Et si à force de vouloir être des Super Parents… nous étions plutôt devenus des Hyper parents ? (ou les dangers de l’Hyperparentalité)

Cet article est la première partie d’une série de 3 articles consacrés à l’Hyper-parentalité et à notre “course à la perfection”. Voici les liens vers les 2 autres articles :

2- Stopper la course à la perfection et à la performance

3- Notre (re)définition de la Bienveillance !

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Avant de vous parler de ce thème que nous souhaitons aborder aujourd’hui avec vous, qui est l’hyperparentalité, je souhaite vous partager un (long) témoignage personnel sur mon histoire et mon ressenti intérieur, qui me semble nécessaire à la compréhension de cette réflexion.

Nous ne sommes pas tombés dans l’hyperparentalité par hasard. Nous sommes « hyper » depuis toujours. Sans cesse animés par l’élan de bien faire, d’être de meilleures personnes, de nous changer en mieux, de vivre toujours plus d’expériences positives, d’investir toujours plus d’énergie à être heureux et épanouis…, et ce, dans tous les domaines de notre vie.

L’idée n’était pas de nous mettre en compétition ou chercher à être meilleur que les autres, mais dans l’intention de vivre et ne faire vivre que du bonheur, de répondre à tous les besoins de l’autre pour lui plaire, pour se sentir important et utile, pour mériter son amour…

Cette « façon excessive d’être à la vie » nous a fait plonger dans les excès de la parentalité, l’hyper-parentalité. À force de chercher des outils et des méthodes pour devenir des Supers Parents, nous sommes devenus des parents excessivement centrés sur nos enfants, et excessivement mal intérieurement de ne pas réussir à devenir le parent que l’on voulait être.

 

Le témoignage de Camille : « La course à la performance ! »

Voici le témoignage que je souhaite partager avec vous… à l’oral ! Il est un peu long (8 minutes), mais il me semble nécessaire de vous en dire un peu plus sur mon histoire et mon ressenti intérieur – qui n’est, je le précise, que le mien. pour que vous puissiez comprendre un peu mieux, pourquoi nous abordons cette thématique aujourd’hui !

C’est un témoignage personnel que j’ai choisi de le faire par oral… c’est une grande première pour moi ! D’ailleurs, je serai vraiment ravie de savoir si ce format vous plait… car à moi il me plait beaucoup : c’est simple et rapide à réaliser… et ça vous laisse la possibilité d’enregistrer le fichier audio (mp3) pour l’écouter où et quand vous le souhaitez !

Si ça vous plait autant qu’à moi… je me lance 😉

L’Hyperparentalité… c’est quoi ?

L’hyperparentalité naît d’une impulsion naturelle et noble : donner le meilleur ses enfants, qui bascule dans l’excès, la névrose explique Carl Honoré, auteur du livre « Laissez les enfants tranquilles – Halte aux emplois du temps surchargé et à la course à la performance».

L’hyperparentalité n’est pas une maladie !, mais une tendance pour désigner ces parents, qui se sont donnés l’exigeante ( et irréalisable) mission d’offrir à leur enfant, de vivre, à chaque instant, une vie heureuse et épanouissante, remplie de joie et de bonheur

L’enfant, au centre de la vie familiale, se voit offrir toute l’attention, le soin, le temps, l’énergie.

Cette lourde mission prend souvent beaucoup de place dans la vie du parent, et par ricochet, dans celle de l’enfant. Pour offrir le meilleur à son enfant et veiller à son bonheur, l’hyper-parent cherche toujours à en faire plus, à être parfait. Il prévoit, anticipe, contrôle, sans relâche ! Ce qui lui amène souvent beaucoup de stress, de pressions. Et comme cela ne se passe pas toujours comme il le prévoit, et que l’hyper parent souffre de voir son enfant souffrir, vivre des frustrations, des conflits, des résistances… il contrôle encore plus… Ce qui amène encore plus de stress.

Si l’enfant n’est pas satisfait, exprime une émotion négative, ou a un comportement déviant, l’hyper parent se sent en échec… « Comment le satisfaire ? Comment faire encore mieux, comment m’améliorer ». Et cela se transforme en névrose, en angoisse.

De toujours vouloir que son enfant soit heureux et satisfait, pousse le parent dans une sorte de compétition avec les autres parents/enfants, l’amène à avoir peur du regard de l’autre, du jugement.

Qui sont les « hyper-parents” ? Ce sont ceux qui à l’excès :

  • Blindent l’agenda de leurs enfants d’activités en tout genre pour être sur qu’il soit social et épanoui et ouvert…
  • Achètent le « plus » sophistiqué, le «  mieux », le « meilleur », pour qu’il ait une bonne « situation » sociale….
  • Surveillent constamment les faits et gestes de leurs enfants, pour les protéger, veiller à ce qu’il prenne le « bon » chemin…
  • Cherchent à tirer l’enfant vers le « haut », obnubilés par leur « réussite » future…
  • Anticipent tous problèmes pour éviter toute frustration, tout échec…
  • Culpabilisent sans cesse de ne pas être un assez « bon » parent pour ses enfants…
  • S’oublient complètement au profit de leurs enfants
  • Surprotégent leurs enfants de la société, du monde, de l’humain
  • Etc.

L’hyperparentalité regroupe un ensemble de mécanismes divers et variés, mais l’intention de départ est toujours la même, celle de rendre son enfant heureux et épanoui à chaque instant et de le protéger de toutes souffrances physiques, psychologiques, émotionnelles…

L’idée est belle, et pourtant, à force d’avoir peur de ne pas assez en faire pour son enfant, l’hyper parent finit par en faire trop, en surprotégeant, surétouffant, surinvestissant, surachetant l’enfant.

«Avec tout l’argent, le temps et l’énergie que nous investissons dans nos enfants, nous devrions voir émerger une génération heureuse, en pleine santé, équilibrée, or, ce n’est pas le cas.» dit Carl Honoré.

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41 Comments

  • Emilie

    Reply Reply 29 janvier 2018

    Témoignage très touchant, merci Camille! (et ravie de t’entendre!) 🙂

    Cela fait du bien d’aborder ces questions sensibles, car nous sommes nombreux-ses à vouloir bien faire et finalement à parfois générer l’inverse! Et à en culpabiliser… Dur métier que celui de parent!

    Pour ma part, en tant qu’hyperparent je suis convaincue qu’il est bon pour mon enfant que je ne cherche pas à tout contrôler, que je la laisse faire ses expériences, prendre quelques risques… mais cela n’est pas un laissé-aller de ma part, tout est calculé! J’ajouterais donc cela à la liste des travers possibles des hyperparents: prendre sur soi pour essayer de lâcher prise et ne pas tout contrôler dans la vie de son enfant, mais produire un réel effort pour cela, avec un risque de forte culpabilité en cas d’erreur! Dur dur 🙂

    • Camille et Olivier

      Reply Reply 1 février 2018

      MERCI Emilie de m’avoir écoutée. 🙂
      Oui, dur dur d’être parent parfois. Je crois que déjà prendre conscience de nos mécanismes,de notre façon de contrôler, de protéger…est un grand pas dans la compréhension et l’acceptation de soi-même.
      « Le lâcher prise calculé », moi aussi je fais ça parfois :)Merci de l’avoir mis en mots!
      Je vois bien à quel point tout se fait « automatiquement » en moi. Face à une situation, mon cerveau analyse tout, prévoit des plans pour tout, élabore 10000 stratégies et scénarios… Difficile de lâcher prise avec toutes ces informations en tête!
      A très vite Emilie.

  • Ben Mabrouk

    Reply Reply 29 janvier 2018

    Merci pour votre honnêteté…
    Au début, j appréciais beaucoup vos videos.. Mais devenant maman solo de jumeaux qui ont aujourd’hui 3 ans, ( séparée lorsqu ils ont eu 18 mois), vos videos sont devenus culpubalisantes, puis insupportables. Un ideal oui… une réalité ne tenant compte de nos limites.Non..Cela disais non, de plus en plus a l intérieur de moi a ce que j ai fini par,considérer comme un idéal, loin de ma realite. Parce que au dela d être parents, nous sommes faces a nous, nos,limites, nos blessures, nos émotions. Un monde culpabilisant, exigeant, malmenant pour les parents… et de,fait pour les enfants. A trop vouloir bien faire et a ecouter les autres, nous nous eloignons de notre pouvoir créateur de parents.. parce qu ils ne nous ont pas choisi pour rien nos enfants… Certainement pas pour que nous sentions coupables de ne pas etres parfait, ou parfaitement épanoui s.. Nous faisons comme eux de notre mieux… Lumineuse journée a vous…

    • Camille et Olivier

      Reply Reply 1 février 2018

      Bonjour,

      Un grand merci pour votre retour.
      Et si nos enfants nous avaient choisi pour qu’on lâche notre culpabilité, nos peurs, que l’on soit Soi… oui je le crois aussi Ben Mabrouk.
      Nos vidéos pouvaient certainement être culpabilisante, idéalisante, parce que nous étions nous même dans cet élan intérieur. Nous ne voulions pas prendre conscience de nos propres limites.
      Nous avons toujours partagé nos découvertes avec coeur, convaincus que cela pouvait aider d’autres parents…Et c’est pour cela qu’il est important pour nous aujourd’hui d’aborder ce sujet, de rectifier notre message profond.
      A bientôt j’espère!

  • Tong

    Reply Reply 29 janvier 2018

    Merci Camille pour votre Podcast, je pense que vous avez très bien fait de poster cet audio. Ça déculpabilise et cela soulage les cœurs fragiles de certaines mamans. Comme moi par exemple. Merci à vous!

    • Camille et Olivier

      Reply Reply 1 février 2018

      Bonjour et Merci pour votre retour.
      Je ressens beaucoup de joie à savoir que mon témoignage peut vous faire déculpabiliser!!
      Beaucoup de douceur à tous les coeurs sensibles!

  • Amelie

    Reply Reply 29 janvier 2018

    Me

    • Amelie

      Reply Reply 29 janvier 2018

      Merci pour cet article. Effectivement, je me reconnaît un peu dans ce témoignage. A force de vouloir bien faire on en fait trop au mépris de nous et du coup de nos enfants… Cela me rassure quelque peu de ne pas être la seule dans ce cas. Surtout que mon souhait est surtout d’être le parent d’un enfant épanoui pas d’un super/hyper enfants.

      • Camille et Olivier

        Reply Reply 1 février 2018

        Bonjour Amélie,

        Merci pour votre retour.
        Moi aussi je me suis sentie rassurée quand j’ai découvert, que je n’étais pas seule à penser et agir comme ça! A un moment, prisonnière de mes croyances, de mes exigences sur la vie, de ma course à la performance, j’en suis venue à douter de ma santé mentale. Jusqu’à ce que je comprenne un peu mieux, ce qu’il se passait en moi, pourquoi et après quoi je courrais tant.
        Pas besoin de chercher plus, tout est déjà là.
        Le souhait de tout parent est que son enfant soit épanoui… mais à force de rester dans sa tête et dans ses peurs, on fait souvent tout le contraire. Bienveillance bien ordonnée commence par soi-même… alors prenons soin de nous!

  • Céline

    Reply Reply 29 janvier 2018

    Je me reconnait complétement dans votre message… Je suis aussi de celles qui veulent toujours être parfaite et pour qui le regard des gens est très important. Je souhaite également le meilleur pour mes enfants et c’est grace à vous que je me suis interressé à la parentalité bienveillante. Cependant je ne suis allé très loin car il y a une chose qui me dérange c’est cette nécessité de ne jamais « frustré » l’enfant. La vie est remplie de frustrution, d’échec, de peur et de tristresse. Je pense donc qu’il est important de ne pas vouloir les ecarté du chemin de l’enfant mais plutot d’être présent et de l’accompagner à gérer ses émotions en sachant que quoi qu’il puisse lui arriver, nous seront à ses cotés pour l’aider. Je pense que s’il n’y avait pas de moment difficile nous ne pourrions pas profiter des moments heureux à leur juste valeur. Il est important de vivre à fond chaque petits instant de bonheur et apprendre à rélativiser le reste. Je trouve votre démarche courageuse d’accepter de sortir de la théorie (qui pour ma part, me culpabilise encore plus) afin de ne garder que ce qui peut vous rendre heureux vous et votre famile…

    • Camille et Olivier

      Reply Reply 1 février 2018

      Bonjour Céline,

      Merci pour votre retour!
      C’est « marrant » parce que nous n’avons jamais écrit qu’il était important d’ « éviter toutes frustrations à un enfant », mais plutôt « comment l’aider à les gérer ». Mais, vous avez ressenti cela en nous écoutant, en nous lisant et cela ne m’étonne pas!
      J’ai ressenti tant de frustrations, d’injustices, qui n’ont pas était accompagnées, comprises, intégrées par la petite fille que j’étais, qu’évidemment cela devait « transpirer » de nos articles ou vidéos.
      Oui, les moments difficiles, les frustrations, font partie de la vie, de la richesse de la vie. Ils sont… naturels, nécessaires, riches d’enseignement.. Aujourd’hui je peux l’entendre, l’accepter, le ressentir, mais avant ce n’était pas possible pour moi. C’était trop douloureux. Si l’idée n’est pas que tout le monde soit heureux, c’est quoi alors le sens de la vie?!
      Tout un chemin pour moi…

      A bientôt Céline

    • Leo

      Reply Reply 8 février 2018

      Bonjour Céline
      Il est impossible de ne pas frustrer un enfant… ou un adulte. Parce que la vie est faite, à chaque instant, de choix, et que choisir c’est renoncer. Aucune forme d’éducation (même la plus laxiste) ne peut donc reposer sur l’axiome « ne jamais frustrer son enfant ». Ne serait-ce que parce que l’absence de frustration est en elle-même frustrante.

      Par contre, accompagner l’enfant (et souvent soi-même !) dans la conscience de tous les oui que comportent les non, de tous les non que comportent les oui, ca c’est la bienveillance. Lui donner la possibilité de poser, petit à petit, lui même ses oui et ses non (cad de faire des choix et d’en assumer les conséquences), aussi.

      Accueillir ses émotions, surtout : la joie, la tristesse, la colère, le rejet…
       » l’accompagner à gérer ses émotions en sachant que quoi qu’il puisse lui arriver, nous seront à ses cotés pour l’aider.  » : et bien pas forcément. Non, nous ne serons pas toujours à ses côtés. C’est bien pour cela que nous l’accompagnons aussi vers *l’autonomie*. Car il me semble que c’est cela, la bienveillance ultime : apprendre à nos enfants, petit à petit, à ne plus avoir besoin de nous, à trouver en eux-même la source de leur bonheur

  • Christel

    Reply Reply 29 janvier 2018

    Merci pour votre témoignage qui est très touchant. Je pense que la base pour être un parent « bienveillant » est d’être bienveillant avec soi-même d’abord, donc d’arrêter de vouloir être parfait et arrêter de vouloir offrir un monde parfait à nos enfants. C’est beaucoup de pression en moins sur nous et sur nos enfants.
    J’ai hâte de lire votre article sur la théorie des contraires.

    • Camille et Olivier

      Reply Reply 1 février 2018

      Bonjour et Merci Christel!
      Oui… quelle sérénité quand on lâche toutes ces pressions!!
      Bienveillance bien ordonnée commence par soi même… je suis d’accord avec vous.
      Quand je vois que mon « mental » tente de me réembarquer dans ces stratégies du « toujours plus », je prends le temps de faire une pause. De débrancher ma tête et de me plonger dans mon corps. C’est quand je m’accorde ces moments là, que je me sens bienveillante envers moi-même.
      A bientôt Christel

  • evan boissonnot

    Reply Reply 29 janvier 2018

    Bonjour Camille

    Je vous remercie pour cet article et ce podcast très touchant.

    Il est tellement dur d’accepter de ne pas être parfait-e, je trouve.
    Il devient difficile avec tout ce qui tourne autour de nous, de ne pas être en quête, sans doute inconsciente de perfection.

    Et on a tendance à le reporter sur nos enfants, dans notre éducation.

    A trop vouloir bien faire, on en risque la surchauffe, le burnout.
    C’est d’ailleurs une des grandes causes de burnout familial, j’en parlais avec une thérapeute familiale :
    https://www.papa-et-patron.fr/le-burn-out-maternel-et-paternel-vu-par-florence-beuken-et-comment-leviter/

    Oui, il faut réussir à lâcher prise, à accepter de ne pas être parfait.

    Pourtant, et je dis bien pourtant, Isabelle Filliozat nous interpelle aussi sur le bien fondé de la culpabilité : elle peut nous amener à être meilleur-e.

    Car sinon, comment alors changer, comment alors ne pas continuer à frapper nos enfants, à toujours leur crier dessus.

    Sans tomber dans l’excès de l’hyper parentalité, je pense qu’il est sain de se créer un juste équilibre entre s’améliorer et accepter qu’on ne puisse pas tout faire, tout changer.
    Nous montrons ainsi à nos enfants que nous ne sommes pas parfait, et qu’ils n’auront pas à le devenir ou, pire, à vouloir le devenir.

    Au plaisir
    Evan

    • Camille et Olivier

      Reply Reply 1 février 2018

      Bonjour Evan,

      Oui on pourrait parler de burn-out maternel… Comme auparavant j’en étais arrivée au burn-out pro… Comme j’en étais déjà arrivée, toute jeune, au « brown-out » de la vie….
      Je cours depuis toute jeune, me sentant « coupable » d’être comme je suis, alors, logiquement, je l’ai appliqué à mes enfants, à ma parentalité.
      Vous avez raison, ne gardons que la culpabilité saine, celle qui amène réparation, qui fait grandir, et pas l’hyperculpabilité, qui rime beaucoup avec auto-sabotage quand même.
      A bientôt

  • Karima

    Reply Reply 29 janvier 2018

    Bonjour Camille,

    Merci pour ce témoignage très profond et sincère. Tes mots mon fait du bien.
    C’est vrai pour ma part, je suis toujours en échec quand j’essaye d’appliquer avec mes enfants le programme de parents presque parfaits, ça explose entre mon fils(12ans) et moi,( il est dyslexique, dyspraxique et TDAH )je n’y arrive pas,alors je finis par des colères,des crises de larmes et des disputes incessantes et des frustrations. Je ne veux pas rejeter en bloc de ce que nous a enseigné Isabelle filliozat car ça m’a permis de comprendre à plusieurs reprises les comportements de mes enfants.
    En t’ecoutant je me suis déstressée, des frustrations se sont effacées,je me dis d’adapter selon ses caractères ses possibilités et ses capacités.
    En acceptant que tout ne marche pas avec tout le monde de la même manière.

    Un échec n’est qu’un bien pour mieux comprendre et avancer ,ce n’est pas forcément négatif.
    Encore merci de témoignage fort.

    • Camille et Olivier

      Reply Reply 1 février 2018

      Bonjour Karima,

      Un grand merci pour ton retour.
      Je suis ravie que mon partage d’expérience te permette de déculpabiliser.
      Nous sommes en train de « mettre » à jour notre message sur le blog, le programme, les fiches outils… pour éviter dorénavant ce malentendu (dans lequel nous sommes longtemps resté coincés!.
      Oui, en tant que parent, nous pouvons aller chercher des informations pour comprendre, pour apprendre, nous pouvons « travailler » à devenir de plus en plus conscient, pour évoluer… mais nous ne pouvons pas aller contre notre nature, nos limites, contre ce que nous sommes. Comme dit le 4ème Accords Toltèques: Faisons de notre mieux…sachant que notre mieux fluctue chaque jour!
      A bientôt Karima!

  • Evelyne

    Reply Reply 29 janvier 2018

    Merci pour ce témoignage! Et très bonne idée les podcasts!

  • chg

    Reply Reply 29 janvier 2018

    Couper les écrans, ralentir le rythme de vie, arreter de surcharger les week end…bref prendre le temps……de glander,de profiter et de faire comme on le sent.

    • Camille et Olivier

      Reply Reply 1 février 2018

      Oui!!!
      Mais le glandage c’est quand même tout un art!!!
      Et pour les hyperactifs, c’est pas toujours facile!!
      Demandez à Olivier!! 🙂 🙂 🙂

  • Camille et Olivier

    Reply Reply 29 janvier 2018

    Waouh!!!!!
    Un Grand Merci pour tous vos retours.
    Je suis très touchée par vos témoignages, vos douces paroles, votre soutien…
    Je lis que c’est un sujet qui parle à beaucoup d’entre vous, et que nous sommes nombreux à toujours vouloir faire mieux, à hyperculpabiliser… <3
    Nous vous partagerons dans les prochains jours, deux nouveaux articles sur le sujet.
    Je réponds à vos commentaires dès jeudi! J'ai très peu de réseau pendant encore deux jours.
    Je vous remercie pour l'accueil du podcast.
    Vous avez pas fini de m'entendre!!
    Soyez doux avec vous-même... et à très vite.

  • félicia

    Reply Reply 29 janvier 2018

    Merci Camille pour ce partage et témoignage. Je me retrouve beaucoup dans ce que tu dis. Depuis que je suis maman, j’ai du faire face à pas mal de colère, de frustrations, de culpabilité qui me sont revenues « en pleine face » si je puis dire, de mon vécu, de mon passé (pourtant pas « malheureux »). Et moi aussi, hyper exigeante avec moi-même, persuadée qu’il fallait que je sois une bonne mère, je me suis mis la pression, je me suis hyper-documentée sur la parentalité bienveillante, c’est comme ça d’ailleurs que je vous ai découverts, toi et Olivier (et je vous en remercie), ainsi que Amélie et Fabien du blog « Famille épanouie » dont je suis régulièrement les vidéos. Bien sûr, cela m’a aidée à avancer, à comprendre des choses essentielles sur la parentalité, sur les enfants et leurs besoins. Mais en cherchant à « être comme il faut », à être bienveillante « comme tout parent devrait l’être », j’ai complètement oubliée d’être bienveillante envers moi-même, et d’accepter mes faiblesses, mes erreurs, mes manquements, mon imperfection en somme. Je me suis mis la barre haute, tout en me disant que les autres faisaient mieux que moi, jusqu’à même penser parfois que je n’aurais jamais dû avoir d’enfants, tellement je ne correspondais pas à l’image idéale que je m’étais fixée. Mais je réalise moi aussi depuis quelques temps que la vie n’est pas seulement le bon, le mieux, le bien, elle est aussi parsemée de difficultés, d’échardes, de blessures, d’échecs, de tristesse, de colère, de frustrations. Et cette vie qui nous est offerte est tellement belle dans tous ces aspects, tellement riche comme cela! S’aimer, s’accepter, être bienveillant envers soi-même, pour pouvoir à la suite être en mesure d’aimer, d’accepter les autres comme nous-mêmes et être bienveillants envers eux (« Aimer son prochain comme soi-même »!). Bref, apprenons à vivre, tout simplement, à profiter de chaque instant! Encore merci! L’enregistrement audio est une super idée, on peut écouter les yeux fermés, on est centré sur la parole, c’est encore mieux que la vidéo! Bravo!

    • Marie

      Reply Reply 30 janvier 2018

      Oui c’est vrai! Pas besoin de vidéo, on imagine très bien ton visage et tes expressions juste en écoutant ta voix et ses légers tremblements!… ^^

    • Camille et Olivier

      Reply Reply 1 février 2018

      Bonjour Félicia,

      Merci de m’avoir écoutée!
      Je suis touchée par votre témoignage. On dirait que nous sommes sur le même chemin ;).
      En vous lisant je ressens cet apaisement que j’ai découvert il y a peu… Comme si après de longues années de bataille contre moi-même, je lâchais les armes, pour accepter ce qui est. Ne plus se battre, mais accepter la vie dans son ensemble, comme un tout.
      Merci Félicia de nous rappeler la beauté de la vie!
      <3

  • Kaoutar

    Reply Reply 30 janvier 2018

    Qu’est ce que je le reconnais dans ce témoignage ! Réaliser en effet que sa propre vie est une course vers ce qui n’existe pas m’a egalement fatigué, merci Camille pour ce témoignage profond et sincère , j’attend la suite

  • Virginie

    Reply Reply 30 janvier 2018

    Bonjour Camille et vous tous qui avaient temoigne,

    Merci! Merci beaucoup!

    L’emotion est tres forte. Voila 2 mois que je suis au fond du trou (j’ai meme pris une pelle et j’ai commence a creuse pour descendre plus bas), au bout du rouleau, que je me sens minable comme jamais auparavant (et pourtant, je suis une championne de l’autodenigrement).

    C’est vrai, apres tout, ca fait 3 ans que je me forme au developpement personnel, a la parentalite positive et je me mets encore en colere contre mes enfants, je n’arrive pas a creer une ambiance uniquement harmonieuse et sereine a la maison… C’est forcement de ma faute. Je ne suis pas encore assez « bonne maman », je suis encore trop esclave de mon ego. Allez Virginie, bouge-toi, remue-toi, tu peux mieux faire. Tu dois mieux faire. Les autres mamans solo y arrivent bien non? Alors toi aussi tu DOIS y arriver.

    Ca fait quelques semaines que je prends conscience de la violence de ce discours et de son erreur. Et puis hier soir, un mail de Camille et Olivier qui me fait ce cadeau magnifique. Je ne suis pas nulle, ni minable. Je suis normale et je ne suis pas seule.

    Merci Camille et vous tous.

    A bientot.

    • Camille et Olivier

      Reply Reply 1 février 2018

      Oh Virginie! Que de frissons à vous lire.
      Moi qui me demandait si cela avait du sens de continuer à partager nos prises de conscience…Merci pour votre témoignage. <3
      Vous êtes normale. Vous êtes vous. Et c'est OK. Même si vous ne faites pas comme telle maman, telle expert en dév pers ou qui que ce soit.. Nous avons chacun nos limites, vous avez les vôtres. Nous avons chacun nos forces, notre pouvoir créateur, notre beauté.. et vous avez la vôtre!!!
      Merci Virginie

  • Clarisse

    Reply Reply 30 janvier 2018

    Bravo Camille, c’est un très beau témoignage. Partant du même type de caractère, j’ai mis longtemps et quelques chutes à comprendre et accepter cet adage « le mieux est parfois l’ennemi du bien ». Et pourtant que de richesse quand on arrive à être en phase. Je t’embrasse tout plein et peut-être que 2018 te donnera plus de moment pour les copines 😉

    • Camille et Olivier

      Reply Reply 1 février 2018

      Merci Clarisse!

      Se sentir en phase, avec soi même, avec l’autre… oui que de richesses! Mais ce fut tout un chemin pour moi, pour vivre pour la première fois ce sentiment d’alignement, de sérénité, d’acceptation profonde.
      Oui, objectif 2018 (sans pressions 🙂 ) je passe de « l’indépendance » à « l’interdépendance » et je fais le plein de copines!
      Je te doodle vite!
      Je te fais un énorme câlin.

  • Marie

    Reply Reply 30 janvier 2018

    Ton témoignage raisonne, profondément… J’attends la suite 😉

  • Chang ParentaliteZen

    Reply Reply 30 janvier 2018

    Wow, merci pour ce témoignage !

    C’est effectivement important de prendre soin de soi et de ne pas trop se mettre la pression au risque du burnout !

    Bonne continuation

  • cecile

    Reply Reply 2 février 2018

    MERCI pour ce témoignage, le fait d’avoir mis des mots sur ce que je vis au quotidien depuis presque 5 ans et qui me ronge de l’intérieur !!!
    Je vais essayer de vivre autrement et d’être moins dans le contrôle de tout et de tout le monde !!!
    Merci encore !!

  • Caroline

    Reply Reply 10 février 2018

    Merci Camille pour ce beau témoignage qui apaise et réconforte !
    Ce format est génial et votre voix très agréable à écouter, alors s’il vous convient : éclatez-vous avec les podcats !!!

    Notre quête de perfection nous fait devenir chèvre; il est grand temps de prendre conscience que le plus important est de Vivre, vivre de toutes les couleurs (rouge de colère, avoir des peurs bleues, rire -même-jaune, voir la vie en rose…).
    Nos imperfections : accueillons les et montrons à nos enfants que nous sommes Vivants, avec des hauts, des bas, des forces et des faiblesses… C’est le plus beau cadeau que nous puissions leur faire.
    Merci

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