5 rituels pour booster la confiance en soi de votre enfant

Cette semaine nous recevons Albain du blog Petit Pousse. Dans cet article il vous propose de découvrir 5 supers rituels pour booster la confiance de vos enfants ! 

Booster la confiance de votre enfant

Paris, 21 heures, la température avoisine les 0 degré. Je suis avec quelques connaissances à une terrasse de café, quand Emma, une amie de longue date commence à me parler de son petit frère de 6 ans. Elle m’explique qu’il manque cruellement de confiance en lui, en présence d’un adulte il n’ose pas s’exprimer et en classe il se montre très discret.

L’histoire de son frère m’a rappelé à quel point, moi aussi, j’étais un enfant timide. Plutôt solitaire, je pouvais rester des heures à lire un bouquin d’aventure dans mon coin. Je passais mon temps avec les deux mêmes personnes dans la cours de récré. Sans doute par peur d’aller parler à de nouvelles personnes.

Mine de rien, ce manque de confiance touche beaucoup d’enfant, mais ce n’est pas une fatalité. Je suis la preuve vivante qu’il est possible de changer : je suis passé d’enfant mal dans sa peau et angoissé, à entrepreneur heureux et libre.

Aujourd’hui j’accompagne des enfants dans leur développement et je les aide à surmonter leurs obstacles. C’est une activité très gratifiante, on se sent vraiment utile. Après 6 mois d’activité en tant que « coach pour enfants », j’ai décidé de vous livrer mes meilleurs conseils pour développer la confiance en soi de votre enfant. Accrochez vous, c’est parti !

Les mythes de la confiance en soi

Il existe 2 idées reçues sur la confiance en soi : la croyance en deux mondes.

Il y aurait d’un côté les gens confiants et de l’autre les non-confiants.

Certains seraient les grands vainqueurs, et les autres d’éternels loosers.

La bonne nouvelle : on ne naît pas confiant ou timide.

La confiance et l’estime de soi se cultivent et se développent plus ou moins rapidement.

Elle peut aussi être situationnelle, personne n’est confiant dans 100% des cas, l’enfant peut se sentir bien avec ses amis, et plus réservé avec la famille, ou vice et versa.

Tout se joue avant 6 ans ?

Certes, la confiance se construit avant cet âge, et c’est une étape importante pour le bon développement de l’enfant.

Mais elle se développe aussi toute notre vie : nous pouvons nous relever après les échecs du passé, et apprendre à mieux-vivre avec soi. Heureusement, il n’y a pas d’âge pour ça !

Autrement dit, même si un enfant manque de confiance avant 6 ans, il a encore toute sa vie pour s’améliorer.

Certains facteurs favorisent un manque de confiance en soi :

Le harcèlement : 1 enfant sur 10 en est victime au collège.
Le harcèlement est le pire ennemie de la confiance en soi, il mène à la phobie scolaire, à la dépression, et dans le pire des cas au suicide.

Si vous avez le moindre soupçons, parlez-en avec le directeur de l’école ou un professeur. C’est important, même si votre enfant est contre, par peur des représailles, ce qui est souvent le cas !

Il existe un numéro vert “NON AU HARCÈLEMENT” pour vous aider : 3020

Un manque de confiance des parents : l’enfant apprend par mimétisme, il va copier vos qualités, mais aussi vos défauts. Apprenez aussi à développer votre confiance, il existe de nombreuses méthodes et thérapies gratuites sur internet.

Le dénigrement des éducateurs : beaucoup pensent que critiquer négativement un enfant lui permettra de changer son comportement. Cela peut marcher, mais pour très peu d’enfants. En général, c’est plutôt l’inverse qui se passe.

La critique négative génère du stress peu favorable à l’évolution d’un comportement.

Les critiques directes des parents : “Tu es nul, incapable, bon à rien” et les humiliations devant les autres sont à éviter. Cela est aussi valable pour les professeurs, qui semblent parfois prendre un malin plaisir à donner leur avis : “Peut mieux faire”, “Ne passera pas en CM2” …

Les comparaisons : “ta soeur elle sait …”, “Quand j’avais ton âge …”

Voilà encore une stratégie peu efficace, qui favorise la culpabilité et le manque de confiance en soi de l’enfant.

L’aider à dépasser son angoisse de l’échec

Il ne veut pas apprendre à lire, refuse de se rendre à l’examen sous prétexte qu’il va échouer. Ce manque de confiance cache souvent la peur de vous décevoir ou d’être rejeté par les autres s’il ne fait pas assez bien. Sachez l’épauler sans attendre trop de lui. Aucun enfant n’aime se trouver en position d’échec mais il arrive que cette appréhension, normale, se transforme en véritable anxiété. Interrogez-vous sur votre attitude par rapport à lui. N’attendez vous pas de votre petit prince qu’il soit toujours bon en classe, très poli, bien habillé. Une pression permanente qui pèse lourd sur ses épaules, impossible d’être toujours parfait. Essayez de ne pas avoir d’exigences excessives, il aura moins peur de vous décevoir s’il se trompe.

Si tous les enfants aiment être valorisés, reconnus, rien n’est pire à assumer que la perfection. Attention à ne pas lui montrer une admiration sans bornes ni à le mettre sur un piédestal, il ne se sentira pas la force d’être toujours au sommet et risque de refuser toute nouvelle expérience s’il pense ne pas être le meilleur.

Dites-lui que l’important c’est de participer. Que votre amour n’est pas soumis à condition, qu’il a le droit de rater, de faire des erreurs. N’hésitez pas à montrer aussi vos faiblesses. Pour lui redonner confiance, laissez-le choisir une activité qui réponde à ses désirs, dans laquelle il se sente valorisé. Il pourra ainsi s’exprimer ou se défouler pour son plaisir et non pour le vôtre. Proposez-lui de dessiner une situation qui l’angoisse. Comme de se retrouver dernier à la course du collège, en lui faisant ensuite modifier son dessin comme il aimerait que ce soit. De cette façon, il extériorise son problème qui devient ensuite moins lourd à porter. Les mots qu’il faut dire et ceux qu’il faut taire.

Ce qu’il faut dire  : Que vous l’aimez tout le temps et non pas seulement quand il fait bien. Que l’important, c’est de participer, pas de réussir à tout prix. S’il vous écrit un poème ou une lettre, montrez lui combien vous êtes fière qu’il ait fait ça tout seul. Inutile de mettre le doigt sur ses fautes d’orthographe.

Ne cherchez pas à le comparer aux autres, à le pousser dans un esprit de compétition. Évitez aussi de vous moquer, même gentiment, de sa timidité, de le forcer à jouer du piano face à des inconnus. Respectez son refus, il a besoin d’être rassuré, non rejeté.

Concernant la peur de l’échec, très présente en France, voici une petite anecdote qui vous fera comprendre la mentalité à adopter : lorsque l’enfant tombe de l’échelle, la maman Française dit : “tu vois, je te l’avais bien dit”, tandis que la maman Américaine dira : “c’est bien tu as essayé, recommence”.

De grands échecs ont fait naître de belles victoires. Si votre enfant échoue à un moment donné, ne lui collez pas l’étiquette “perdant”, au contraire expliquez lui que c’est en tombant que l’on apprend à marcher.

5 rituels pour booster la confiance en soi de votre enfant

Je suis un adepte de la méthode des petits pas, qui consiste à faire de petites actions chaque jour, pour atteindre un objectif lointain. Ma grand-mère me répétait souvent : “un éléphant, ça se mange une bouchée à la fois.”

Et les rituels quotidiens ont le pouvoir de créer de grands changements, en fournissant de petits efforts chaque jour. Voici quelques exercices à pratiquer avec votre enfant. L’idée, ce n’est pas de le forcer, mais plutôt de rendre ces moments amusants et lui donner envie d’y participer.

I) Le journal des réussites

Cet exercice est tellement puissant, que de nombreux adultes et moi-même l’utilisons quotidiennement.

Le but est très simple : prenez un carnet et notez y le nom de votre enfant.

Tous les jours, au même moment de préférence, (avant de se coucher, après le repas …) vous allez noter avec votre enfant 3 choses qu’il est content de posséder, exemples : une chambre pour lui tout seul, des amis super sympas, une maman qui l’aime, un ballon neuf …). En gros, 3 choses pour lesquelles il a de la gratitude.

Ensuite demandez lui de noter 3 “petites réussites” de sa journée, par exemple : marquer à la récré, acheter le pain tout seul, avoir une bonne note, débarrasser la table …

Vous voyez l’idée ? De récentes études ont montré que la gratitude est une émotion positive très puissante, capable d’augmenter le niveau de bonheur très rapidement. Cet exercice lui donnera confiance en lui, mais en plus, lui permettra d’être plus heureux.

Booster la confiance de votre enfant

II) Dessiner une situation idéale

Souvent, votre enfant a des challenges à relever, ce peut-être une poésie à réciter en classe, un contrôle, une compétition sportive. Certains enfants vivront très bien ces moments, d’autres seront angoissés.

Si votre enfant manque de confiance en lui, il se peut qu’il s’imagine le pire, et se voie déjà échouer. Cet exercice permet de positiver les challenges et de prendre du recul.

Demandez à votre enfant de dessiner la situation qu’il va vivre. Reprenons notre exemple pour une poésie à réciter. Il va dessiner sa classe, son professeur, le tableau etc. Puis ensuite demandez lui de décrire la situation idéale qui pourrait se produire. Une bonne note ? Des compliments de ses camarades ? Que ressent-il sur le moment, quelle posture prend-il ? Imaginer les détails va lui permettre de se projeter dans la situation et se donner un maximum de chance de la vivre.

Si vous jugez cela nécessaire, vous pouvez aussi lui demander d’imaginer le pire. Bien souvent, votre enfant aura beaucoup à gagner et très peu à perdre.

Rassurez-le sur ses craintes.

III) Faire de l’auto-suggestion

Émile Coué, un pharmacien et psychologue, a découvert que ses patients se rétablissaient plus vite lorsqu’il ajouté “bon rétablissement sur ses ordonnances”.

De cette découverte, il inventa une méthode basée sur l’autosuggestion : à condition de se répéter une chose suffisamment, on finit par la croire et elle devient vraie. C’est une variante de l’effet placebo.

Comment l’utiliser avec votre enfant ? Tous les matins, devant la glace par exemple, demandez à votre enfant de se complimenter et de répéter une dizaine de fois : “Jour après jour, je deviens de plus en plus confiant et heureux”. Vous pouvez être sceptique, mais faites le test 15 jours, vous pourrez juger des résultats ensuite.

IV) Méditation et relaxation

La méditation n’a rien d’ésotérique, sa forme la plus simple consiste à fermer les yeux, se détendre et se focaliser sur sa respiration. Si vous vous mettez à penser, ce n’est pas grave, il faut simplement en avoir conscience, puis revenir doucement dans le moment présent.

Vous pouvez simplifier l’exercice avec votre enfant : par exemple avant de dormir, demandez-lui de compter ses respirations et de respirer profondément.

Ajoutez une musique relaxante pour le calmer, 5 minutes par jour suffisent pour voir de vrais changements.

Votre enfant sera plus calme au moment de se coucher et plus concentré durant ses activités quotidiennes.

Booster la confiance de votre enfant

V) Sport ou activité collective

Faire du sport, c’est intégrer une équipe, partager des moments forts, être mieux dans son corps et dépenser son énergie. Étant enfant, le sport m’a beaucoup aidé à aller vers les autres et prendre confiance en moi.

Ce n’est pas les options qui manquent : foot, ping-pong, volley, karaté … Demandez à votre enfant ce qu’il voudrait expérimenter cette année.

A cet âge-là, les goûts évoluent rapidement, ne soyez pas frustré de le voir changer d’activité chaque année, il fait ses propres expériences et se donne le temps d’explorer, c’est une bonne chose.

Nous voilà arrivé à la fin de cet article, j’espère qu’il vous aura apporté des solutions concrètes à mettre en place pour développer la confiance en soi de votre enfant.

Juste avant de vous quitter j’ai un petit cadeau pour vous, vous pouvez télécharger gratuitement notre guide « 9 comportements néfastes à supprimer avec son enfant » en cliquant juste ici.

Merci à Camille et Olivier d’avoir publié mon article sur leur blog.

A bientôt !

Albain de Petit Pousse

 

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2 Comments

  • Sonia

    Reply Reply 2 février 2017

    Bonjour,
    merci pour ces conseils, voici un petit feedback de ma vie de parent :

    Dire à mes deux grands garçons (10 et 13 ans) de se complimenter (devant la glace), ne marche pas, ils trouvent ça « ridicule » (probablement parce qu’ils sont déjà grands).

    Par contre, j’ai déjà remarqué qu’ils m’imitaient énormément. Du coup, je veille à l’exprimer quand je suis contente de moi. A pluieurs reprises, je les ai déjà entendu faire de même 🙂

    Autre chose qu’ils adorent : tous les samedis, chacun à tour de rôle cuisine le repas pour toute la famille. Ils décident le menu et achètent les ingrédients (avec notre aide). Contents d’être le chef cuisinier, ils prennent confiance en leur capacité.

    Sonia

  • Alexandre

    Reply Reply 3 février 2017

    Très bon article, merci!

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