Pourquoi favoriser l’autonomie de l’enfant ? (et comment faire…)

L’objectif de tout parent est de préparer son enfant à devenir un adulte autonome (qui sait prendre des décisions, faire des choix), responsable (qui assume les conséquences de ses choix, de ses actes) et épanoui

Pourtant, combien d’adultes ne savent pas choisir, ne savent pas ce qu’ils veulent ni ce qu’ils aiment et donc sont dépendants, soumis aux décisions d’autrui, au risque de perdre leur identité dans cette dépendance.

Cet article à pour objectif de vous proposer des outils concrets pour développer l’autonomie de votre enfant et lui donner ainsi un sentiment d’efficacité personnelle (« je peux y arriver tout seul »), qui favorisera sa confiance et son estime de lui-même et soutiendra sa motivation et sa persévérance face aux difficultés… notamment lors des apprentissages scolaires.

Nous commencerons par aborder Les 5 raisons pour lesquelles il est, selon nous, primordial de favoriser l’autonomie de votre enfant. Puis nous verrons comment le faire concrètement, au travers de nombreux conseils (très inspirés de la pédagogie Montessori).

Nous verrons notamment comment :

  1. Adapter sa maison à son enfant
  2. Lui apprendre a prendre soin de lui
  3. Lui enseigner à s’occuper de la maison

Pourquoi favoriser l’autonomie de l’enfant (en 5 points) ?

★ Gagner en autonomie permet à l’enfant de développer le sentiment d’avoir du pouvoir sur sa vie : de ne pas se sentir complètement impuissant et soumis aux aléas extérieurs.

Si on ne lui permet pas de gagner en autonomie, lʼenfant pourra exprimer de la résistance, de la colère, de la révolte (surtout au moment de sa phase d’affirmation de soi… qu’on appel souvent, à tort, la phase d’opposition), ou à l’inverse de la résignation, de l’abandon et développera cette apparence de «je-m’en-foutisme ».

★ Développer son autonomie donne aussi à l’enfant un sentiment d’efficacité personnelle («je peux y arriver tout seul»), qui favorise sa confiance et son estime de lui même et soutiendra sa motivation et sa persévérance face aux difficultés… notamment lors des apprentissages scolaires !

★ En devenant autonome, lʼenfant acquiert aussi un sentiment dʼimportance et dʼappartenance : il est capable de contribuer à la vie familiale et se sent à sa place dans ce premier «groupe social» auquel il appartient.

★ En proposant à votre enfant des activités qui le rendent autonome,vous lui permettez de prendre de l’assurance. Tout en lui enseignant de nouvelle compétences, vous l’aidez aussi à développer des qualités comme le calme, la concentration,l’entraide, la coopération, l’autodiscipline et la confiance en soi ! Vous favorisez aussi sa sociabilité en lui permettant d’acquérir la conscience de soi, d’être sensible aux autres, de savoir se mettre au service d’une communauté…

Pour Maria Montessori, « Faire l’expérience de l’autonomie n’est pas seulement un jeu. C’est un travail que l’enfant doit accomplir pour grandir »

★ En le guidant sans le brusquer à devenir autonome, votre tout petit peut se rendre très utile à la maison en vous aidant dans de nombreuses taches… Car il apprécie énormément de pouvoir mettre en oeuvre ses compétences ! Pour lui d’ailleurs, travailler est presque aussi amusant que jouer. En fonction de son âge il peut :

  • Ranger sa chambre
  • Passer le balai, épousseter, nettoyer la table,
  • Mettre la table, apporter les plats
  • vous aider à faire la cuisine (couper les légumes, casser les oeufs…), etc.

A savoir

>>> Pour certains parents, il est difficile de voir son enfant gagner en autonomie car ils pensent «qu’il ne va plus avoir besoin d’eux». Mais c’est une croyance erronée : votre enfant aura toujours besoin de vous, de votre attention bienveillante, de votre amour inconditionnel et de votre présence soutenante. Simplement, il faudra lui manifesterez autrement qu’en faisant les choses pour lui, à sa place.

Il faut aussi savoir qu’un enfant qui se sent respecté et capable sera beaucoup plus à l’aise sur le plan affectif qu’un enfant trop « couvé ».

>>> Il est important de se rappeler aussi que chaque enfant a son rythme propre, et des intérêts différents. Inutile donc de comparer pas vos enfant entre eux («A ton âge, ton grand frère savait déjà…», « regarde ta petite soeur, elle sait déja… » etc.), car votre enfant risque de se sentir dévalorisé. Il faut aussi savoir que le chemin vers l’autonomie n’est pas tout droit, et les régressions y ont leur place : Une maladie, un nouvel enfant, la séparation des parents, un autre apprentissage qui le mobilise.

>>> Le préalable indispensable pour favoriser l’autonomie de votre enfant est d’avoir confiance en lui : dans son intention (il cherche à grandir) comme dans ses capacités (notamment celle d’apprendre).

Une grande source d’inspiration pour favoriser l’autonomie de votre enfant : la pédagogie Montessori

En effet, tout l’esprit de la pédagogie Montessori est dʼaccompagner lʼenfant dans ses explorations, ses expérimentations, ses découvertes. Pas question de décider que cʼest le bon moment pour démarrer tel ou tel apprentissage, si lʼenfant nʼen a pas auparavant fait la demande, ou bien sʼil nʼa pas montré dans son comportement quʼil était prêt.

Dans les méthodes classiques dʼapprentissage, c’est lʼadulte qui décide du moment opportun pour faire entrer lʼenfant dans un apprentissage. On considère que cet adulte transmet des connaissances à lʼenfant, qui doit donc les assimiler. En suivant la pédagogie Montessori, lʼenfant apprend par lui-même selon un processus naturel, pourvu quʼil soit dans un environnement propice et accompagné par un adulte qui le stimule et qui sʼadapte à lui.

Le rôle de lʼadulte

Lʼobjectif de lʼadulte est dʼaider lʼenfant à prendre confiance en lui pour quʼil puisse se débrouiller par lui-même. Le discours implicite doit être le suivant : «Jʼai confiance en toi, je sais que tu vas y arriver seul, et si tu as besoin dʼaide je serai là. Si tu te trompes je serai là aussi pour tʼexpliquer».

La méthodologie pour toute activité

Lʼadulte commence par présenter lʼactivité à lʼenfant, lui explique la consigne, puis la fait devant lui en lui expliquant comment faire. Il lui montre ensuite comment ranger lʼactivité et lʼendroit où elle se range. Ensuite, il le laisse essayer, chercher, se tromper, sans intervenir. Si lʼenfant demande de lʼaide, il peut intervenir, mais sans pour autant faire à sa place. Puis il lʼaide, si besoin, à ranger quand il a fini. Lʼadulte peut ensuite discuter avec lʼenfant de lʼactivité menée, de ce qui a marché ou non, de la manière dont il sʼy prendra la fois prochaine.

Des encouragements répétés

Valoriser les efforts de lʼenfant (et pas seulement ses réussites) et lʼencourager régulièrement (sans le «survaloriser») lui permet de prendre confiance en lui, tout en évitant de faire peser sur ses épaules le poids trop lourd de la «réussite à tout prix».

Ce qui est important ce nʼest pas lʼâge auquel l’enfant acquiert une compétence, mais que cette compétence soit acquise au moment où lʼenfant est prêt à l’acquérir.

Nous allons donc maintenant voir, concrètement, comment favoriser l’autonomie de votre enfant en :

  1. Adaptant sa maison à son enfant
  2. Lui apprenant a prendre soin de lui
  3. Lui enseignant à s’occuper de la maison

1- Adapter sa maison à son enfant

Pour guider son enfant vers lʼautonomie et lʼindépendance, il faut commencer par adapter sa maison. Un enfant, cʼest tout petit, pas toujours à lʼaise pour grimper sur des tabourets, … Lʼidéal est quʼil nʼait pas à vous demander de lʼaide pour les tâches simples quʼil est capable de faire seul.

Dans la salle de bain

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Dans la salle de bain, votre enfant peut commencer à sʼoccuper de lui (un peu) seul dès 18 mois. Pour se laver, on peut choisir un pain de savon, très agréable à manipuler, ou encore du savon en gel avec un bouton poussoir, il suffit dʼappuyer pour que ça coule. On peut aussi laisser à disposition au bord de la baignoire une éponge naturelle ou un gant de toilette.

On place un tabouret ou un marchepied devant le plan de travail/lavabo, avec un miroir à la hauteur du visage de lʼenfant, pour quʼil puisse se regarder en faisant sa toilette.

Pour la toilette du visage, on laisse à disposition des petits carrés de coton, ou encore des disques lavables pour démaquiller, avec du lait de toilette, du liniment, ou de la lotion micellaire dans un flacon poussoir.

Pour apprendre à bien ranger ses affaires, on prévoit un joli panier de couleur pour chaque enfant, ou une trousse de toilette, dans laquelle on met sa brosse à cheveux, son coupe-ongles, un petit flacon de crème pour le visage, et tous les petits accessoires dont il peut avoir besoin.

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Et pour quʼil puisse accrocher sa serviette ou son peignoir seul, on installe une patère à la hauteur du petit, ou un sèche serviette posé au sol.

Dans sa chambre

Dans la chambre, on évite les meubles hauts, et on laisse un maximum de choses à portée des enfants.

On prévoit un meuble à casier, pour que chaque jouet puisse être rangé à sa place selon sa catégorie. On met tous les puzzles ensemble, les déguisements dans une caisse ou sur un portant avec des cintres, les poupées et affaires de bébé dans un autre panier, …

On range les livres à un autre endroit, pour que lʼenfant comprenne vite quʼil ne sʼagit pas de jouets. Pareil pour la peinture, la pâte à modeler, qui doivent être utilisés avec lʼaccord des parents !

Et pour quʼil puisse jouer assis par terre, on peut placer un joli tapis bien épais au sol, et éventuellement quelques coussins de sol fins.

Dans la cuisine

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Dans la cuisine, lʼidéal est de mettre les assiettes, verres et couverts à la hauteur des enfants, donc à ras du sol. Et pas seulement la vaisselle pour enfants, aussi celle de tout le monde pour que les plus petits dressent la table pour les grands aussi. Pourquoi pas un petit meuble ouvert au sol, avec les assiettes, rangées par taille et contenance. Les verres, les bols du petit-déjeuner, les serviettes de table y trouveront également leur place.

A proximité de lʼévier, on peut laisser un marchepied bien stable, pour que lʼenfant ait accès facilement à lʼéponge, aux torchons ou lingettes.

A lʼentrée : chaussures et manteaux

En entrant dans la maison, on donne très tôt lʼhabitude à notre petit de se déchausser tout de suite, et on peut installer un petit panier pour ses chaussures et chaussons, et un porte manteau à sa hauteur.

 

2- Lui apprendre à prendre soin de lui

Dans le bain

Dans le bain, un petit est capable de laver seul quelques parties de son corps dès 1 an (surtout le ventre !).

Progressivement, il prend la conquête de tout son corps, et il est tout à fait capable de prendre en charge sa toilette entière vers 4/5 ans. Si on a peur que les endroits stratégiques aient été oubliés, on peut repasser soi-même, mais il faut bien être attentif au moment où lʼenfant pourra être mal à lʼaise quʼon sʼoccupe de son intimité (vers 6 ans).

Pour se rincer, on lui apprend à diriger la pomme de douche contre son corps, progressivement, et à ne pas inonder la salle de bain. Pour sʼentraîner, on peut mettre une poupée dans le bain, et un savon pour jouer (du type savon dʼAlep ou de Marseille), et on laisse son enfant savonner la poupée, et le rebord de la baignoire !

Faire sa toilette

Le matin et le soir avant de se coucher, on prend lʼhabitude de se brosser les dents et de se nettoyer le visage.

Pour les dents, un enfant ne le fait pas correctement avant au moins 7 ans, donc jusquʼà 5 ans on repasse derrière lui au moins une fois par jour, jusquʼà 7 ans on vérifie régulièrement après le brossage.

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Pour le visage, on lui montre comment verser du lait de toilette ou du liniment sur un petit coton, et on lui apprend à se nettoyer le visage en se regardant dans un miroir.

Pour se coiffer, on fait de même : devant un miroir avec un peigne ou une brosse douce.

Choisir ses vêtements

Dès 1 an, on peut commencer à expliquer pourquoi on choisit tel ou tel vêtement : «Aujourdʼhui il fait froid, on va mettre un gros pull et des chaussettes épaisses».

A partir de deux ans, on peut aller voir le temps quʼil fait à la fenêtre, le matin, et faire le lien avec le choix des différentes épaisseurs.

A partir de 3 ans, on peut proposer à son enfant de préparer le soir son linge du lendemain, dʼabord avec lui, puis en le laissant choisir seul et en validant ou non ses choix ensuite. On apprend alors à choisir selon le temps, mais aussi selon les accords de couleur, de style, etc.

Sʼhabiller seul

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Pour pouvoir sʼhabiller seul, dès 2 ans, il faut dʼabord maîtriser un certain nombre de techniques, et surtout pourvoir prendre son temps.

Alors, les matins où on est pressé, on habille soi-même son enfant tant quʼil ne sait pas le faire seul, et on profite des matins du week-end pour apprendre tranquillement.

Dans un premier temps, on dispose dans lʼordre dʼenfilage le linge au sol, dans le bon sens, en expliquant bien quʼil faut que les étiquettes soient dans le dos à la fin. On invite son enfant à sʼasseoir par terre devant le linge, à repérer quelle jambe il va viser.

Pour le manteau, on peut le poser au sol, face extérieure contre le sol, et dire à lʼenfant de placer ses pieds devant la capuche. Ensuite, on enfile les bras dans les manches, et on passe le tout au-dessus de la tête, et cʼest bon !

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Attacher : fermetures éclair, boutons, et scratch

Lʼidéal est dʼavoir pour lʼécole des vêtements faciles à enfiler, et surtout dʼéviter les lacets. Ce qui nʼempêche pas dʼavoir quelques vêtements avec des attaches compliquées, pour pouvoir sʼentraîner.

Pour les zips, ça demande beaucoup de précision, et dʼentraînement. Il faut bien maintenir la partie basse avec la main droite, puis enfiler la tige bien au fond. Et ensuite, on remonte !

Pour les boutons, on peut  glisser ses petits doigts dans la boutonnière, et aller chercher le bouton, puis le passer dans la boutonnière.

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3- S’occuper de la maison

Tous les enfants prennent beaucoup de plaisir à aider dans la maison. Et si on les laisse faire tôt, ça devient une habitude, et cʼest acquis pour la suite !

Dresser la table, et débarrasser

Dans la cuisine, on essaie de mettre les assiettes, les couverts et les verres à portée des enfants. Et dès deux ans, on peut encourager son enfant à nous aider.

Dʼabord on lui apprend comment bien tenir la vaisselle : on tient les assiettes à deux mains, les pouces au-dessus et les autres doigts en dessous. Pour les verres, on commence avec deux mains, et en grandissant, quand on prend de lʼassurance, on peut prendre un verre dans chaque main. Lʼessentiel est dʼapprendre à prendre les objets un par un et à bien les tenir.

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A partir de 4 ans, on peut laisser son enfant faire seul, et vérifier avec lui ensuite.

Et si ça casse ?

Il faut aussi se préparer à bien réagir en cas de casse. Quand un enfant fait tomber quelque chose qui se casse, on lui explique quʼil ne faut pas bouger, mais appeler ses parents, et on lʼaide à ramasser sʼil est assez grand.

Surtout, on ne se fâche pas et on ne crie pas, cʼest forcément un accident, et ça arrive quand on est en train dʼapprendre.

Laver, balayer

Pour le nettoyage, dès 2 ans, on peut laisser à disposition une lingette, que lʼenfant apprendra à mouiller sous le robinet, et à essorer avant de lʼutiliser. Il saura que la lingette est bien essorée quand il nʼy a plus aucune goutte qui tombe dans lʼévier.

On lui laisse aussi une balayette et une pelle, et on lui montre bien comment maintenir la pelle au sol pour mettre les poussières dedans avec la balayette.

Cuisiner : remuer, tartiner, couper

Une ou deux fois par semaine, on peut proposer à son enfant dʼaider à préparer le goûter ou le dîner. Les activités Montessori de base sont :
Tartiner avec un petit couteau à beurre (beurre, confiture, rillettes…)
Couper des choses fermes mais pas dures (bananes, des courgettes…)
Remuer des préparations froides : pâte à gâteaux, à crêpes, …
Presser un fruit avec un presse-agrume manuel.

Aider pour le linge : laver, plier, ranger

Dès 4 ou 5 ans, on peut apprendre à plier le linge et à le ranger dans les tiroirs. Pour plier, on pose le linge à plat et on replie les côtés avant de rabattre par le bas.

Pour le lavage, on peut mettre deux paniers à linge dans la salle de bain, et bien expliquer quʼon ne mélange pas le linge clair et foncé.

On peut aussi proposer à son enfant dʼaider à mettre dans le lave-linge et à étendre le linge avec des pinces à linge.

Ranger sa chambre

A partir de 2 ans, on range avec son enfant, en lui expliquant la place de chaque chose et le fait quʼon ne mélange pas tous les jouets dans une même caisse. On peut même mettre des photos de comment ça doit être rangé, quʼon colle sur les étagères.

 

Pour résumer, voici 10 points essentiels pour favoriser lʼautonomie

1. Profiter de ses élans « Moi tout seul ! » : car lʼapprentissage de la compétence quʼil cherche à acquérir sera plus facile si vous le laisser sʼexercer au moment où il le demande. Elle sera bien plus longue à acquérir une fois cet «élan» passé.

2. Adapter l’environnement pour lui permettre de « faire lui-même » : servir des purées plutôt que de la soupe ; fixer un porte-manteau à sa hauteur, choisir des chaussures à scratch, des pantalons à taille élastique, des pulls à col large, mettre un tabouret à côté du lavabo, un petit pichet pour se servir à boire etc… (Plus de détails dans la suite…)

3. Montrer lentement et en décomposant chaque étape, chaque geste de la tâche qu’il veut faire, puis défaire et lui dire « à toi» en re-verbalisant chaque étape.

4. Prévoir dans votre timing un temps supplémentaire pour qu’il ait le temps de faire seul.

5. Accepter les erreurs et maladresses : elles font partie intégrante du processus d’apprentissage. Essais-erreurs-corrections est un système hyper efficace ! Ne surtout pas lui imposer trop de pression, au risque de le voir se décourager et renoncer.

6. Lui proposer de faire des choix pour lui-même : jupe ou pantalon, devoirs avant ou après le dîner. Les choix peuvent être proposés en cascade. Pour le petit déj par exemple : jus ou eau ?, jus pomme ou de raisin ?, pain ou brioche ?, Avec beurre ou confiture ? etc.

7. Etre patient, et soutenir ses efforts (et pas uniquement ses réussite): « hé oui, ça n’est pas (toujours) facile de…, mais je suis sûr que tu va y arriver».

8. Etre empathique et accueillir ses émotions fortes : accepter qu’il rouspète et soit en colère parce que ça ne va pas comme il voudrait.

9. Toujours lui demander s’il veut votre aide avant de l’aider, et accepter ses «non». Voyez comment vous pouvez l’aider sans faire entièrement (juste un coup de pouce qui redonne courage et confiance).

10. Lʼinciter à chercher conseil et appui auprès d’un «expert» extérieur : savoir demander de l’aide quand on en a besoin c’est une bonne chose et lui permet de ne pas être complètement dépendant de vous.


Cet article est inspiré du set 3 des
Fiches Outils du Parent Bienveillant :
« La pédagogie Montessori pour tous » (Fiches 3, 5 et 6)

Vous pouvez vous procurer le pack complet des Fiches Outils en cliquant ICI,
ou uniquement le Set 3 en cliquant ICI !

 

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12 Comments

  • Cécile

    Reply Reply 15 avril 2015

    Merci pour cet article, une piqûre de rappel qui me fait du bien. Autant, j’ai mis en place des choses pour le rangement et la maison (d’ailleurs, j’avais fait un article sur comment les tout-petits pouvaient participer au linge, ici : http://www.lacourdespetits.com/activites-a-faire-avec-bebe-corvee-du-linge/), mais beaucoup moins dans la salle de bain malgré quelques aménagements pratiques (un rallonge robinet fait maison notamment).
    Je me rends compte, qu’il y a moyen d’améliorer les choses ! Nous déménageons bientôt et aurons plus d’espace dans la salle de bain, ce sera l’occasion de prendre de bonnes habitudes.

    • Elodie

      Reply Reply 28 avril 2015

      Merci pour le lien !
      Et en quoi consiste cette rallonge de robinet ? Est-ce que ça diminue aussi la pression ?

      • Cécile

        Reply Reply 28 avril 2015

        Malheureusement non la pression reste la même, c’est simplement pour aider les petites mains à atteindre le filet d’eau.
        Mon fils n’était pas fan du lavabo d’apprentissage à sa hauteur, il voulait se laver les mains au grand lavabo (comme son grand frère en fait). Il arrivait difficilement à allumer le robinet avec les doigts (et là je n’ai pas trouvé de solution) mais surtout il ne pouvait pas mettre correctement toute sa main sous l’eau. J’ai donc bidouillé ceci : http://www.lacourdespetits.com/diy-extension-robinet-enfant/

        Ce n’est pas 100% autonome s’il faut ouvrir l’eau mais c’est déjà un petit pas de fait…

  • sabrine

    Reply Reply 15 avril 2015

    excellent comme d’habitude

    • Elodie

      Reply Reply 28 avril 2015

      Merci !

  • nelly

    Reply Reply 23 avril 2015

    C’est rigolo parce que chez nous la vaisselle a toujours été placée au bas des meubles pour être accessible à tous, en particulier ce qui concerne le petit déjeuner. Par conséquent les casseroles, poêles et aliments se trouvent en haut des placards. Et bien tout le monde nous dit que notre organisation n’est pas logique! on reçoit souvent la famille, au début je me justifiais et maintenant je réponds « et oui nous sommes fantaisistes! 🙂 »
    aaahhhhh le jugement des autres ….

    • Elodie

      Reply Reply 28 avril 2015

      Oui, on passe souvent pour des orignaux, mais il faut espérer que tout ça va se généraliser !

  • Carole

    Reply Reply 11 mai 2015

    Bonjour, merci pour cet article! Très intéressant.
    Les enfants sont très demandeurs de cette autonomie.
    Nous essayons de faire un peu de pédagogie Montessori à la maison avec notre fille de 14 mois (choix de tenue, les débuts de l’habillement, manger sa compote seule…). Il faudra réorganiser comme vous le dites, la salle de bain, cuisine pour encourager cette autonomie de plus en plus. C’est pas facile dans un petit appartement mais on va bien trouver des astuces!
    Bonne semaine

    • Elodie Bougas

      Reply Reply 11 mai 2015

      Oui, dans quelques mois, votre fille va être de plus en plus demandeuse d’autonomie ! Bon courage 🙂

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