une méthode en trois étapes pour rendre ces instants plaisants et les accomplir dans la détente :

  •  Laissez votre enfant choisir ce qu’il a envie de faire jusqu’à 18 heures.

Une fois qu’il a goûté, il veut s’allonger sur le canapé pour lire ou pour jouer sur sa tablette ? Accordez-lui ce moment de détente. Les journées sont parfois éprouvantes pour les enfants, il a peut-être besoin de se retrouver seul, dans le calme pour décompresser. S’il souhaite faire un jeu avec vous, prenez le temps, même si c’est un petit jeu qui dure 15 minutes, accordez-lui ce petit bonheur simple, quel que soit la tâche que vous deviez accomplir, elle peut attendre un quart d’heure. Et s’il a besoin de sortir faire du vélo, du roller, courir avec ses copains ? Là aussi, il est important de lui permettre de le faire ! Il va évacuer le stress qu’il a accumulé toute la journée et sera nettement plus ouvert à ce qui va suivre.

  •  À 18 heures, proposez-lui un petit jeu.

Je vous entends déjà crier d’ici !! Quoi ?? Mais il vient de passer 1 h 30 à jouer !! Y a les devoirs à faire ! Il est déjà 18 h ! Et puis il y a la douche ! Et je dois préparer le dîner et je dois………. STOP !

Donc, je vous disais, proposez lui un petit jeu. Mais pas n’importe lequel ! Une sorte de jeu de l’oie, qui le mènera à l’arrivée, une fois les obstacles, c’est-à-dire ses devoirs, surmontés ! Et à l’arrivée, il y aura la satisfaction du travail terminé et éventuellement un autre jeu. Pourquoi ne pas inventer une énigme qui lui permettra de trouver la pièce d’un de ces véhicules Lego ou autre jeu de construction que vous aurez caché. Les enfants sont friands d’énigmes et de chasses au trésor…

  •  À 18 h 30 ou 18 h 45, comme par miracle, les devoirs sont finis.

Vous avez pris autant de temps que d’habitude ? Peut-être… Mais arrêtez-vous quelques minutes et écoutez ? Qu’entendez-vous ? Le bruit de la douche, que votre petit héros est en train de prendre… tout seul, bien sûr ! Des pleurs ? Non. Comment vous sentez vous ? Vous jetez un œil dans la glace et un sourire éclaire votre visage. Pour la première fois depuis longtemps aucun cri n’a été poussé ! Aucune porte n’a été claquée ! Aucune larme n’a coulé !

En réfléchissant bien, et en faisant preuve d’imagination, le jeu peut s’inviter ainsi dans des instants de la vie quotidienne auxquels nous n’aurions pas pensé. Et c’est une manière de la rendre plus plaisante, en particulier dans nos relations avec nos enfants.

Avez-vous déjà tenté de transformer des contraintes en jeu avec vos enfants ? Faites-nous part de votre retour d’expérience dans les commentaires.

 

 

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8 Comments

  • A travers cet article invité je vous découvre et j’adore. J’aime le concept des apprentissages par le jeu. J’avais déjà découvert par le livre de Lawrence Cohen comment utiliser le jeu pour les aider à vivre et exprimer leurs émotions, et je vois une autre facette par votre blog. L’idée de détourner les jeux m’est aussi venue une fois avec ma fille de 6 ans qui trouvait un jeu ennuyant et on s’est inventé des règles plus sympathiques. par contre je n’avais pas songer ( je l’avoue) à inventer des jeux moi-même et c’est cela qui m’intéresse davantage.

    • Bonjour Aurore, nous sommes heureux que notre article et notre blog vous ouvrent de nouveaux horizons ! La création de jeux pédagogiques est une activité à la fois très riche et très existante ! Cela nous pousse, en tant que parents, à nous investir plus profondément dans les apprentissages de nos enfants ! Et en plus, on est récompensé en voyant leur bonheur d’apprendre les compétences que nous voulions leur faire acquérir ! Nous avons l’intention, au fil des semaines, de publier en plus des articles, des jeux, détournés ou créés pour des apprentissages spécifiques (comme le jeu de plateau que Sandrine viens de créer pour apprendre les tables de multiplication : https://apprendre-par-le-jeu.com/multiphotel/) Nous voulons permettre à beaucoup d’enfants d’avoir la possibilité d’apprendre par le jeu !! 🙂
      A très vite sur notre blog 😉
      Sandrine et Christophe

  • Merci Sandrine et Christophe pour ce superbe éclaircissement sur l’utilisation du jeu dans les matières scolaires (et notamment les devoirs à la maison… dur dur parfois !)

    Je détourne déjà beaucoup les jeux, mais surtout je m’en inspire (souvent de plusieurs) pour créer mes propres versions mais à des fins… d’apprentissage culturel. C’est mon métier. Cet article et votre blog m’inspirent beaucoup aujourd’hui sur l’échange des bonnes pratiques ! 😉

    Et pour la petite anecdote personnelle (et non professionnelle) j’ai effectivement déjà utilisé le jeu pour transformer une contrainte… avec le repas ! Et oui on dit pourtant qu’il ne faut pas jouer avec la nourriture ! Mais j’ai osé… avec un petit que je gardais et qui avait quelques difficultés sur un aliment spécifique. On a fait de l’art avec son assiette (sans faire de gâchis bien sûr et dans le respect des aliments). Croyez-moi ça marche…

  • Bonjour, Le jeu est source d’émotion positive. Les émotions positives sont sources d’apprentissage car on mémorise mieux un fait lié à une vive émotion positive.

    On utilise un maximum le jeu en école maternelle et parfois au delà.
    Bel article ! Un petit bémol personnel concernant l’usage de la tablette pour lequel je reste réfractaire.

    Merci pour votre article,

    • Merci, Jean-Philippe, pour votre compliment et votre commentaire. Vous êtes instituteur en maternelle, semble-t-il et il est vrai, qu’en maternelle, le jeu fait encore partie de la vie dans la classe, heureusement ! Il est tellement dommage que cela se perde une fois qu’on rentre à l’école élémentaire ! Mon fils aîné qui a été jusqu’au CP à l’école à beaucoup souffert du passage GS -> CP ! Plus de jeux, rester assis sans bouger… Le jeu est pourtant un outil d’apprentissage très puissant, et tellement agréable !
      Pour ce qui est de la tablette… c’est vrai que ce n’est pas très bon 😉 mais il ne faut pas non plus la rejeter à 100% !
      J’espère que vous viendrez très souvent visiter notre blog et que vous laisserez des commentaires en bas de nos articles 😉
      A très bientôt
      Sandrine et Christophe

  • BESNARD Grégory

    Reply Reply 13 février 2019

    Bravo pour cet article qui balaye très précisément l’importance du jeu pour les apprentissages et le bien-être des enfants.

    La lecture de ces quelques lignes m’a mise en joie… Merci.

    J’ajouterai que le jeu est le fondement humain de l’apprentissage, chez l’enfant (c’est une évidence) mais aussi en théorie chez l’adulte (dommage que notre société ait écartée cette idée).

    Mon conseil : mettez du jeu dans votre vie et vous serez heureux.

    Grégory du blog des sciences pour changer de vie
    https://des-sciences-pour-changer-de-vie.com

  • Zoe

    Reply Reply 22 février 2019

    Quand, j’y pense, c’est vrai que durant mon enfance, mes parents considéraient le jeu comme étant une perte de temps. Moi, ça me permettait de m’évader et de créer un monde à moi.

  • Juliette

    Reply Reply 21 mars 2019

    Bonjour,

    Merci pour ce très bon article qui synthétise parfaitement le lien entre apprentissage et jeu.
    Je suis étudiante en master 1 commercialisation du livre et je réalise mon mémoire sur le ludo-éducatif, j’ai vu que vous parliez d’études concernant ces résultats. Auriez vous quelques références d’articles ? Cela me serait très utile pour étayer mon mémoire!

    En vous souhaitant une très belle journée.
    Bravo pour votre beau et riche blog.

    Bien à vous.

    Juliette

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