Comment apprendre à vos enfants à jouer aux échecs ?

Cette semaine nous recevons Pierre Petitcunot du site Apprendre les échecs ! Nous avons adoré sa vision de ce jeu aux bénéfices multiples pour nos enfants !

Un très bon moyen de remettre l’intelligence au centre de notre monde, d’aider les enfants à réfléchir par eux-mêmes, à ré-apprendre la concentration et à développer leur mémoire et leur confiance !

Développer la confiance en soi et la créativité des enfants grâce au jeu d’échecs

Jouer aux échecs a tendance à effacer les différences. Devant un échiquier, la plupart des handicaps ne rentrent plus en compte. C’est le meilleur stratège, le plus habile, le plus créateur, le plus compétiteur qui gagne, pas nécessairement le plus grand, le plus costaud, ou celui qui court le plus vite …

Pour les enfants qui manquent cruellement de confiance en eux, nous avons repéré que les petites victoires avaient de grands bénéfices sur leur confiance. Certains enfants révèlent aussi une véritable capacité créatrice ! En effet, pour trouver la solution à un exercice d’échecs, il ne s’agit pas simplement de calculer plus vite, ou de mettre en application des concepts appris à l’école. Il faut au contraire, comprendre les règles et imaginer, créer, essayer, se tromper, recommencer… jusqu’à trouver.

À ce jeu, parfois, on voit des personnes se révéler avoir un niveau de créativité hors du commun.

Effacer les différences avec le jeu d’échecs

Le jeu d’échecs comme vecteur d’intégration ? Ce jeu aurait le pouvoir d’effacer les différences ? Oui, c’est bien notre propos, et si vous n’avez jamais joué aux échecs, il peut effectivement être difficile pour vous d’imaginer qu’un enfant de 6 ans peut battre à plate couture un adulte ayant fait des études d’ingénieur. Et pourtant, des exemples comme celui-là, les tournois d’échecs en sont remplis !

De quelles différences parle-t-on ?

Un enfant bat un adulte,  différence d’âge. Un petit qui court lentement bat un grand costaud qui court vite, différence d’aptitude physique. Un dernier de la classe qui bat un chouchou de la maitresse (Clotaire qui envoie au tapis Agnan dans « Le petit Nicolas »), différence d’aptitudes scolaires. Un non-voyant qui bat un voyant,  handicap visuel. Un unijambiste qui bat monsieur tout le monde, handicap physique. Des exemples comme ceux-ci (même le non voyant), le monde du jeu d’échecs peut vous en servir des centaines de milliers. Ainsi, les échecs permettent d’effacer les différences et pas les moindres.

Lorsque vous vous retrouvez devant votre adversaire, avant le premier coup, que vous ne le connaissez pas, pas la peine de regarder comment il est habillé, ou l’épaisseur de ses lunettes, ou comment il se déplace ! Ce n’est pas là que cela va se jouer. Cela se joue dans ses capacités échiquéennes et nulle part ailleurs. Celles-ci ne sont visibles qu’en regardant son classement, ou ses parties précédemment jouées, pas en le dévisageant !

Les petites victoires : Le boost de confiance en soi

Un enfant qui est continuellement mis en difficulté par un apprentissage scolaire de rabâchage peut voir dans ses notes basses et ses contre-performances répétitives un message clair : « T’es nul ». Mais non cet enfant n’est pas nul ! La manière d’enseigner, son attention, son envie ne forment pas l’osmose qui lui permettrait d’être bon. Mais il peut se révéler excellent dans d’autres domaines tels que le sport. Tout le monde a le souvenir dans son enfance d’un mauvais élève qui était très bon en sport, un peu bagarreur. C’était sa manière à lui d’être bon, d’avoir ses petites victoires pour se forger sa « confiance en soi »

Aux échecs, il n’est pas nécessaire d’être bagarreur ou bon en sport, il faut juste connaitre les règles et jouer. Alors vous nous direz, quand on débute on a plus de grandes défaites que de petites victoires. Oui vous avez raison si vous jouez des parties directement avec un adversaire plus fort. Mais ça n’est pas le cas si vous vous entrainez à trouver le meilleur coup soit pour faire « Echec et Mat » soit pour gagner une pièce. Cet entrainement peut être très créatif et un même coup peut avoir plusieurs logiques différentes. Faites expliquer à votre élève, votre enfant, votre ami, pourquoi il a choisi ce coup. Les explications sont toujours très intéressantes ! Et lorsque le coup se révèle être le meilleur ou réellement faire échec et mat, vous verrez dans leurs yeux se dessiner les premières marches de la « confiance en soi ».

La créativité aux échecs : Recherche de solutions

La créativité aux échecs ? Vous connaissez l’expression : « Think out of the box », nous la traduisons par « Réfléchis en dehors des sentiers battus » ? À quoi pensez-vous ? À des marginaux en dehors de la société ? À des artistes incompris ? Oui, vous pouvez, mais nous on pense au « Design Thinking », aux nouvelles méthodes de créativité utilisées en entreprise, aux ruptures technologiques, ou aux ruptures de marché. Comment ses innovations, qui révolutionnent tout ce qui était connu jusqu’à présent, ont été pensées pour la première fois ? Il existe beaucoup de littérature sur ce sujet, le cas de Ikea ou de Zara dans le monde du commerce, le cas Ryanair pour le transport aérien mais aussi plus loin, Fosburry qui pour la première fois a sauté en hauteur le dos à la barre … Qu’est-ce que toutes ces ruptures ont en commun ? Oui, vous avez lu le titre, vous avez tout compris : LA CRÉATIVITÉ.

 

Comment crée-t-on la créativité ? Le brainstorming

En entreprise, il y a le brainstorming, moment « en dehors des sentiers battus » où une équipe se voit poser une question et doit mettre une idée de réponse par post-it, quel que soit l’incongruité de la réponse, de l’idée. C’est le principe, on ose tout ! Personne n’a le droit de contredire une idée par post-it le temps de la « tempête de cerveau ». Mais ensuite, c’est ici que commence la créativité. En effet, on regroupe les post-it par thème et on tente de corréler certains thèmes et idées entre elles. Et là jaillit la vraie créativité, celle qui n’a pas de limite, encouragé par le maitre de la réunion (le manager ou le consultant ou n’importe quel autre leader) qui sanctionne les remarques négatives et développe les rebonds d’idées avec des « oui, et … »

Aux échecs, il y a beaucoup d’analogies lorsqu’on est devant une position donnée où il faut trouver le meilleur coup. On doit pouvoir être créatif dans un premier temps, sans contrainte, laisser aller son esprit suivre l’idée jusqu’au bout pour ensuite décider si elle est valable ou pas. Rien de pire qu’un ami qui « tue l’idée dans l’œuf » par un « pff, ça marchera jamais … », ceux-là sont à éviter, ils n’aident pas à la créativité. Parfois le meilleur coup est évident, parfois l’évidence est trompeuse, parfois un coup très étrange à première vue se révèle génial. Il faut suivre son instinct et se faire confiance. Le jugement de la position intervient à la fin de la phase de créativité.

La petite voix du fond

Dans une classe, dans un cours d’échecs, ou bien encore avec notre programme d’entraînement, des positions sont montrées à un ensemble de personne (une équipe) et le brainstorming commence. Chacun exprime ses idées, les argumente par la suite, et collectivement on trouve notre meilleure solution, notre meilleur coup. Parfois c’est une petite voix au fond du groupe qui émettra la meilleure idée. Personne ne le comprendra au départ, et puis petit à petit, se dessinera la logique derrière cette proposition, et le groupe verra cette petite voix d’une autre manière la prochaine fois. Le développement de la confiance en soi par la créativité aux échecs est une réalité, faites le test !

Comment apprendre à jouer aux échecs à un enfant ?

Ne pas introduire toutes les pièces en même temps !

Personnellement, à chaque fois que je fais une partie avec l’une de mes filles, je commence par une bataille de pions. En effet, maîtriser le mouvement du pion est très important pour progresser aux échecs.

Placez les pions sur leur position de départ :

Les blancs commencent, les joueurs jouent chacun leur tour et le premier à mener un pion au bout de l’échiquier a gagné.

Ensuite, ajoutez une pièce, par exemple une tour. La règle change un peu : le premier qui mène un pion au bout de l’échiquier ou qui capture tous les pions adverses a gagné. Ainsi, vous pouvez introduire petit à petit toutes les pièces du jeu en terminant par le cavalier qui est la pièce la moins aisée à maîtriser.

 

Notre programme d’entraînement

Nous avons réuni un collectif d’experts (joueurs professionnels, éducateurs, professeur, coach mental) pour créer un programme complet de vidéos gratuites pour apprendre à jouer aux échecs et progresser : http://www.apprendre-les-echecs-24h.com/

Nous avons tenu compte de notre propre expérience en tant que joueurs d’échecs, entraineurs d’échecs pour les jeunes et enfin parents, pour construire un programme d’entraînement alternant vidéos courtes et fiches d’exercices soigneusement corrigées.

Inscrivez-vous sur http://www.apprendre-les-echecs-24h.com pour apprendre à jouer aux échecs et obtenir un programme d’entraînement gratuit. Vous trouverez également beaucoup de petits jeux pour apprendre à jouer aux enfants sur le blog associé au site à la page parent-enfant.

 

Bon amusement !

 

 

 

 

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