Parentalité positive : Le comportement de votre adolescent se joue au plus jeune âge !

Nombreux sont les parents qui parlent du jour où tout a basculé.

“Léa, 15 ans, avait déjà eu des réponses virulentes, mais jamais à ce point…”

Lorsque ce genre de choses arrive, nous prenons le temps de la réflexion, puis très vite, nous sommes rassurés de pouvoir donner un nom au phénomène.

On appelle ça la crise d’adolescence.

Il paraît que tout le monde y passe et que c’est une fatalité. Ouf !

Seulement voilà… Les choses ne sont pas si simples.

Le comportement de la petite Léa, c’est une conséquence. Or, une conséquence est une répercussion qui a toujours ses raisons.

La fatalité, c’est souvent le camouflage des personnes qui ne veulent pas prendre leurs responsabilités.

Si vous êtes sur le site de Camille et Olivier, c’est peut-être parce que vous vous posez encore des questions sur votre positionnement éducatif.

Tout ce que nous devenons est conditionné par notre expérience de vie.

Alors oui, nos ados sont en effet les victimes collatérales des bouleversements du corps… mais ce n’est pas la seule explication à leurs débordements.

Pour nous, les difficultés de l’adolescence sont déterminées par notre éducation, en particulier dès le plus jeune âge.

PETIT COUP D’ŒIL AU SOMMAIRE

1/ Comprendre le pouvoir d’un ancrage ?

2/ Rien n’est irréversible, mais tout se consolide

3/ L’importance d’être positif dès le départ

4/ Pour que la crise d’adolescence ne soit que physiologique

1/ Comprendre le pouvoir d’un ancrage

Vous avez probablement déjà entendu parler de la madeleine de Proust.

Je vous propose de sortir de son rayonnement littéraire, et de discuter de ce phénomène d’un peu plus près.

Il s’agit de quelque chose que nous vivons tous très régulièrement.

Et bien sachez que cette madeleine de Proust, c’est ce qu’on appelle un ancrage.

Il s’agit d’un objet, d’un lieu, d’une musique, d’un son, d’une odeur… qui fait immédiatement remonter un souvenir à la mémoire.

Il s’agit de cette musique qui vous renvoie instantanément à vos années d’insouciance ; de cette odeur de pot-au-feu qui vous ramène dans la cuisine de mamie ; ou encore le tintement d’un troupeau de vaches qui vous transporte sur les chemins de la colonie de vacances…

Cette expérience de l’ancrage, nous la faisons tous, partout et tout le temps.

Pourquoi on vous parle de ça ? Et bien parce que je crois que sans le vouloir, ce mécanisme est toujours évoqué sur son côté nostalgique et attendrissant. Sauf, qu’il y a toujours un revers à une médaille.

Je vous concède qu’il est rarement productif de regarder le verre à moitié vide.

En revanche, quand il s’agit de faire face à la vérité, ce pessimisme réaliste peut s’avérer d’une grande utilité.

Alors oui, une madeleine peut faire remonter les merveilleux souvenirs d’une tante, de son tilleul et de la vieille maison grise…

Mais notre clairvoyance doit nous alerter sur l’existence du phénomène inverse.

Comprenez donc que tout ce que votre enfant va assimiler sur un versant négatif, peut également subir ce phénomène d’ancrage.

Est ce que c’est grave ? Je vous laisse libre de votre appréciation.

De même, sachez qu’il est possible que l’ancre ne prenne pas et que le passage malheureux tombe progressivement dans l’oubli.

En la matière, nous ne sommes à l’abri de rien.

Un événement d’une tristesse considérable peut être facilement oublié sous la récurrence et la régularité d’un vécu plus positif.

Mais sachez qu’il est possible aussi qu’un événement que nous allons considérer comme anecdotique marque un enfant pour la vie.

Si pour une raison ou pour une autre, ce triste passage de l’enfance venait à développer son ancre, sachez que le mécanisme sera désormais en place dans l’esprit.

Je ne connais pas de parents qui voudraient être associés à une image mentale négative dans les souvenirs de son enfant.

Rassurez-vous, il n’est pas question d’être alarmistes ou de vous faire peur, mais nous pensons que cette sensibilisation est essentielle pour comprendre l’importance de notre présence à l’enfant.

2/ Rien n’est irréversible, mais tout se consolide

Nous venons de le dire, il n’est pas question d’être alarmistes ou de vous faire peur.

Je ne voudrais pas que des parents qui ont fait une “erreur” commencent à croire que la situation est irrécupérable.

Sonia et moi avons 41 ans, nos enfants sont grands, et des erreurs, nous en avons sûrement fait plus que vous. Je vous rassure, tout va très bien avec nos ados.

Il est juste question de prendre conscience des enjeux auxquels nous sommes confrontés en tant que parents.

L’adolescence est un âge où on commence à construire sa propre vision des choses.

À cette période, notre gamin(e) commence à ranger le grenier de son vécu en fonction d’une structure qui lui appartient.

Cette structure n’est plus celle de ses parents.

Trop de paramètres extérieurs viennent se joindre au déménagement pour que cette nouvelle organisation colle parfaitement au modèle parental jusqu’alors exemplaire.

On parle d’une autre génération, d’un autre état d’esprit, de phénomènes culturels nouveaux, d’une motivation incompatible, de codes différents… L’important pour nous, c’est que dans cette structuration qui n’appartient qu’au temps et à laquelle nous ne pouvons pas échapper, il n’y ait rien de trop lourd sur le plan émotionnel.

Je m’explique…

Votre adolescent(e) est en train de devenir adulte. Il ou elle commence donc à avoir des jugements avisés.

Dans ce rangement dont je vous parle, notre adolescent(e) doit tout caser.

Or, les ados ne sont ni fermés au monde, ni naïfs.

La petite Léa, 15 ans, qui était punie dans sa chambre à chaque fois qu’elle ne voulait pas finir ses légumes sait très bien qu’il y a quelque chose qui ne tournait pas rond…

Elle adore ses parents plus que tout au monde et c’est réciproque, mais elle ne peut pas lutter contre son libre-arbitre.

Son émotion ne peut pas rester éternellement en conflit avec sa raison. Il va falloir qu’elle tranche sur ce qui se passait quand elle ne finissait pas son assiette.

Et malheureusement, dans cet arbitrage, ses parents vont passer légèrement du mauvais côté de la barrière.

Comprenez que toutes ces légères petites erreurs dans notre éducation vont lentement s’agglutiner dans l’esprit de plus en plus clairvoyant de nos adolescents.

Prises individuellement, elles ne sont pas graves, mais au final, une image globale va finir par se dégager. Cette image sera celle de parents aimants, mais elle sera aussi l’image de parents régulièrement dans l’erreur.

Aussi, quand le moment viendra de donner des recommandations primordiales pour leur jeunesse et pour la suite de leur vie, il sera question de s’interroger sur la fiabilité de l’autorité et de l’influence que nous avons construit dans leur esprit.

Pensez aux personnes qui vous inspirent… Leur autorité sur vous, ne vient-elle pas de leur exemplarité dans le temps ?

Autrement dit, si vous voulez que vos conseils importants (sexe, tabac, alcool, drogue, dépression, solitude…) soient entendus le moment venu, il faut construire votre crédibilité dès le plus jeune âge.

La qualité et la bienveillance de notre éducation pendant l’enfance sont primordiales.

J’ y reviens donc…

Nous ne sommes pas en train de dire que ces erreurs d’éducation sont graves et irréversibles. On vous dit juste que notre expérience de vie s’agglutine et que tout se consolide dans notre personnalité. De l’enfance à l’âge adulte.

3/ L’importance d’être positif dès le départ

Assurons-nous que notre cheminement vous semble logique.

Il est question de discuter ensemble de l’influence que peut avoir l’enfance sur l’adolescence.

Pour cela, j’ai évoqué la notion d’ancrage.

J’ai également évoqué la réminiscence de l’enfance au moment précis où l’adolescent est en train de structurer son appréciation du monde…

Dans cette démarche, j’attire votre attention sur les enjeux, en ce qui concerne votre image et la fiabilité de votre autorité à venir.

Si vous êtes sur le site de Camille et Olivier, c’est que vous êtes sensibles à la parentalité positive.

Mais j’ai envie de vous dire que les problèmes avec votre enfant sont bien moins problématiques que ceux qui vous attendent si son adolescence est propice à une remise en question relationnelle avec ses parents.
Autrement dit, vous avez raison d’agir maintenant qu’ils sont jeunes.

Avec Sonia, nous avons rédigé un guide “vers une autre relation avec nos adolescents”.

Dans ce livre, nous parlons de l’importance primordiale de la cohérence dans notre éducation.

Si ce n’est pas déjà fait, je vous invite à le télécharger gratuitement sur notre Blog en cliquant ici.

Vous vous demandez peut-être pourquoi nous sommes sur le blog des supers parents, alors que nos conseils s’adressent principalement aux parents d’adolescents.

La réponse est simple. Il y a des choses qui sont compliquées à réparer.

D’une part pour les raisons que nous avons déjà évoquées dans cet article, et d’autre part parce que la parentalité positive est un état d’esprit global. Ce n’est pas une méthode que vous pourrez embrasser au moment où vous l’aurez décidé. C’est maintenant qu’il faut agir.

Je ne suis pas ici pour faire la promotion de Camille et Olivier, mais je crois que vous disposez sur ce blog de tous les outils nécessaires pour assimiler la philosophie.

Je viens justement de finir le livre “On ne se comprend plus” d’Isabelle FILLIOZAT.

En effet, c’est un bouquin qui se consacre à l’adolescence, mais n’oubliez pas que c’est une période vers laquelle vous vous dirigez à grande vitesse.

C’est un très bon livre. D’ailleurs, je vais probablement faire un article à ce sujet sur notre Blog.

Pour conclure sur ce point, je vous invite encore à prendre des initiatives vers une parentalité bienveillante le plus rapidement possible.

Je sais que la parentalité positive est un état d’esprit qui semble tomber sous le sens et qui pourrait se contenter de votre gentillesse indiscutable, mais vous n’imaginez pas les choses que vous allez découvrir en plongeant dans cet univers.

4/ Pour que la crise d’adolescence ne soit que physiologique

Nous voilà enfin sur la finalité de notre présence parmi vous.

Quand nous en discutons, nous sommes très souvent attaqués sur ce sujet, mais peu importe. Nous resterons les fidèles défenseurs de nos adolescents.

Je ne peux pas résumer l’ensemble de notre réflexion dans un seul article, mais sachez juste que nous refusons toutes les conclusions excessives qui condamnent nos adolescents à un âge de la déraison.

Oui, nos adolescents subissent la puberté. Oui, c’est un phénomène qui explique une instabilité. Oui, le cerveau est vulnérable à l’excessif…

Mais je ne crois pas que les raisons d’une adolescence difficile soient à créditer exclusivement à ces phénomènes.

Je crois même que l’influence de toutes ces particularités physiologiques dépend exclusivement des douleurs et des troubles psychologiques qui s’y additionnent. Autrement dit, si l’enfance a été stable, cohérente, bienveillante et propice au bon développement du chemin vers l’adolescence, vous ne connaîtrez pas l’ampleur des difficultés annoncées.

Entendons-nous bien, il n’est pas question de vous présenter la chose comme un chemin balisé, facile à suivre et sans subtilité.

Nous partageons les choses en fonction de notre ressenti et de notre vécu.

C’est ainsi que nous vous demandons de l’entendre.

Nous ne sommes ni docteurs, ni psychologues, ni psychiatres…

En revanche, avec certitude, nous sommes des parents comme vous.

Notre message, c’est que si les choses sont correctement appréhendées avec votre enfant, la fameuse crise d’adolescence peut être une crise strictement physiologique.

Dans ce cas, les choses seront nécessairement compliquées, c’est une évidence, mais jamais elles n’iront jusqu’à l’irréversible ou jusqu’aux douleurs que certaines malheureuses familles connaissent.

On le répète une dernière fois. Agissez maintenant !

Je vous remercie pour votre lecture et n’oubliez pas de télécharger notre guide “vers une autre relation avec nos adolescents.

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1 Comment

  • Institutrice

    Reply Reply 7 août 2019

    oui je confirme. Vous avez tout à fait raison. Tout se joue au plus jeune âge.

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