Comment aider votre enfant à surmonter ses peurs ?

Nous avons vu dans la deuxième partie du dossier, les étapes à suivre pour accompagner avec bienveillance et respect les peurs de nos enfants. Vous trouverez dans ce troisième et dernier volet quelques pistes supplémentaires pour aider votre enfant à surmonter ses peurs.

(rappel des liens pour accéder aux 2 premiers articles de ce dossier sur les peurs :
Partie 1- Les 3 principales origines des peurs des enfants
Partie 2- 9 outils pour apaiser les peurs de l’enfant)

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Les peurs les plus fréquentes

La peur du bruit

Un bruit sourd, soudain, inhabituel peut terroriser les touts petits. C’est la peur de l’inconnu.

– Lui expliquer d’où vient ce bruit, lui montrer l’objet da sa peur… à son rythme. S’il ne veut pas s’approcher du chien qui aboie, ne le pas le brusquer, au risque de créer un réel blocage.

– Évoquer le souvenir du bruit, en reparler en autant qu’il le souhaite, cela lui permet de se rassurer et de prendre conscience de son environnement.

– Imiter ce bruit avec lui. N’hésitez pas à accompagner les « ouaf-ouaf » de grimaces ou mimiques comiques : le rire permet de relâcher les tensions, de créer de la proximité, une sensation de bien-être et de la confiance.

 

L’angoisse du coucher

Le coucher peut être un moment complexe pour l’enfant et ses craintes évolueront avec l’âge : peur de vous quitter, peur du noir, des ombres… Il faut chercher avec lui la meilleure solution qui l’aidera à mieux contrôler la situation :

Mettre en place un rituel du coucher adapté aux besoins de votre enfant : bain, histoires, chansons, massage, échanges sur les moments passés dans la journée, accompagnement au sommeil. Cela lui donne un sentiment de sécurité et renforce votre relation. Si votre enfant a peur de s’endormir, de lâcher prise, soyez attentif, disponible et affectueux, il a besoin d’être rassuré.

Organiser sa chambre afin qu’il s’y sente en sécurité : changer le lit de place afin qu’il puisse voir qui entre par la porte, lui installer une veilleuse, enlever les jouets qui pourraient lui faire peur dans la pénombre (histoire vécue avec Lou et Mr Patate qui dans l’obscurité l’effrayait énormément…mais elle ne nous l’a exprimé qu’après plusieurs nuits terrifiantes !), lui mettre une musique douce, un verre d’eau à disposition… l’important est d’identifier, avec votre enfant, ce qui le rassure.

Éviter les écrans, jeux et activités qui risquent de trop le stimuler avant le coucher

peurs monstres nuit enfant

La peur des monstres/fantômes/sorcières

Ces angoisses liées au monde imaginaire touchent quasiment tous les enfants. Ne pas chercher à leur faire croire que vous avez une « poudre anti-monstre », cela ne ferait qu’accentuer le bien-fondé de leur peur et diminuer la confiance qu’ils ont en vous. Au contraire, les aider plutôt à faire la différence entre le réel et l’imaginaire.

– Limiter tous les écrans et s’assurer que votre enfant ne soit pas confronté à des messages, des images trop violentes pour lui. Les monstres qui le terrifient proviennent très souvent d’images choquantes ou mal interprétées captées à la télévision. Certains dessins animés peuvent être d’une grande violence émotionnelle. Alors selon les doutes et peurs de vos enfants, éviter les dessins animés comme Bambi, Blanche-Neige, La belle et la bête… Ils peuvent renforcer leurs craintes ou leur créer de nouvelle peur traumatisante. (Note de Camille : ma petite sœur, 25 ans, s’endort toujours la tête cachée sous la couverture à cause de ce film non adapté à son jeune âge vu il y a plus de 20 ans).

– De même, attention aux histoires que vous lui racontez. Mettre de côté le livre des vilains monstres, du dragon géant qui brûle la ville, de la méchante maîtresse qui crie sur les enfants…Sélectionner plutôt de belles histoires, douces et rassurantes.

La peur de l’école

Il est indispensable d’identifier l’objet exact de sa peur : angoisse de séparation, un professeur, un camarade qui le tape, peur des mauvaises notes…

– Pour gérer plus facilement la séparation, vous pouvez l’aider à visualiser la journée avec des repères temporels « Après le déjeuner, tu feras une petite sieste, tu prendras ton goûter et ce sera l’heure des mamans, et nous nous retrouverons ». N’oubliez pas le doudou, ou autre objet transitionnel (Voir notre article sur le sujet : Les angoisses de la séparation chez l’enfant)

La peur de l’échec : Les notes, évaluations, contrôles…impliquent une compétition entre les élèves qui peuvent être une vraie difficulté pour l’enfant. Le rassurer sur ces compétences, relâcher la pression pour que vos attentes ne lui pèsent pas trop, ne pas prêter attention à ses résultats, mais à ses progrès et à sa volonté d’apprendre.

– Si vous n’êtes pas d’accord avec les méthodes pédagogiques de l’enseignant, n’hésitez pas à exprimer clairement votre désaccord devant votre enfant.

Note de Camille : « Cas extrême » : Lou venait de passer une de ses premières journées au centre aéré. Alors qu’elle jouait très calmement dans son bain, elle m’explique toute gênée : « Maman tu sais, ce matin j’étais triste de te voir partir. Je criais, alors, Bélinda m’a donné une fessée, et après t’inquiètes pas j’ai arrêté de pleurer ! Après j’ai joué et j’ai même rigolé avec ma copine ! ». Le sujet n’étant pas la colère, la rage, l’envie de meurtre que j’ai pu ressentir, mais bien comment aider ma fille à ne plus avoir peur d’aller au centre aéré. J’ai expliqué à Lou que je n’étais absolument pas d’accord avec cette méthode (c’était d’ailleurs la première fessée qu’elle recevait !), que personne n’avait le droit de lever la main sur elle, qu’elle avait le droit d’être triste le matin parce que je n’étais plus là et que j’irais voir Bélinda pour lui dire de ne plus lui faire peur et de lui donner des fessées.

Ayant « réglé » le problème pendant la semaine, le mercredi suivant, j’ai pu la déposer au centre aéré, auprès d’une autre animatrice accueillante, en lui expliquant qu’elle pouvait être rassurée, que j’avais parlé de ce problème qui ne se reproduira plus, que je l’aimais très fort et que je serais toujours là pour l’aider si elle traversait des situations difficiles ».

Elle était impuissante et soumise aux humeurs de cette animatrice. Le fait de l’avoir cru, soutenu, défendu lui a permis de reprendre confiance en elle face à cette injustice, de se sentir protégé et en sécurité.

Que ce soit de la violence physique ou émotionnelle, ne laissez pas certains enseignants aux méthodes malveillantes détruire vos enfants : punitions humiliantes, surnoms méchants… Si vous n’intervenez pas, ils grandiront avec les séquelles de leurs humiliations ou avec des croyances négatives.

– Intervenir également si la violence vient d’un autre enfant : violence verbale (insulte, moquerie, humiliation…), violence physique, atteinte aux biens… Il y a tellement de raison d’appréhender la cour de récréation. Si votre enfant fait face à la violence scolaire, il est impératif d’en parler avec la maîtresse ou le directeur de l’établissement. Votre enfant doit absolument se sentir en sécurité et serein pour s’épanouir pleinement. Il est, de plus, toujours intéressant de savoir comment votre enfant est perçu à l’extérieur.

aider votre enfant à surmonter ses peurs

La peur de l’abandon, de la mort

Liée à une prise de conscience du temps qui passe, ou à la perte d’un être proche, l’enfant prend généralement conscience de la mort vers 6/7 ans. Avec ses premiers questionnements existentiels, il commence à avoir peur de perdre ses parents, d’être abandonné, de se retrouver seul…

Lui donner des réponses rationnelles : la mort est une réalité qui fait partie de la vie. Il est important de lui expliquer le cycle de la vie avec des mots adaptés à ses capacités de compréhension et d’assimilation. Vous pouvez lui parler de la « normalité de la mort » pour les personnes âgées, de la normalité de la tristesse, de la présence éternelle dans nos cœurs des personnes décédées, du paradis… Votre calme et votre assurance rassureront vos enfants. Il ne comprendra réellement l’irréversibilité de la mort qu’autour de 9 ans.

 

5 activités pour aider votre enfant à surmonter ses peurs

Pour aider votre enfant à comprendre, à décrypter et explorer graduellement l’objet de sa peur, vous pouvez lui donner les moyens de l’exprimer sous toutes ses formes : par le jeu, le dessin, des marionnettes, etc.

Il a besoin d’apprivoiser sa peur, et le jeu, partie intégrante de sa vie, va lui permettre de la nommer précisément, de l’exprimer, de l’extérioriser, d’apprendre à la maîtriser… Lui laisser la liberté du support, il saura de lui-même vous solliciter en cas de besoin.

1- Les jeux d’imitation

En cherchant à se confronter ou à reproduire des scénarios effrayants ou angoissants, il cherche à les revivre de façon contrôlée, explore et exprime ses sentiments, découvre qu’il peut faire face à ses peurs, les maîtriser, bref qu’il n’est pas du tout dépassé par les événements… Il s’affirme et construit son identité.

En ce moment, Lili (2 ans) adore jouer avec sa poupée et passe du temps à lui expliquer qu’il faut aller dormir, qu’il ne faut pas pleurer, qu’elle va lui chanter des chansons jusqu’à ce qu’elle s’endorme, en reprenant nos mots et nos gestes tendres. Le coucher de ses bébés est d’ailleurs la première étape de son propre rituel du coucher. Elle retranscrit sa propre angoisse au moment du coucher et trouve elle-même des façons de se rassurer en reproduisant la scène. « Poupée dort ! À Lili maintenant ! »

2- Le jeu de cache-cache

Ce jeu lui permet d’apprivoiser l’angoisse de la séparation. Il tente ainsi de maîtriser la peur de se retrouver seul. Autre variante : Lili, 2 ans, adore se cacher derrière les rideaux pour nous faire peur à nous, parents. Là, l’angoisse d’abandon est inversée.

3- Les déguisements

Revêtir un costume de monstre, de chevalier, de princesse, de superhéros… Autant d’identité que votre enfant pourra s’approprier pour s’inventer des histoires, dont il est le héros tout puissant, et exorciser sa peur.

Quelques jours après sa chute et son opération du bras, Léo s’est déguisé en docteur et a fait subir, une opération à sa sœur. Lou a pu extérioriser sa peur et sa tristesse à avoir vu son frère souffrir en l’imitant pleurer (sans se moquer) et Léo a réussi à revenir sur toutes les étapes difficiles de son accident : pompier, masque à gaz, douleur… avec en bonus des scènes plutôt comiques !

surmonter ses peurs d'enfant

4- Les activités artistiques

Le dessin, la peinture, la danse… Les activités créatrices et artistiques peuvent aider l’enfant à revenir sur ses peurs, ses problématiques inconscientes et le conduire à une transformation positive de lui même. N’hésitez pas à lui laisser à disposition papiers et crayons, il pourra alors dessiner librement l’objet de sa peur. Analyser ses productions avec lui, le pousser avec prudence vers plus de profondeur.

5- Les livres

On peut aider son enfant à comprendre et explorer sa peur à travers des livres traitant de sa crainte : passage de la couche au pot, tremblement de terre, pompiers, rentrée à l’école… Cela lui permet de prendre conscience qu’il n’est pas seul à vivre cette peur et qu’il existe des façons de la surmonter. Il apprend à la comprendre, à la dédramatiser, à l’exprimer et cela va l’aider à la dépasser. Les livres font grandir, marquent une vie… et peuvent lui donner des ailes pour dépasser ses peurs.

Le livre animé sur « les monstres effrayants qui, à la lumière du jour, ressemblent à des petites choses rigolotes » à permis à Lou (4 ans) de minimiser sa peur, de la rassurer et de l’aider à mieux faire la distinction entre le monde réel et l’imaginaire. « Parce que si les boules de poils marrantes avec des yeux ça n’existe pas, hein maman ? Les monstres non plus ! »

Quand consulter un spécialiste?

Une peur devient pathologique si elle provoque une altération de la qualité de la vie ou une souffrance. Si votre enfant change son fonctionnement quotidien, que l’anxiété devient trop intense et qu’elle dure dans le temps malgré votre accompagnement, n’hésitez pas à consulter un spécialiste !

À propos des médecines alternatives

Si, comme nous, vous êtes ouverts aux médecines alternatives, n’hésitez pas à consulter un professionnel. Homéopathes, ostéopathes, réflexologues, etc. peuvent aider votre enfant à lever certains blocages émotionnels !

 

(Nos Sources principales pour la réalisation de ce dossier :
– « Au cœur des émotions de l’enfant » d’Isabelle Filliozat,
– le site Naître et grandir (que nous vous recommandons chaudement !) et de nombreux autres sites web autour du thème de la parentalité et de l’enfant.)

 

Si ce dossier vous a plu, n’hésitez pas à le partager avec vos proches !

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26 Comments

  • Linette

    Reply Reply 30 janvier 2014

    Merci pour cet article !

    Ma petite dernière est angoisée à la crèche par toute chanson qui évoque de près ou de loin les loups …
    Je vais essayer la technique des déguisements pour dédramatiser la chose …

    • laurette

      Reply Reply 19 mars 2017

      c’est tres bien mais ma fille ne dort toujours ps toute seul

  • Poppy

    Reply Reply 4 février 2014

    bonjour,

    l’article qu’il me fallait !!!

    mon fils de presque 3ans (dans 1 mois) a très peur du tigre depuis 1 semaine… Le tigre c’est celui du livre Caroline aux indes qui piège Caroline et ses amis pour les manger mais heureusement les éléphants viennent les sauver…

    Bref, il a très peur, à du mal à s’endormir le soir seul alors qu’on y était enfin arrivé.. après 2ans1/2 d’endormissement au sein, il était arrivé à laisser le sein puis la main de maman… ça a été long…

    Nous avons mis le livre au congélateur pour piéger le tigre… hier nous l’avons sortis de la maison et enfermé dans la petite dépendance/débarra…

    j’ai tenté de lui faire dessiné mais il a voulu que ce soit moi puis son père qui dessine… et cette nuit à 1h il a voulu dessiner et j’ai dit non là on dort, le livre et le dessin d’hier soir sont dehors tu est en sécurité…

    je ne sais pas trop quoi faire de plus…

  • Salut à tous,
    Ce week-end, j’ai été confronté à des peurs rares :
    Mary avait peur de descendre à skis tandis que Jenny, plus jeune, n’avait aucune peur de la descente. Elle avait peur de se retrouver toute seule dans la forêt. Pourtant, il fallait bien que j’aille de l’une à l’autre ! Sans compter que je ne pouvais pas m’arrêter sous peine d’être collé par mon fart.
    Dès que la neige aura fondu, tout sera rentré dans l’ordre 🙂

  • Fred

    Reply Reply 26 février 2014

    Bonjour,

    Moi j’ai deux enfants un fils de 8 ans et une fille de 5 ans. Ma fille avait de très grosses peurs surtout la nuit impossible qu’elle ne dorme seule la nuit je vous laisse imaginer la vie de couple qui fut très difficile et donc très conflictuelle. Nous nous sommes décider avec mon marie d’agir et nous avions entendu parler d’un coach sur Avignon (je suis d’une petite ville près de Nîmes). Très septique nous nous sommes rendue au rendez vous et il s’avère qu’au fil des consultations ses peurs étaient apaisées et nous avons retrouver une vrai vie de couple.
    Si vous êtes dépasser pourquoi consulter un coach comme nous l’avons fait ca peut être la solution après chaque enfant ne réagi pas de la même manière.
    Je vous laisse le site du coach que l’on a consulté pour ce qui voudrez s’y intéresser de plus prêt. : http://www.coach-bernard-hameau.com/

  • Anthony

    Reply Reply 22 mai 2014

    Bravo pour ce dossier passionnant et ces synthèses (comme d’habitude) très réussies entre théorie, témoignages et conseils pratiques!

    Les points 1, 3 et 5 me semblent essentiels car ils se recoupent : les récits ou jeux de « faire semblant » (= le langage) favorisent en effet l’imagination (= la pensée) et les échanges d’émotions. L’enfant s’habitue donc à imaginer des sensations sans les ressentir lui-même, se mettre « à la place de » et donc se distancier, sans se laisser contaminer ni déborder par des émotions qui ne lui appartiennent pas.

    Différencier le réel et l’imaginaire reste cependant très difficile pour l’enfant avant 2-3 ans. Nous-mêmes, adultes, savons qu’une situation a beau être imaginaire, c’est l’émotion qu’elle suscite qui, elle, est bien réelle – mesurable physiquement (rythme cardiaque, transpiration…) : ne bondissons-nous pas devant un film d’horreur efficace?

    S’il vaut mieux éviter de vendre de la « poudre anti-monstre » à nos bambins au risque de passer pour un charlatan 😉 la solution du redéploiement créatif me semble intéressante.

    L’image d’ouverture que vous avez choisie (tirée de « Monstres & Cie ») illustre d’ailleurs parfaitement ce principe : incorporer la créature redoutée dans un scénario imaginaire moins menaçant – dans ce film, ce sont les monstres qui ont peur des enfants !

    Dans le même registre, le jeu permet à l’enfant, en redéfinissant le contexte, de « garder les rênes » d’une situation : s’inventer une épée magique qui permettra de réduire le monstre en poussière, par exemple.

    L’avantage est que si l’imagination a tant de pouvoir, ça marche dans les deux sens (positif comme négatif). Peu à peu, l’enfant se rend compte que ses armes -comme ses peurs- ne font pas partie de la réalité.

    Enfin, à propos de méthodes alternatives permettant de lever des blocages émotionnels, avez-vous entendu parler de l’EFT ?

    A bientôt et encore toutes mes félicitations pour votre formidable travail !

  • fait

    Reply Reply 24 février 2015

    Bonjour ma fille a 3 ans a la peur de son ambre elle veut plus marche par terre des qu elle voit un ombre commence a hurler et pleuré un conseille svp

    • laurette

      Reply Reply 19 mars 2017

      ah je pense qu’il faut que t’

  • clémence

    Reply Reply 2 mai 2015

    bonjour,
    ma fille de 19 mois a très peur depuis quelques jours de s’endormir
    ( sieste et soir )suite au déclenchement de l’alarme incendie dans notre appartement.
    je dois attendre qu’elle s’endorme pour pouvoir quitter sa chambre. Depuis peu elle se met a crier sans raisons et je me demande si tout cela ne serait pas lier et si elle ne jouerais pas un peu avec nous.

    merci pour votre article

    • Bonjour Clémence,

      En effet, votre fille a certainement eu très peur du bruit violent de l’alarme. Elle a surement associé le sommeil a ce bruit, et du coup à peur de s’endormir. Il est important pour traverser cette peur avec le plus de douceur, de prendre le temps de l’écouter sur son ressenti, ses émotions et de lui expliquer ce qu’il s’est passé, ce qu’est une alarme, pourquoi elle s’est mise en route.. Même si elle n’a que 19 mois, avec des mots simples, elle va comprendre beaucoup de choses. Rassurez la, elle a le droit d’avoir peur, ce gros bruit au milieu de la nuit a du être terrifiant..
      A bientôt

  • Annabelle

    Reply Reply 27 mai 2015

    Bonsoir!
    voilà mon fils a très peur du crapaud et qu’il vienne le manger! (Tiré d’une histoire à la crèche)
    Cette peur survient qu’au moment du coucher le soir et il mets au moins une heure à se calmer
    au début on est calme on lui explique qu’il n’a rien à craindre, qu’on est là et qu’il peut s’ endormir tranquillement! Qu’on a confiance en lui et qu’il peut se calmer seul! Mais on fini oar s’ énerver car on est aussi désemparés de pas savoir quoi faire pour lui
    je suis aller lui montrer où vivent les crapauds (on a un petit étang pas loin de chez nous), lui ai dit que c’est surtout le crapaud qui a peur de lui et non l’inverse…
    rien n’y fait il se mets dans des états pas possible et dit qu’il a mal au ventre!
    je sais plus quoi faire! Faut il que je reste à ses côtés pour qu’il s’endorme? Ou bien qu’il apprenne à se calmer seul?
    auriez vous un conseil à nous donner?
    en tout cas vos articles sont super! Merci

  • Anthony

    Reply Reply 28 mai 2015

    Bonjour,

    Rationaliser de votre mieux la peur de votre enfant, vous le constatez, ne marche pas puisqu’elle est par définition… irrationnelle.

    Elle n’a rien à voir avec le « support » (le crapaud), cache une angoisse de dévoration classique à cet âge et tout ce qui va dans le sens de minimiser cette peur ou au contraire rester pour l’en protéger me semblerait contre-productif.

    Je vous propose de l’inviter à se choisir lui-même un objet… imaginaire (le contraire d’un talisman dont il serait dépendant), voire un personnage, capable de « faire peur à sa peur » et sécuriser son environnement (chambre, etc) dès qu’il y fait appel.

    Dans mon commentaire un peu plus haut, je mentionnais également l’EFT, une technique qui marche très bien avec les petits.

    Pour en savoir plus :
    http://www.les-supers-parents.com/aider-son-enfant-a-mieux-vivre-ses-emotions-grace-a-l-eft/

  • Kadiatou

    Reply Reply 17 août 2015

    Bonsoir,

    Ma fille de 3 ans 1/2 ne souhaite plus dormir dans son lit depuis 3 mois. Elle dort avec nous donc vie de couple pénalisée… Elle prétend voir des monstres dans sa chambre. Nous avons essayé beaucoup de choses : « la rassurer, mettre de la musique avant le coucher, enlever les jouets qui l’effraient, lecture de livres sur le sujet, mettre une veilleuse, rester avec elle jusqu’à ce qu elle s’endorme ». Rien ne fonctionne, elle finit toujours dans notre lit… Le pire c est que ces angoisses apparaissent également dans la journée, elle est toute tétanisée a l idée de se rendre seule aux toilettes.
    Pour votre information, j’ai été hospitalisée une fois fin mai pendant 4 jours. J ai également perdu notre bébé in utéro au mois de juillet après 6 mois de grossesse. Ma fille était au courant et parlait à son frère. Est ce que cela peut expliquer ses angoisses ? Faut-il consulter un pédo psychiatre dès maintenant ?

    Merci d avance pour vos réponses.

  • Anthony

    Reply Reply 19 août 2015

    Bonjour Kadiatou,

    Il me semble -Camille & Olivier seront sûrement d’accord- que votre message contient à la fois les questions et les réponses.

    D’une part l’âge de votre enfant correspond à celui où les peurs du noir et des monstres commencent naturellement. C’est tout à fait normal.

    Parallèlement, vous avez vécu -et elle aussi- des moments difficiles avec cette hospitalisation et la perte de votre bébé. Il est encore une fois bien naturel que votre fille angoisse désormais à l’idée de rester seule, séparée de vous… craignant toujours un possible danger.

    Je suis d’accord avec vous: un(e) pédopsychiatre me semble la personne la plus adaptée pour l’aider -et vous aider- à sortir de cette période délicate en apaisant les angoisses de chacun.

    Bien à vous.

  • Bonzom

    Reply Reply 26 août 2015

    Bonjour,
    Voila a peut pres 2 mois que ma fille de 27 mois ne veut plus faire la sieste et encore moins aller au lit le soir.
    Le probleme est surtout le soir,malgres les calins ,les caresses,les chansons ou la lecture d’histoires elle cherche a nous retenir (mon compagnon ou moi) et quand on sort de la chambre c’est le drame: pleurs,cris ect ect
    On est oblige d’y retourner plusieurs fois…
    Elle est partie en vacances chez c’est grand parents et pas de soucis pour aller au lit, chez la nounou c’est meme elle qui demande a aller a la sieste!!
    Nous sommes partis en vacances a la mer et la aussi pas vraiment de soucis,on lui disait que si elle vouler aller a la plage le lendemain il fallait faire dodo et ça marchait!!! Retour a la maison c’est reparti: cris pleurs dès qu’on sort de sa chambre.
    Je ne saisplus quoi faire! On y a etait en douceur, on lui a fait la morale,on la grondait …. rien n’y fait!!alors que faire tous les spirs ca me stresse et je vis mal qu’elle s’endorme en pleurant et du coup elle finie par repartir dormir dans son lit a barreau alors avait « acqui » le lit de grand.
    Merci de votre aide.
    Muriel
    Merci de votre aide

  • Vanessa

    Reply Reply 9 octobre 2015

    Merci beaucoup pour tous ces conseils!
    Mon fils de 5 ans nous mene la vie dure pour se coucher.
    Il se cache en exfet a chaque fois et j ai compris avec votre article que c etzit pour apprivoiser sa peur d etre tout seul,

    Nous avons discuté de ses peurs comme indiqué et je lui ai dit de fermer les yeux et de pense a quelque chose d agreable : il a pense à un champ de blé avec une moissonneuse etc…

    J ai pu le laisser seul ds sa chambre s endormur seul!
    Cela n etait pas arriver depuis longtemps!!

    Merci infiniment de vos conseils et bien sur je partage!!!

  • Jennifer

    Reply Reply 15 décembre 2015

    Bonjour,
    Ma fille de 7 ans a tendance à avoir peur de tout depuis presque 2 ans maintenant (faire du vélo, sauter dans le petit bain,…,des animaux). Or par la volonté de ses frères et d elle même nous venons d acquérir un chiot mais elle en a une peur bleue, dès que l animal s approche elle se met à crier et courir. On ne veut pas qu elle se renferme et nous lui avons même expliquer que si on devait se séparer du chiot autant le faire tout de suite vu que cela ne fait que 3 jrs que nous l avons, mais elle refuse. Elle l aime bien mais refuse tt contact non contrôlé (la caressé seulement si un adulte la tien). Pouvez vous me conseiller sur la façon de faire car nous sommes un peu perdu.
    Merci d avance

  • Samia

    Reply Reply 28 décembre 2015

    Bonjour,
    Merci pour vos articles très instructifs et pratiques.
    Ma fille aura 3ans dans un mois et refuse de s’asseoir sur un pot ou sur la toilette munie d’un réducteur. Si j’essaie de l’asseoir, elle se débat et pleure. Elle est de bonne volonté, elle voudra bien y aller demain…
    Elle est très précoce dans l’acquisition du langage, son vocabulaire est très riche et ses phrases bien construites. Elle sait compter jusqu’à 16 et fait de petits calculs simples grace a sa grande soeur de 6 ans qui joue la maitresse avec elle.
    Malgré ses facilités pour parler, elle ne parvient pas a expliquer pourquoi elle ne veut pas s’asseoir. Elle a dit qu’il y avait des monstres dans la toilette mais j’ai le sentiment qu’elle a dit cela pour que je cesse de la questionner.
    Nous avons essayé l’imitation, les jeux avec ses poupées qu’elle met sur le pot, la valorisation…rien ne fonctionne, elle reste bloquée.
    Comment faire pour débloquer cette situation ? Comment l’aider a passer ce cap et a dépasser sa peur ?
    Elle va a l’école depuis 4 mois et nous avons déjà du quelques remarques même si ce n’est pas la seule de sa classe dans cette situation.
    Merci d’avance pour vos précieux conseils.

  • Aurore

    Reply Reply 20 avril 2016

    Bonjour,
    Mon fils de 3 ans se réveille toutes les nuits en larmes parce qu’il a peur du bruit que fait le vent, du coup il vient nous rejoindre et comme pour beaucoup d’autres, notre vie de couple mais aussi notre sommeil en sont chamboulés.
    J’ai essayé de lui mettre une veilleuse, une petite musique, de lui expliquer mais rien y fait, il ne s’endort que si je suis près de lui et se réveille à nouveau dans la nuit en pleurant.
    Que puis-je faire ? Merci

  • Paul

    Reply Reply 14 juillet 2016

    La peur des monstres existent depuis des siècles, des millénaires donc je ne crois pas que ce sont les écrans, la télé et autres objets « modernes » qui provoquent ces peurs ! Elles font partie de l’être humain et de son inconscient….

  • Suzanne

    Reply Reply 30 novembre 2016

    Bonjour,

    Je découvre ce forum en faisant des recherches sur google par rapport à mon fils de 9 ans.
    Lucas a trés peur de dormir dans sa chambre qu’il partage avec sa seur qui a 19 ans. Donc dés qu’elle est absente au moment du coucher, Lucas fait tout pour dormir dans mon lit (j’ai remarqué qu’i aime beaucoup dormir avec moi). Il ne supporte pas qu’on le laisse seul un seul instant surtout lorsqu’il commence à faire sombre. Dehors en pleine rue, il me tient la main parce qu’il a peur de se faire voler par un inconnu.Il a constamment peur d’être un jour séparé de moi, de sa soeur ou de son papa. Malheureusement son papa et moi sommes divorcés depuis un an du coup il est devenu pire. Lorsqu’il avait 8 mois il y a aussi eu une premiere séparation avec son papa qui ne nous a pas donné de nouvelles pendant au moins 1 an et demi alors je me demande si ses réactions découlent de ces séparations. Enfin j’ai personnelement tout essayé pour le rassurer mais rien n’y fait. Est ce que quelqu’un pourrait m’aider à ce sujet ?
    Je vous en remercie par avance

  • hamid kedadra

    Reply Reply 4 février 2017

    bjr, jai un enfant de 8 ans il a une peur terrible envers ses amis de l ecole e plus il nous parle pas quand il est frapper j aimerais bie avoir une solution d enlever la peur a mon fils merci

  • Angélique Mathieu

    Reply Reply 8 février 2017

    Suzanne, la peut terrible de votre fils est forcément liée à la situation qu’il a vécu avec son papa quand il n’a pas donné de nouvelle pendant 1 an 1/2.

    Le mieux serait de l’emmener voir un psychologue qui l’aiderait à évacuer au fil des mois cette peur qu’il traîne avec lui.

    Car il est bien malheureux de cette situation et c’est un enfant hyper stressé en fait. 🙁

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