Comment encourager nos enfants à cuisiner ?

Deux fois par jour, c’est l’heure du repas ! Et même si on aime cuisiner, on aimerait parfois que quelqu’un vienne nous aider, voire même prenne le relais de temps en temps… Et nos enfants sont particulièrement bien placés pour cela, puisqu’ils participent ensuite au dîner. Alors comment encourager nos enfants à cuisiner ? Est-ce une bonne chose pour eux, ou seulement pour nous ? C’est ce que Coralie, créatrice du blog “Les 6 doigts de la main” vous propose de découvrir ici !

 

Les avantages pour l’enfant

Ne croyez pas qu’inciter les enfants à cuisiner soit un acte égoïste, pas du tout. En fait, cuisiner pour la famille est vraiment une activité pleine de sens pour un enfant.

En effet, si l’on en croit la psychologie adlérienne – à la base de la discipline positive – les nécessités de base de nos enfants  (comme de tout être humain, en réalité) sont :

  • appartenir
  • se sentir important

Or, préparer le repas pour la famille répond à ces deux objectifs !

Car, un enfant qui prépare le repas devient acteur ; il est capable. Il sort de la position de l’enfant assisté pour prendre une part active au fonctionnement dela maison, donc du groupe. Il contribue à ce groupe familial auquel il appartient bien, et dans lequel il détient un vrai rôle : il est important.

Allons-y doucement, cependant. Nos enfants doivent d’abord grandir, et apprendre.

 

Commencer dès le plus jeune âge et voir ça comme un investissement

La méthode à la fois la plus efficace et la plus facile pour que notre enfant participe à la préparation du repas c’est tout simplement de le faire participer dès le plus jeune âge !

Seulement préparer un repas avec un tout petit prend plus de temps… Et du temps, entre nos journées surchargées et la logistique de la maison : on en manque justement  !

Je le sais, je suis passée par là. Nous faisons ce que nous pouvons, et c’est déjà pas mal.

Partant de là, nous ne les impliquerons probablement pas tout de suite sur tout ce que demande la vie de la maison.

Sachons bien, cependant, que ce serait le mieux à faire. Les jeunes enfants adorent participer, et il existe de multiples manières de répondre à cette envie : les laisser mettre le linge dans la machine par exemple…

Céline Alvarez explique de surcroît dans son livre Les lois naturelles de l’enfant que faire participer les enfants à la vie de la maison, surtout entre 3 et 5 ans, est la meilleure manière de développer leurs compétences exécutives. Compétences qui les aideront toute leur vie, tant dans leur parcours scolaire que dans la réussite de leur vie d’adulte.

Nous ferons donc de notre mieux pour les impliquer. Oui, cela nous prendra plus de temps pour réaliser la tâche qui nous incombe à ce moment-là. Mais nous saurons que nous sommes en même temps en train de les aider à grandir. Que nous nourrissons leur confiance en eux. Et qu’ils nous aideront plus volontiers et plus efficacement lorsqu’ils auront appris !

 

Petit à petit

Alors, pour amener nos enfants à cuisiner, nous les impliquerons peu à peu.

La clef sera de leur laisser le temps de l’apprentissage, et d’accepter les erreurs de parcours.

S’armer de patience…

En s’adaptant à leur âge.

Mais en gardant toujours en tête que c’est une chance que nous leur offrons !

 

Et au niveau alimentaire

C’est un effet secondaire de cette démarche de contribution, mais il est d’importance : impliquer nos enfants dans la préparation des repas est la manière la plus efficace de leur apprendre à mieux manger … Car en cuisinant, ils auront l’occasion de goûter de nouveaux aliments.

Et nous pourrons parler de ces aliments : ce sera la meilleure opportunité de parler des bienfaits (ou non) de ce que nous sommes en train de préparer.

Car leur alimentation a un effet certain sur leur comportement !

 

Les points à garder en tête sur ce chemin culinaire

Le moment

Choisir un moment où le temps n’est pas un problème. Car nous savons que cuisiner avec nos enfants prendra plus de temps. Si nous nous mettons à stresser pour cela, ce ne sera plus un moment agréable….

Peut-être vaut-il mieux commencer le week-end ?

Cela nous donnera même l’occasion de prendre le temps de compter les ingrédients, de regarder les couleurs de nos mélanges, de goûter les différentes étapes…

 

L’inclure sans le lui demander…

Samedi dernier, je demande à mon jeune Anatole, 4 ans, s’il veut m’aider à préparer la salade. Non. Il ne veut pas.

5 minutes plus tard, cependant, alors qu’il est en train de croquer un morceau de pomme à mon côté, je ne le lui demande plus.

Je lui annonce simplement que je vais lui montrer comment on coupe la salade, tout en posant une planche à découper et un couteau devant lui. Il est immédiatement intéressé !

Il coupe les 2 salades, les essore, verse la vinaigrette, et se fâche pour ce qu’il ne fait pas lui-même !

 

Choisir la joie

L’idée est bien, pour tous, de partager un bon moment.

Nous ravalerons donc pour cette fois notre difficulté à voir les épluchures tomber à terre, et nous focaliserons sur les réussites de notre enfant.

Cela peut également passer par le fait de lui laisser le choix de l’action.

“Tu préfères couper le fromage ou étaler les courgettes ?”

Il sera ainsi d’autant plus impliqué, et content de participer.

C’est finalement le même principe que lorsque nous les impliquons dans la définition des règles de la maison.

Avoir confiance

Plus facile à dire qu’à faire… Oui, je sais.

Je sais aussi qu’en réalité, il y a de fortes chances pour qu’il y ait des ratés les premières fois.

Mais ce n’est pas important. Avoir confiance, cela ne veut pas dire croire que leur exécution sera parfaite dès la première fois. Mais plutôt confiance qu’elle le soit un jour.

Cette confiance s’accompagne donc du droit à l’erreur, du temps d’apprentissage, de patience…

Et la meilleure manière de leur transmettre ce message de confiance est de s’éloigner un peu, dès que l’on constate que le danger est écarté. Leur confier une tache et s’atteler à une autre, de notre côté. Pour qu’ils aient l’espace de leur concentration, sans notre surveillance stressante !

 

Lorsqu’ils sont plus grands

Les ruisseaux amenant aux rivières, nos petits apprentis deviendront de grands enfants qui sauront cuisiner.

A ce moment-là, il n’est même plus question de les accompagner, mais bien de les encourager, encore, à contribuer.

De leur laisser la place dans la famille, une place d’importance, un rôle acteur qui leur transmets bien le message de leur force, et de leur capacités.

Lors de mes derniers ateliers, j’ai ainsi expliqué que mes grands enfants, de 15 et 11 ans, étaient en charge d’un diner par semaine chacun, et ce depuis plus d’un an pour la plus jeune.

Cela a motivé certains parents, qui l’ont proposé à leurs enfants.

Croyez-le ou non, la majorité des enfants concernés ont été enchantés !

Tellement fiers d’avoir cette responsabilité….

Et voilà comment nous aidons nos enfants à grandir, et à devenir autonomes.

Ce qui, après tout, est bien notre rôle principal !

 

Et vous, vos enfants cuisinent-ils ?

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1 Comment

  • evan boissonnot

    Reply Reply 29 mars 2018

    Bonjour

    Ah ça oui, quel plaisir de les encourager à cuisiner !
    Quand on les voit faire, le plaisir qu’ils ressentent à faire par eux même un bon repas, un gateau …

    Je dis oui à 100%

    Au plaisir
    Evan, parent entrepreneur !

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